Page:Vivien - Cendres et poussieres 1902.djvu/51

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PROPHÉTIE


Tes cheveux aux blonds verts s’imprègnent d’émeraude
Sous le ciel pareil aux feuillages clairs.
L’odeur des pavots se répand et rôde
Ainsi qu’un soupir mourant dans les airs.
Les yeux attachés sur ton fin sourire,
J’admire son art et sa cruauté,
Mais la vision des ans me déchire,
Et, prophétiquement, je pleure ta beauté !