Page:Vivien - Cendres et poussieres 1902.djvu/79

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VELLÉITÉ


Dénoue enfin tes bras fiévreux, ô ma Maîtresse !
Délivre-moi du joug de ton baiser amer,
Et, loin de ton parfum dont l’opulence oppresse,
Laisse-moi respirer les souffles de la mer.

Loin des langueurs du lit, de l’ombre de l’alcôve,
J’aspirerai le sel du vent et l’âcreté
Des algues, et j’irai vers la profondeur fauve,
Pâle de solitude, ivre de chasteté !