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CENDRES ET POUSSIÈRES


L’herbe est pourpre et semblable à des champs de combats
Sous le rouge d’un ciel aux tons de cornaline,
Et le sang de la fleur assombrit la colline.
Le soleil pitoyable agonise là-bas.

Sans aspirer la paix des divines campagnes,
Je songe avec ferveur, et mon cœur inquiet
Porte le léger deuil et le léger regret
De la muette mort des fleurs sur les montagnes.