Page:Vivien - Cendres et poussieres 1902.djvu/95

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LOCUSTA


Nul n’a mêlé ses pleurs au souffle de ma bouche,
Nul sanglot n’a troublé l’ivresse de ma couche,
J’épargne à mes amants les rancœurs de l’amour.

J’écarte de leur front la brûlure du jour,
J’éloigne le matin de leurs paupières closes,
Ils ne contemplent pas la ruine des roses.

Seule, je sais donner des nuits sans lendemains.