Page:Vivien - La Vénus des aveugles, 1904.djvu/30

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.

AFTERGLOW



Je poursuis mon chemin vers le havre inconnu.
Les Femmes de Désir ont blessé mon cœur nu.

Obéissant au cri de leurs sourdes colères,
Elles ont arraché mes prunelles trop claires.

Quand je m’épouvantais d’avoir perdu la foi,
Elles ont ri de voir mes grimaces d’effroi.

Des frivoles frissons de leur inquiétude
Elles ont outragé l’ombre et la solitude,