Page:Voltaire - Œuvres complètes Garnier tome2.djvu/367

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A(.TK II. SCKM- ; V. : U7

BKLTLS.

Il a lait son devoir.

MESS Al. \.

VA Roino cill lail le sion Kii l’ciidaiil plus (riioiineurs à ce dicr citojcii.

BKLTLS.

\oii, non : le consulat n’est point lail ponr son àgc ; J’ai inoi-mêine à mon fils refusé mon suflrage. Croyez-moi, le succès de son and)ition Serait le prenuer pas vers la corruption. Le prix de la \(’rtn sei’ait iK’iv’ditaire : ’ Bieidôt riiidif^iie lils du plus vertueux père, Trop assuré d’un rang d’autant moins mérité, L’attendrait dans le luxe et dans l’oisiveté : Le dernier des Tarquins en est la preuve insigne. Qui naquit dans la pourpre en est rarement digne. \ous préservent les cieux d’un si funeste abus. Berceau de la mollesse et tombeau des vertus 1 Si vous aimez mon fils, je me plais à le croire. Représentez-lui mieux sa véritable gloire : Étouffez dans son cœur un orgueil insensé : C’est en servant l’État qu’il est récompensé. De toutes les vertus mon fils doit un exemple : C’est l’appui des Romains que dans lui je contemple ; Plus il a fait pour eux, plus j’exige aujourd’hui. Connaissez à mes vœux l’amour que j’ai pour lui : Tempérez cette ardeur de l’esprit d’un jeune homme : Le flatter, c’est le perdre, et c’est outrager Rome.

MESS.VL.V.

Je me bornais, seigneur, à le suivre aux combats ; J’imitais sa valeur, et ne l’instruisais pas. J’ai peu d’autorité ; mais s’il daigne me croire, Rome verra bientôt comme il chérit la gloire.

BRUTLS.

Allez donc, et jamais n’encensez ses erreurs : "Si je bais les tyrans, je hais plus les flatteurs.

SCÈNE Y.

MESS AL A.

11 n’est point de tyran plus dur, plus haïssable,