Page:Voltaire - Œuvres complètes Garnier tome26.djvu/125

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


LES HONNETETES

LITTÉRAIRES^

��1767

��On a déjà dit - qu'il est ridicule de défendre sa prose et ses vers, quand ce ne sont que des vers et de la prose ; en fait d'ou- vrages de goût, il faut faire, et ensuite se taire.

Térence se plaint, dans ses prologues^, d'un vieux poëte qui suscitait des cabales contre lui, qui tâchait d'empêcher qu'on ne jouât ses pièces, ou de les faire siffler quand on les jouait. Térence avait tort, ou je me trompe. Il devait, comme l'a dit César*, joindre plus de chaleur et plus de comique au naturel charmant

��1. Les Honnêtetés littéraires aont du mois d'avril 17G7, car il en est fait men- tion dans la lettre de d'Alembert, du 4 mai.

Les Honnêtetés littéraires sont au nombre de vingt-six, et sont suivies d'une Lettre à V auteur ; le tout est de Voltaire.

Dans les éditions de Kehl et dans toutes les réimpressions faites jusqu'à ce jour, on trouve une vingt-septième honnêteté : ce n'est autre chose que le seizième des Fragments sur VHistoire générale, publiés, en 1773, à la suite de la seconde partie des Fragments sur Vlnde, et que je reporte à sa place.

Agir autrement serait commettre un anachronisme, car le morceau que je transpose est sur les Trois Siècles de Sabatier de Castres, ouvrage qui ne vit le jour qu'en 1772. (B.)

2. Dans le Discours préliminaire, en tête d'Alzire, tome II du Théâtre; et dans \\\ppel au public ; voyez tome XXV, page 585.

3. Andrienne, prolog., G-7.

•1. Tu quoque in summis, o dimidiato Menander,

Poneris, et morito, puri sermonis amator, Lenibus atque utinam scriptis adjuiicta foret vis Coniica, ut œquato virtus polloret honore Cum Grœcis, neque in hac despcctus parte jaceres? Unum hoc maceror et doleo tibi déesse, Teren

Ces vers sont attribués à César, dans une Vie de Térence qu'on attribue à Donat ou à Suétone. (B.)

�� �