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LA PROPHÉTIE

DE LA SORBONNE'

DE l'an 1530,

TIRÉE DES MANUSCRITS DE M. BALLZE, TOME PREMIER, PAGE 117.

(1767^)

��An prima mensis^ tu boiras D'assez mauvais vin largement. En mauvais latin parleras Et en français pareillement. Pour et contre clabauderas Sur l'un et l'autre Testament. Vingt fois de parti changeras Pour quelques écus seulement \ Henri Quatre tu maudiras Quatre fois solennellement ^

��i. Cette Prophétie a beau être rimée, je n'ai pu me décider à la mettre dans les Poésies, où j'ai cependant placé plusieurs pièces triviales contre Pompi- gnan. (B.)

2. Quoique la censure contre Bélisaire eût été décidée suivant la conclusion thcologique du 26 juin 1767, la Sorbonne, fort embarrassée de la rédaction de cette censure, ne la publia réellement que dans les premiers jours de décembre suivant, après l'avoir réduite à environ 140 pages. Cette facétie rimée fut com- posée quelques jours après le prima mensis de ce mois de décembre. (Cl.)

3. Sur ce mot, voyez la note 4 de la page 169.

4. On a encore, à Londres, les quittances des docteurs de Sorbonne, consultés le 2 juillet en 1530, sur le divorce de Henri VIII, par Thomas Krouk, agent de ce tyran, qui délivra l'argent aux docteurs. {Note de Voltaire.)

5. Il y eut quatre principaux libelles de la Sorbonne, appelés décrets, qui méri- taient le dernier supplice. Le plus violent est du 7 mai 1590. On y déclare excom- munié et damné le grand Henri IV, ainsi que tous ses sujets fidèles. {Id.)

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