Page:Von Kotzebue - Souvenirs de Paris en 1804, tome 1.djvu/39

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20 SOUVENIRS lieu du monde il doit passer sa vie pour dérober de temps en temps une heure à ses chagrins, et qu’un homme entièrement heureux me consulte sur le séjour qu’il doit choisir pour couronner gaiement chaque jour de sa vie, je nommerai à tous deux Heidelberg. Un site romantique, un climat tempéré, de bonnes gens, point de contrainte, des habitations commodes, une nourriture abondante et à peu de frais (I), quels avantages ! et cependant ce n’est pas tout : Heidelberg est placee dans le voisinage de plusieurs grandes villes et de plusieurs petites fort agréables. Le malheureux n’aime pas à vivre seul avec ses chagrins, c’est cependant ce qu’il commence par désirér. Il se promène sur les bords rians du Necker, ou il parcourt, sur les montagnes voisines, les ruines majestueuses de quelque forteresse antique ; ou il fait quelques petites excursions jus- (I) Une nourriture abondante et à peu de frais. Le bon pays ! C’est vraiment le paradis terrestre pour M. Kutzebue.