Page:Von Moltke - La Guerre de 1870.djvu/231

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· COMBAT DE COULMIERS. 223 un mouvement offensif contre le flanc gauche de l’adver- saire, si celui-ci, comme tout semblait l’indiquer, étendait son attaque principale au delà du ruisseau de la Mauve. A cet effet, la cavalerie de l’aile droite aussi reçut l‘ordre de se rapprocber de Coulmiers. Mais les Francais disposaient d’une supériorité numé- rique telle, qu’ils purent s’étendre bien plus à gauche pour attaquer les Bavarois. Tandis que le général d’Aurelle retenait ceux—ci, avec le 15* corps, au sud de la route d’Ouzouer à Orléans, le général Chanzy fit avancer la divi- sion Barry contre leur centre, et plus au nord la division Jauréguiberry contre leur aile droite; le général Reyau enfin, avec ses masses de cavalerie, prit la direction de Patay, menaçant de la sorte de couper aux Bavarois la retraite sur Paris. Cette marche en avant du 16* corps francais contraignit le général von der Tann à porter, dès le commencement du combat, sa 2* brigade, qui devait constituer sa réserve, au nord, dans la direction de Champs, afin de prolonger son aile droite. La 4* brigade de cavalerie l’y suivit. Les cuirassiers bavarois quittant Saint-Péravy, conformément à l’ordre qui leur avait été donné, pour marcher au sud, rencontrèrent à. ll heures déjà. la cavalerie du généra Beyau; celui-ci se contenta de les faire canonner. Dans l’intervalle, les troupes bavaroises placées aux avant-lignes, avaient dû, après une vive résistance, plier devant un ennemi supérieur en nombre. Après que les bat- teries à cheval eurent, pendant un temps assez long, empêché l’ennemi de progresser, le ·l" bataillon de chas- seurs à pied se retira de Baccon sur la Rivière, ou il fut recueilli par le 2*. Mais bientôt celui-ci se trouva à son tour dans une situation des plus critiques. La division