Page:Von Moltke - La Guerre de 1870.djvu/250

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242 — l LA GUERRE DE 1870. comme nous le verrons dans la suite du récit, le 30 novem- bre, les troupes sortant de Paris avaient réussi à. occuper, pour un temps fort court, le village d’Épinay, compris dans la partie nord de la ligne d’investissement, et à Tours l’on s’imagina, sans approfondir les choses, qu’il était question d’Épinay, au sud de Longjumeau et que rien ne s’opposerait à ce que l’armée d’0rléans opéràt sa jonction avec celle de Paris. Le corps franc de Cathe- lineau reçut la mission d’occuper la foret de Fontaine- bleau, en déployant la plus grande célérité possible et l’on annonça au pays tout entier que les Allemands allaient ètre anéantis. Mais les têtes de colonnes de l’armée d’0rléans n’avaient fait qu’une demi—journée de marche dans la direction de Paris et il fallait continuer la conversion à droite de l’aile gauche. En conséquence, le 16* corps fut invité a faire son possible pour atteindre, le 2 décembre, la ligne Allaines· Toury, tandis que le 17° suivrait et que le 15* viendrait se ranger a sa droite, de Chilleurs, par Artenay. Informé que l’ennemi portait en avant des masses considérables, le grand-duc résolut de lui barrer le passage avec toutes les forces de sa subdivision d’armee. Les ordres voulus par- vinrent a S heures du matin aux divisions, réunies àleurs places de ralliement. Le corps bavarois fut invité aprendre position en face de Loigny, l’aile gauche s’appuyant à Chateau-Goury, la 17° division devait immédiatement marcher de Santilly à Lumeau, la ‘22° de Tivernon à Bai- gneaux. La cavalerie avait pour mission de couvrir les deux ailes.