Page:Von Moltke - La Guerre de 1870.djvu/415

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BATAILLE DE LA LISAINE. 107 qu’on tranchàt cette question: Faut-il ou ne faut—i1 pas continuer à couvrir le siège de Belfort? Au grand quartier général, on se disait que tout mouve- ment de recul du XIV° corps aurait pour conséquence im- médiate la levée du siège et la perte du matériel très con- sidérable qui se trouvait devant la place, qu’on ne savait pas d’avance ou s’arrêterait ce mouvement de retraite et qu’il ne pourrait que retarder _l’action de l’armée du gé- néral de Manteuffel s’avanç ant ai marches forcées. En con- séquence, le général de Werder reçut le 15 janvier a 3 heures l’ordre formel d’accepter la bataille en avant de Belfort Comme de juste, on lui déclarait qu’i1 n’aurait pas a assu- mer la responsabilité morale des conséquences qu’entraî- nerait une _issue peut—ètre malheureuse de la lutte qu’il allait engager. Mais avant que cet ordre lui fût parvenu, le général avait, de sa propre initiative, pris les disposi- tions qui y étaient conformes. BATAILLE DE LA LlSAINE‘ 15ja.nv1er. -—Le 15 janvier de grand matin, le 15° corps français porta en avant sur Montbéliard deux de ses divi- sions renforcées par de l’a1·tillerie, tandis que la 3° suivait pour servir de réserve. Pendant longtemps les bataillons de Landwehr de la Prusse orientale, occupant une position avancée à la ferme du Mont-Chevis et a Sainte-Suzanne, s’y maintinrent; ils prirent eux-mêmes Poffensive et refoule- rent les têtes de colonnes de l’ennemi jusqu’au ruisseau du Rupt. Mais celui-ci ayant, dans l’après·dînée, déployé des L Ou d’Héric0urt. (N. du T.)