Page:Voyage à travers l’Impossible.djvu/37

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Ox : J’ai promis en ton nom à tes nouveaux sujets que l’œuvre d’Atlas serait accomplie par toi.

Éva : Qu’osez-vous dire ?

Ox : Je dis… je dis au peuple de l’Atlantide que votre roi réalisera cette grande tentative déjà avortée… Atlas fut dit-on foudroyé… Mais à votre Jupiter, il opposera, lui, une foudre nouvelle créée par le génie de l’homme, et porté par cette foudre même que lancera dans l’espace le bronze ou l’acier, il traversera l’infini, et s’élèvera jusqu’au jour céleste !

Georges (délirant) : Oui, il sera fait ainsi !

Éva : Hélas ! tout est perdu !

Tous : Gloire à lui ! gloire au fils d’Hatteras !

Volsius : Ne désespérez pas, ce rêve va bientôt s’évanouir et avec la réalité, sa raison renaîtra, mais pour la dernière fois peut-être…

Georges : Après les entrailles de la terre, et les profondeurs de l’Océan, l’espace, l’infini, le Ciel !

(Des cavaliers amènent un cheval sur lequel monte Georges et tous deux, au milieu des fanfares, sont élevés en l’air sur un pavois richement tapissé.)

Tous : Évohé ! Évohé !

Rideau

FIN DU IIe ACTE