Page:Waite, Devil-Worship in France, 1896.djvu/185

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Thomas, à qui on commanda de piétiner tous les sentiments d’affection paternelle et de confier l’enfant à la charge d’une tribu d’Indiens adorateurs du feu. Il ne semble pas avoir fait de procès pour le rétablissement des droits conjugaux, et a joyeusement cédé l’hybride à une famille de Lenni-Lennaps, avec son portrait en médaillon dessiné par un artiste du royaume du diable, afin que, selon la méthode courante chez les romanciers, la fille puisse reconnaître son père. Thomas Vaughan repartit en Europe, mettant le large océan entre lui et le lieu de son mariage, il n’a jamais rendu visite à sa fille qui, malgré son origine miraculeuse, ne semble pas s’être distinguée d’aucune manière, à ce stade de l’histoire du moins.

Mlle Vaughan dit que tous les Mages Élus n’acceptent pas cette légende du sang royal, et elle admet ses propres doutes après sa conversion. Pour être tout à fait honnête, je préfère le récit de la naissance de Gargantua, mais cette histoire convenait à Mlle Vaughan jusqu’à l’âge de trente ans, tout comme à son père et son grand-père avant elle,