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CHARLES BAUDELAIRE





Bibliographie. — Salon de 1845 (1845) ; — Salon de 1846 (1846) ; — Les Fleurs du mal, poésies (1857) ; — Etude sur Théophile Gautier (1859) ; — La Morale du joujou, compte rendu du Salon de 1859 (1859) ; — Les Fleurs du mal, édition augmentée de beaucoup de poèmes et diminuée des pièces : Lesbos, Femmes damnées, Le Léthé, A celle qui est trop gaie, Les Bijoux, Les Métamorphoses du vampire (1861) ; — Les Paradis artificiels (1861) ; — Histoires extraordinaires ; Nouvelles Histoires extraordinaires ; Aventures d’Arthur Gorden Pym ; Eureka ; Histoires grotesques et sérieuses, œuvres traduites d’Edgar Poë, par Charles Baudelaire (1875) ; — Œuvres posthumes et Correspondance, rassemblées par M. Eugène Crépet et contenant : des fragments des Préfaces des Fleurs du mal ; les scénarios de deux drames : Le Marquis du 1er Houzards, La Fin de Don Juan, Notes sur la Belgique, Fusées et Mon Cœur mis à nu, et divers documents sur sa maladie, sa mort et sa succession (1887) ; — Œuvres complètes (édition définitive) : Les Fleurs du mal ; Curiosités esthétiques ; L’Art romantique ; Petits poèmes en prose (1890).

Les œuvres de Charles Baudelaire ont été publiées par Calmann-Lévy.

Charles Baudelaire a collaboré au Corsaire, à l’Artiste, au Salut public, au Pays, à la Revue des Deux-Mondes, au Parnasse, etc.

Charles-Pierre Baudelaire, né à Paris le 9 avril 1821, mort dans la même ville le 31 août 1867, fut, comme Théophile Gautier, partisan de la théorie de l’art pour l’art. « Fils d’un peintre amateur attaché a l’administration du Sénat, il perdit son père de bonne heure, et sa mère se remaria au colonel Aupick, plus tard maréchal de camp et ambassadeur de France à Constantinople, à Londres et à Madrid. Baudelaire commença au collège de Lyon des études qu’il acheva en 1839 au Lycée Louis-le-Grand et, malgré la volonté de ses parents, refusa de tenter toute carrière autre que la littérature. Pour essayer de vaincre sa résistance, il fut, par décision de son conseil de famille, embarqué sur un navire marchand qui faisait voile pour Calcutta, mais qu’il n’accompagna pas jusqu’à sa destination. Il revint