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CHARLES FRÉMINE





Bibliographie. — Prose : Armand Lebailly, en collaboration avec Aristide Frémine (Fischbacher, Paris) ; — Les Français dans les îles de la Manche, en collaboration avec Aristide Frémine ; — La Chanson du Pays, avec dessins de l’auteur (Jouvet, Paris) ; — Poèmes et Récits ; — Au pays de Millet, avec dessins de l’auteur (Lemerre, Paris) ; — Le Roi des Ecrehou (Dentu, Paris). — Vers : Floréal (Lemerre, Paris, 1869) ; — Vieux Airs et Jeunes Chansons (Lemerre, Paris, 1884) ; — Bouquet d’automne (1890) ; — Poésies [choix] (Ollendorff, Paris, 1900).

M. Charles Frémine a collaboré à l’Illustration, au Journal Officiel, aux Annales Politiques et Littéraires, à la Revue Hebdomadaire, etc. Il était rédacteur au Rappel depuis 1882.

Né à Villedieu, dans la presqu’île du Cotentin, le 3 mai 1841, M. Charles Frémine a eu pour illustres compatriotes J.-F. Millet et J. Barbey d’Aurevilly. Ayant, comme eux, l’amour du terroir, et convaincu, avec Michelet, que « la pierre du foyer est la base de tout », il s’est toujours montré partisan de la décentralisation en littérature.

C’est un poète et un vrai. Il chante surtout la Normandie. « Ses vers, dit Auguste Vacquorie, sont pris sur le vif de la vie et de la nature, vécus et vus. Ils ont la chaleur pénétrante de la sincérité. Par moments, avec lui, il semble qu’on se promène sous des pommiers en fleur et qu’une brise tiède fait pleuvoir sur nous ce que Victor Hugo a si admirablement appelé la « neige odorante du printemps [1]. »



  1. Au dernier moment, nous apprenons la triste nouvelle de la mort de M. Charles Frémine, qui vient de se suicider dans l’appartement qu’il occupait depuis de longues années à Paris, 106, rue d’Assas. M. Charles Frémine, qui souffrait d’un cancer, devait être conduit dans une maison de santé pour y subir une opération. Les médecins avaient peu d’espoir dans la guérison de leur malade, qui n’aurait pu respirer, désormais, qu’avec une canule à demeure dans le larynx. M. Frémine a préféré la mort à cette triste existence et s’est logé dans la tête une balle de revolver. (Juin 1906.)