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JULES BRETON





Bibliographie. — Poésie : Les Champs et la Mer, poèmes (Alphonse Lemerre, Paris, 1875) ; — Jeanne, poème couronné par l’Académie française (Charpentier, Paris, 1880) ; — Œuvres poétiques [1867-1886] : Les Champs et la Mer ; Jeanne (Alphonse Lemerre, Paris, 1887). — Prose : La Vie d’un Artiste (Alphonse Lemerre, Paris, 1890) ; — Un Peintre paysan (Alphonse Lemerre, Paris, 1896) ; — Savarette, roman (Alphonse Lemerre, Paris, 1898) ; — Nos Peintres du siècle (Société d’édition artistique, Paris, 1900) ; — Delphine Bernard, biographie (Alphonse Lemerre, Paris, 1902).

En préparation : La Peinture.

M. Jules Breton a collaboré aux deux derniers Parnasses et à de nombreux journaux périodiques.

M. Jules Breton (Jules-Adolphe-Aimé-Louis), né à Courrières (Pas-de-Calais, Artois) le 1er mai 1827, un des maîtres de la peinture moderne, a longtemps ignoré le poète qu’absorbait en lui l’opiniâtre travail du peintre. « Cependant il adorait la poésie, et il faisait de loin en loin, sur son domaine, de très rares tentatives, bientôt découragées par des difficultés qui lui semblaient insurmontables. Il lisait avec enthousiasme ses poètes favoris : La Fontaine, Racine, Heine, Victor Hugo. Il ne connut que plus tard la Pléiade des Parnassiens… En 1868, Théophile Gautier et Eugène Fromentin, avec qui il faisait partie des jurys de peinture, le révélèrent à lui-même. Il leur communiqua le petit poème Le Soir, le seul qu’il ait conservé de cette époque ; ils s’y intéressèrent vivement. Gautier lui dit : « A quand le volume chez Lemerre ? »

Quelques années après, en 1873, M. Jules Breton eut l’occasion de connaître José-Maria de Heredia et de lui montrer son premier cahier de vers. Heredia l’encouragea et le présenta à Leconte de Lisle, qui confirma ses encouragements. Dés lors, M. Jules Breton partagea son temps à peu prés également entre les deux arts qui occupent sa vie. Voici comment Heredia juge le grand artiste qui fut pendant quelque temps son élève en poésie : « Chez Jules Breton, l’image vaut la vision. Il pose le mot propre comme une touche juste, et l’écho de sa rime vibre comme un rappel de ton. Ce que le peintre, malgré