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MADAME GUSTAVE MESUREUR
(AMÉLIE DE WAILLY)




Bibliographie. — Une dizaine de volumes de prose pour les enfants de six à douze ans (Quantin, Paris), dont L’Enfant de Paris pendant le siège de 1870 a été couronné par l’Académie française. — Poésie : Nos Enfants, préface de François Coppée, mentionné par l’Académie française (Lemerre, Paris, 1885) ; — Rimes roses, préface d’Alexandre Dumas fils, couronné par l’Académie française, prix Archon-Despérouses (Lemerre, Paris, 1895) ; — Gestes d’enfants, préface de Paul Deschanel, couronné par l’Académie française, prix Lefèvre-Deumier de Pons (Lemerre, Paris).

Mme Gustave Mesureur a collaboré à divers quotidiens et périodiques.

A peine âgée de vingt-cinq ans, Mme Gustave Mesureur, née Amélie de Wailly, publia chez Lemerre, en 1885, « le plus joli volume peut-être qu’aient jamais inspiré les enfants ». « Ce sont les siens avant tout, et puis ceux de ses amis, qu’elle a observés et dont elle nous rend, avec une finesse attendrie, tous les gestes câlins. Nous les voyons dans leurs jeux et dans leur sommeil, dans leurs joies et dans leurs chagrins, dans leurs naïvetés et dans leurs charmantes malices. Voici leurs grands yeux ouverts, pleins de questions devant l’inconnu, devant e train qui passe et dont ils voient la force sans la comprendre. Tout les émerveille et tout leur est déjà un objet de recherche. Quel art de relever et de fixer les petites choses, les plus minces détails de la vie enfantine ! Chacun de ces tableautins est un chef-d’œuvre d’observation, de naturel, d’esprit parisien. Nulle part de l’effort, partout de la grâce. » (E. Ledrain.)

Dix ans plus tard, Alexandre Dumas fils, dans la préface de Rimes roses, définit ainsi la personnalité de Mme Mesureur : « Après avoir vu tous ces vers pimpants, frais, clairs, il m’a semblé, madame, que vous étiez non seulement un poète, mais encore un philosophe, dans le bon sens du mot, en même temps