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FERNAND GREGH

Bibliographie. — La Maison de l’Enfance, poèmes, ouvrage couronné par l’Académie française, 5° édition (Calmann-Lévy, Paris, novembre 1896) ; — La Beauté de vivre, poèmes, 3» édition (Calmann-Lévy, Paris, avril 1900) ; — La Fenêtre Ouverte, essais de critique, 4« édition (Pasquelle, Paris, novembre 1901) ; —Les Clartés Humaines, poèmes (Pasquelle, Paris, 1904) ; — Etude sur Victor Hugo, critique (Pasquelle, Paris, 1904) ; — L’Or des Minutes, poèmes (Fasquolle, Paris, 1905),

M. Fernand Gregh a collaboré au Banquet (1892-1893), à la Revue Blanche (1893-1899), àla Revue de Paris (1894-1903), à la Revue Hebdomadaire (1895), à la Vogue (1899), à la Revue d’Art dramatique (1900-1901), à la Revue Bleue (1901), à la Plume (1901), à la Grande France (1901-1902), à l’Effort (1902), au Figaro (1902), à la Renaissance Latine (1903), au Mouvement (1906), aux Lettres (1906), etc. Il a fondé les revues Le Banquet (1892) et Les Lettres (1906).

Fils de l’éditeur de musique bien connu, M. Fernand Gregh est né à Paris le 14 octobre 1873, d’une vieille famille de Parisiens. Il fît ses études aux lycées Michelct (1880-1890) et Condorcet (1890-1892), et obtint en rhétorique (août 1890) un prix de composition française au Concours général, sur ce sujet : « La poésie ne défigure pas, elle transfigure » (phrase de Bersot). Licencié de philosophie dès 1892, il fonda, la même année, avec plusieurs amis, la revue Le Banquet, où ont débuté ou collaboré bien des jeunes écrivains : MM. Henri Barbusse, Daniel Halévy, Louis de la Sallo, Amédée Rouquès, Jacques Bizet, Robert de Fiers, Marcel Proust, etc. Le Banquet eut une destinée éphémère : il n’eut que huit numéros, aujourd’hui introuvables.

En 1894, M. Fernand Gregh entra comme secrétaire dela rédaction à la Revue de Paris, à l’époque même de sa fondation. Il y fit la critique bibliographique et y publia des poèmes. Après avoir, en 1895, interrompu ses travaux pour faire son service militaire, il fit paraître, le l»r février 1896, toujours dans la Revue de Paris, un article sur Paul Verlaine, dont il était un des meilleurs disciples. Au cours de ces quelques pages, il reproduisait, en indiquant bien qu’il en était l’auteur, le court poème intitulé Menuet, petit chef-d’œuvre do mélancolie douce et tendre, pastichant