Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t3.djvu/43

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Avec ses pieds et ses mains rouges,
Et puis encor les Anges blonds
Jouant de tous leurs violons…

« Ce sont pieuses gens qui laissent leurs paroles suivre la pente des litanies. Ce sont primitifs qui martèlent leurs dires en sentences, et la naïveté de leurs yeux marque les choses de cernures égales. » (La Poésie populaire et le Lyrisme sentimental, 1899.)




DE JOIE


II


Et la ville de mes mille âmes
dormez-vous, dormez-vous ;
il fait dimanche, mes femmes
et ma ville, dormez-vous ?

Et les juifs, honte à mes ruelles,
dormez-vous, dormez-vous ;
— Antiquités et Dentelles —
même les juifs, dormez-vous ?

Et vous, mes doux marchands de cierges,
dormez-vous, donnez-vous ;
aux litanies de lu Vierge
immaculée, dormez-vous ?

Clochers, l’on a volé vos heures,
dormez-vous, dormez-vous ;
Frères Jacques, aux demeures
de quel sommeil dormez-vous ?

Bonnes gens, il fait grand dimanche,
et de gel, et de verglas,
à la ville qu’endimanchent
les drapeaux des consulats.

(Dominical.)


PRÉFACE


Les belles flammes sont descendues,
et voici mon Nouveau Testament
de vie, dans les choses ingénues :