Page:Walras - L’Économie politique et la justice.djvu/165

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§3. Propriétaires et locataires (fin).

Le propriétaire a pris la terre : soit.

Permettez, Monsieur Proudhon. C’est vous qui dites ainsi : soit. Quant à moi, je puis songer à me demander si le propriétaire foncier, puisqu’il s’agit ici des terres et de leur propriété, a pu ou n’a pas pu prendre la terre. Je veux savoir très-exactement si cette prise était naturelle ou anti-naturelle, si la possession demeure légitime ou illégitime.

Il la possède par conquête, travail, prescription, concession formelle ou tacite : on n’en fera pas la recherche.

On, cela veut dire M. Proudhon. C’est vous seul qui n’en ferez pas la recherche. On n’en fera pas la recherche, sans doute parce qu’on est plus fort pour battre la campagne, pour invectiver à tout propos, sans rime ni raison, que pour aller au fin fond des choses et vider avec soin les questions. Pour nous, nous en ferons, s’il vous plaît, la recherche. Nous rechercherons si la possession individuelle des