Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie dans la seconde moitié du XIXe siècle/Avertissement T3

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AVERTISSEMENT

du troisième volume

Ce volume aurait dû paraître il y a un an. Les événements extérieurs et intérieurs qui ont assailli la France n’en ont point permis la publication. Les différents chapitres que j’offre aujourd’hui aux lecteurs ont été écrits en 1869. J’aurais peut-être pu les « rajeunir », c’est-à-dire donner les chiffres statistiques de 1870. Je n’en ai rien fait ; car la guerre et nos bouleversements politiques nous avaient violemment fait sortir de notre vie naturelle ; or c’est l’existence normale de Paris que je cherche à décrire et non point son existence exceptionnelle et morbide.

De plus, j’ai tenu à laisser le texte primitif tel qu’il était, car il fixe une date toute spéciale de notre histoire urbaine, et dit ce qu’étaient l’administration de la police et celle de la justice criminelle à l’instant précis où l’empire autoritaire s’effaçait devant l’empire libéral, où le pouvoir personnel disparaissait pour céder la place au pouvoir parlementaire.

J’ai cependant ajouté quelques notes explicatives, parce qu’il m’a paru utile de dire sommairement quels changements, fort légers du reste, un nouvel ordre de choses a amenés dans les services publics dont j’ai à parler, et parce que j’ai voulu indiquer les pertes irréparables que les accès épileptiques de la Commune ont fait subir aux documents de toute sorte que la Préfecture de police et le Palais de Justice recueillaient depuis tant d’années avec un soin religieux.

Quant au jugement porté sur les différentes administrations que j’ai étudiées, il était trop sincère pour pouvoir être modifié par un événement quelconque : il reste donc aujourd’hui tel que je l’ai formulé en 1869.

Janvier 1872.