Poésies de Benserade/Au bout du compte, quelque playe

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Poésies de Benserade, Texte établi par Octave UzanneLibrairie des bibliophiles (p. 125).



RONDEAU.


Au bout du compte, quelque playe
Que pour vous dedans l’âme j’aye,
Je ne suis pas tant arrêté
Aux fers de ma captivité
Qu’à les rompre, enfin, je n’essaye.
N’est-il pas temps que je me paye,
Puisque mon amour est si vraye
Et qu’on voit ma fidélité
Au bout ?

C’est par trop me donner la baye,
De mon souvenir je vous raye,
Ailleurs je suis bien mieux traité,
Et c’est une jeune beauté
Aimable autant que vous que j’aye
Au bout.



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