Portraits de femmes (Selden)/Françoise d’Aubigné Scarron

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G. Charpentier (p. 21-84).


FRANÇOISE D’AUBIGNÉ SCARRON
MARQUISE DE MAINTENON


I

SA VIE ET SES ÉCRITS[1]


La célébrité s’accommode assez mal des vertus positives, et, surtout chez une femme, on n’aime guère voir la fortune s’édifier sur les calculs de la raison. C’est pourtant ce qu’on voit en Françoise d’Aubigné, marquise de Maintenon. Contradiction étrange, et bien remarquable. Son bon sens, un peu bourgeois, éloigne les sympathies, et Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/22 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/23 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/24 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/25 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/26 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/27 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/28 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/29 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/30 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/31 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/32 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/33 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/34 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/35 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/36 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/37 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/38 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/39 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/40 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/41 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/42 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/43 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/44 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/45 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/46 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/47 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/48 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/49 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/50 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/51 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/52 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/53 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/54 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/55 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/56 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/57 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/58 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/59 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/60 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/61 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/62 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/63 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/64 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/65 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/66 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/67 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/68 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/69 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/70 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/71 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/72 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/73 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/74 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/75 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/76 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/77 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/78 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/79 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/80 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/81 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/82 Page:Selden Camille - Portraits de femmes.djvu/83 conduire une affaire, à tenir leur place, à faire régulièrement et honnêtement fortune, dans l’enceinte des convenances acceptées et des idées établies. Loin de moi la pensée de chercher là le prétexte d’un blâme. Les plus grands ont des airs de famille avec les plus petits, et si l’on se donnait la peine de chercher, on retrouverait peut-être certains traits de Joseph Prudhomme dans la solennité de Louis XIV, ou du moins dans la solennité de sa perruque. Quoi qu’il en soit, le lecteur en sait assez sur madame de Maintenon pour apprécier les mérites très-grands de son esprit et assez grands de son cœur. À considérer d’ensemble son caractère, je le comparerais volontiers à un jardin, un de ces jardins comme en dessinaient Mansard ou Le Nôtre. Le manque d’espace s’efface, dissimulé par la régularité des allées ; l’abondance des charmilles, adroitement disposées, supplée au défaut de vue ; enfin les sentiers corrects, les murailles de verdure trompent l’œil et forment des passages étroits mais commodes, qui aboutissent invariablement au même but, j’allais dire au même mur. Ce mur, ou ce but, selon que le lecteur voudra l’appeler, c’est le salut éternel.

  1. Œuvres de madame de Maintenon, publiées pour la première fois d’après les originaux ou les copies authentiques, par M. Théophile Lavallée. Paris, Bibliothèque Charpentier.