Réflexions sur la révolution de France - 1819/Notice sur E. Burke

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Traduction par J. A. A***, sur la troisième édition.
Adrien Égron (p. xiii-xxiv).

NOTICE SUR BURKE.


Burke (Edmund), né a Dublin, le 1er janvier 1730, était fils d’un avocat célèbre, attaché à la religion protestante. Il commença son éducation chez un quaker, pour lequel il conserva, toute sa vie, le plus grand attachement ; et de la passa au collège de sa ville natale. S’il est vrai qu’il ait terminé ses études dans celui des Jésuiles de St.-Omer, comme on l’a souvent imprimé, on conçoit que cette circonstance ait donné lieu, plusieurs fois, en Angleterre, de le soupçonner de catholicisme. Burke arriva, en 1755, à Londres, où son esprit et ses connaissances le firent bientôt remarquer. D’abord étudiant en droit, puis avocat, il semblait entraîné, par son goût, plutôt vers la littérature, que vers les études particulières à sa profession ; et il prit l’engagement d’écrire dans les journaux et recueils périodiques. Ce fut à cette époque qu’il épousa la fille du docteur Nugent, son médecin. Comme elle était catholique, ce mariage, d’ailleurs constamment heureux, appuya encore l’opinion déjà établie, qu’il avait un penchant pour cette religion. Le premier ouvrage qu’il ait avoué porte la date de 1756 ; il est intitulé : Réclamation en faveur des droits de la société naturelle, ou Coup d’œil sur les maux qu’a produits la civilisation, ouvrage posthume de lord ***. Lord Bolingbroke était celui qu’il désignait ainsi, et il avait parfaitement imité le style et la manière de cet auteur. Son but était de prouver que les argumens dont Bolingbroke s’était servi pour attaquer la religion, pouvaient également être employés contre toutes les institutions civiles et politiques. Néanmoins, Burke était entré si sérieusement, et avec tant de force, dans le détail des maux qui tiennent a la tyrannie ou à l’ambition des gouvernemens en général, que l’ironie échappait aux yeux vulgaires, et plusieurs fois on a réimprimé son livre, comme ayant pour objet unique de contribuer a la réforme radicale de l’ordre social. Il publia, en 1757, son Essai sur le sublime et le beau. Cette seconde production fixa sur lui l’attention de plusieurs personnages célèbres, tels que Reynolds. Sa liaison avec ce dernier, qui n’eut d’autre terme que celui de leur existence, fut également utile a la réputation du peintre et à la fortune de l’écrivain. Johnson avait aussi pour Burke beaucoup d’attachement et d’admiration, et il disait : « Que c’était l’homme le plus extraordinaire qu’il eût jamais connu. » En 1758, Burke conçut le plan du recueil intitulé : Annual Register, et se chargea d’en écrire la partie historique, qu’il continua avec succès pendant plusieurs années. C’est ainsi qu’il se formait successivement comme orateur et comme homme d’état. On peut dire que sa carrière publique commença en 1761, lorsqu’il partit pour l’Irlande avec son ami Hamilton, secrétaire du vice roi, lord Halifax. À son retour, en 1765, il fut présenté au marquis de Rockingham, premier lord de la Trésorerie, qui le prit pour secrétaire particulier. Vers le même temps, il fut élu représentant du bourg de Wendover. Le lord que nous venons de nommer lui fit alors, sous la forme délicate d’un simple prêt, le don d’une somme considérable, avec laquelle Burke acquit la jolie maison de Beaconsfield, qu’il a conservée le reste de sa vie. Ainsi, par sa reconnaissance et son affection pour le marquis de Rockingham, il se trouva engagé dans le parti ministériel, ce qui ne l’empêcha nullement de se montrer favorable aux mesures populaires. Les mécontentemens qui s’élevaient en Amérique, commençaient à intéresser toute la nation anglaise. Le premier discours de Burke au Parlement eut pour objet les inconvéniens de la taxe du timbre, et fut admiré comme un morceau d’éloquence supérieure. D’après son avis, on prit le moyen terme de révoquer la loi en question, en établissant, toutefois, par une déclaration, le droit qu’avait la Grande-Bretagne de taxer l’Amérique. Ce moyen écartait une difficulté présente, mais laissait aux ministres suivans la tentation de renouveler un projet qui, évidemment, donnerait lieu aux mêmes contestations et aux mêmes risques. Quoi qu’il en soit, on approuva beaucoup la révocation de l’impôt du timbre, et elle allait entraîner d’autres mesures semblables, lorsqu’après une courte durée, le ministère du marquis de Rockingham fut obligé de céder la place à celui de lord North. Burke termina ses travaux officiels par un Tableau du dernier Ministère, tracé avec force et simplicité ; puis il reprit son poste dans la Chambre des Communes, et se fît remarquer parmi les membres attachés à l’ancien ministère. Nous ne le suivrons pas dans sa conduite comme un des chefs de l’opposition ; nous ne parlerons que d’un de ses écrits politiques qui, à la même époque, produisit une grande sensation. Cet écrit avait pour titre : Réflexions sur la cause des mécontentemens actuels. Il y attribue tous les malheurs, toutes les fautes du gouvernement, a un plan formé par la Cour, de tout conduire par l’entremise de ses favoris. Il fait voir l’incompatibilité de cette influence secrète avec les principes d’un état libre ; et met en avant quelques opinions populaires concernant la Chambre des Communes. Du reste, le remède qu’il proposait pour les maux généralement sentis, consistait surtout à placer ce pouvoir dans les mains des grandes familles (whigs) qui avaient été les soutiens de la révolution de 1688, ainsi que des mesures subséquentes, ce qui était une manière d’indiquer le parti de Rockingham. Cette conclusion lui attira plusieurs censures sévères ; mais, pour le justifier du reproche qu’on lui faisait alors de paraître trop porté vers les idées démocratiques, il suffirait de citer l’ouvrage dont nous venons de parler. Dans son opposition aux actes ministériels qui ont précédé et suivi les guerres d’Amérique, il employa toute sa pénétration politique, toute son éloquence, d’abord à prévenir la scission, et ensuite à tenter un moyen de rapprochement. Il était alors parvenu a la maturité de son talent oratoire. Les annales du Parlement offrent peu d’exemples d’une éloquence aussi forte, aussi animée que celle de Burke. Chez lui, l’imagination et le sentiment paraissaient avoir use égale puissance ; et une audacieuse vigueur s’alliait a une naïveté quelquefois fort piquante. La rapidité de son débit ne lui laissait pas le temps de choisir et de perfectionner. Lorsqu’il commençait a parler, il était difficile de deviner jusqu’où il pourrait aller ; mais quelque trait frappant et original ne tardait pas a produire une vive impression. On peut tirer des discours de cet orateur, des discussions sur presque tout ce qui intéresse la société humaine, en même temps qu’un grand fonds de narrations et de portrait historiques habilement traces. En 1774, on jugeait ses principes tellement favorables a la liberté, que les whigs de l’opulente cité de Bristol le choisirent pour leur représentant. Les attaques qu’à cette époque il livra aux opérations des ministres, portaient principalement sur leur insuffisance, leur sévérité et leur injustice. La guerre devint populaire, et Burke sembla perdre quelque chose dans l’opinion publique en s’y opposant. Il s’aliéna surtout ses commettans de Bristol, quand il sollicita dans le Parlement la liberté du commerce pour les Irlandais, et des lois tendant à adoucir le sort des catholiques. Il fut cependant réélu dans la session suivante, et, en même temps, nommé par une autre ville. Ce fut alors qu’il parut au milieu de l’assemblée des électeurs de celle-ci, et y prononça un discours, réputé son chef-d’œuvre ; il rendait compte de sa conduite, et commençait par ces mots : Gentlemen, I decline the election (Messieurs, je refuse l’élection). Quoi qu’il en soit, il recouvra en grande partie la faveur du peuple dans son fameux Bill de réforme dans les mesures fiscales introduites en février 1780. Le ministère de lord North finit au mois de mars 1782, et le marquis de Rockingham fut rappelé avec tout son parti. Dans ce changement, Burke obtint le poste lucratif de payeur-général de l’armée, et fut admis au conseil-privé. Une de ses premières démarches fut la reproduction du bill de réforme, qui précédemment avait été rejeté, n’étant pas aussi agréable aux ministres et aux courtisans qu’à la majorité de la nation ; et cette fois, le bill passa avec des modifications considérables. La mort du marquis de Rockingham avança le terme du ministère, dont il était l’âme ; et lorsqu’on désigna les Shelburne pour lui succéder comme chef de la Trésorerie, Burke se retira. Le ministère de lord Shelburne fit place à celui qu’on désignait sous le nom de coalition, parce qu’il était composé d’une portion des ministres qui avaient été l’objet d’une si longue et si forte opposition, et de plusieurs membres de cette opposition elle-même. Le projet de la coalition fut conçu par Burke, qui parut avoir peu calculé l’effet qu’aurait sur le public un choc aussi violent donné à toutes les idées de bonne foi et de stabilité. Cette nouvelle association de pouvoir fut rompue par le bill sur l’Inde, de Fox, que Burke appuya fortement, mais qui déplut également au roi et au peuple. Pitt prit alors le timon des affaires, et commença par dissoudre le Parlement, opération attaquée avec chaleur par Burke. Il fut également contraire à un plan proposé en 1782 par le ministre, qui portait atteinte aux droits reconnus des propriétaires de bourgs, et il n’approuva jamais l’idée, mise en avant, d’une réforme parlementaire. Le procès du gouverneur des Indes orientales, Hastings, a été l’un des événemens les plus remarquables de la vie de Burke. On a présumé que des motifs de ressentiment particulier s’étaient joints, dans cette grande cause nationale, à sa passion pour la justice. Au total, sa conduite dans cette affaire ne lui fit rien gagner dans l’estime publique, et servit seulement à donner une plus grande idée de son talent d’orateur. L’établissement d’une régence, à l’occasion de la maladie du roi, en 1788, fournit à Burke une occasion de se signaler. Il lutta avec vigueur contre la proposition de limiter les pouvoirs du régent, et contre le principe, posé par le ministre, que la régence était élective et non héréditaire. Les efforts du parti du l’opposition, en cette circonstance, ne furent ni heureux ni secondés par la faveur populaire, et Burke s’exposa a une censure particulière, en se laissant entraîner, par la chaleur de son imagination, a des expressions peu respectueuses pour la personne du roi.

Mais, ce qu’il y a de plus remarquable dans la carrière politique de cet orateur, c’est la manière dont il se prononça contre la révolution française dès son origine. On aurait pu supposer qu’un homme qui avait long-temps fait cause commune avec les amis de la liberté dans son pays, et montré beaucoup d’égards pour les Américains insurgés, applaudirait aux tentatives d’une nation voisine pour obtenir un mode de Gouvernement conforme aux principes qu’il avait si souvent énoncés ; mais son respect pour les institutions consacrées par le temps, et le sentiment profond de justice et d’humanité qui l’animaient expliquent son premier éloignement et ensuite la haine violente que lui inspira cette grande subversion politique, si terrible même a sa naissance. La première occasion qu’il eut de montrer cette haine se présenta en février 1790, dans un débat de la Chambre des Communes, ou il s’agissait de la réduction de l’armée. Fox voulait qu’on témoignât une noble confiance dans les nouveaux régulateurs de la France. Ce fut a ce sujet que Burke déclara hautement qu’il rompait avec lui tous liens d’amitié. Bientôt après, il conçut l’idée de ses Réflexions sur la Révolution française, qui parurent au mois d’octobre de la même année. Il fallait que sa pénétration fût extrême pour si bien juger et prédire les suites de la violente commotion que venait d’éprouver la France, tandis que l’enthousiasme des théories nouvelles avait commencé à saisir un si grand nombre d’Anglais, et nommément plusieurs des personnages les plus influens. On a vu peu de livres produire une pareille sensation. Il eut un débit dont on n’avait pas d’exemple en Angleterre ; il fut recherché en France avec une égale avidité. Les ennemis de Burke eux-mêmes ne pouvaient se refuser à reconnaître une grande profondeur et des beautés du premier ordre dans cet écrit qui, d’ailleurs, décèle une imagination très ardente et quelquefois peu réglée. D’un autre côté, il rencontra quelques critiques sévères et même assez redoutables. Entre autres réponses auxquelles ses Réflexions donnèrent lieu, on connaît les fameux Droits de l’homme, par Payne. Pendant un certain temps, ils semblèrent, malgré la disproportion de talent et de raison entre les deux antagonistes, devoir balancer l’effet produit par l’illustre orateur ; mais bientôt les événemens et les grands intérêts mis en jeu se réunirent pour établir l’avantage absolu du côté de Burke, et on ne peut douter que la direction donnée par son opinion ne soit entrée pour beaucoup dans l’impulsion populaire qui porta les Anglais a une guerre dont les funestes conséquences se sont fait sentir si long-temps. Il continua le même genre d’attaque, en publiant, 1o sa Lettre à un membre de l’Assemblée nationale, 1791 ; 2o un Appel des Whigs modernes aux Whigs anciens ; 3o Lettre à un lord, sur une discussion avec le duc de Bedford ; 4o Pensées sur la paix avec un Directoire régicide. Son horreur toujours croissante pour la révolution française était devenue la passion dominante de son âme. Il ne pouvait en entendre parler sans éprouver une irritation violente ; aussi les succès qui soutinrent cette révolution ont -ils jeté une extrême amertume sur la dernière partie de sa vie. Personne mieux que lui n’en avait étudié les progrès et la nature ; les plus petits événemens et les personnages les moins influens de cette époque lui étaient connus comme s’il avait vécu au milieu d’eux. Il ne s’occupa plus que d’un seul objet politique qui y fût étranger, le projet d’émancipation des Catholiques en Irlande. L’utilité d’admettre cette portion de la nation anglaise aux droits d’électeur, lui fournit, en 1792, la matière d’une Lettre à Sir Hercule Langrishe. Lorsqu’il crut devoir se retirer du Parlement, sa place y fut occupée par son fils unique, jeune homme qu’il admirait autant qu’il le chérissait. La mort de ce fils, arrivée bientôt après, fut pour Burke un coup terrible. Lui-même termina sa carrière le 8 juillet 1797, dans la 68e année de son âge.

Burke était très-aimable dans la vie privée. Poussant l’amour des louanges jusqu’à la faiblesse, il rendait libérale ment celles qu’il avait reçues. Son goût le portait vers les beaux arts, qu’il protégea souvent de la manière la plus noble. Il n’encouragea pas moins l’économie rurale, cherchant en général a étendre, dans tout son voisinage, les plans de bienfaisance et d’utilité publique. Cette disposition bienveillante de son âme eut, en dernier lieu, pour objet les victimes de la révolution française, réfugiées en Angleterre, et il fonda une école pour les enfans momentanément expatriés, dont la surveillance presque paternelle et l’instruction paraissent l’avoir occupé jusqu’au jour où il cessa d’exister.

Quelques personnes lui ont attribué les célèbres Lettres de Junius ; du moins est-il réputé y avoir pris une part considérable ; mais la publication de ce livre est un mystère littéraire qu’on n’a pas encore pénétré. D’autres morceaux de littérature et de politique, dont nous n’avons pas encore parlé, sont connus pour avoir exercé la plume de Burke. Sa vie, écrite par Robert Bisset, Écossais, publiée en 1798, a été réimprimée a Londres, en 1800. M. Formic a aussi donné des Mémoires de Burke. Voici la liste de ceux de ses ouvrages qui ont été traduits en français : I. Recherche philosophique sur l’origine de nos idées du sublime et du beau, traduite sur la septième édition, avec un Précis de la vie de l’auteur, par Lagentie de Lavaisse, Paris 1805, in-8o ; II. Réflexions sur la Révolution de France, et sur les procédés de certaines sociétés à Londres, relatifs à cet événement, traduites sur la troisième édition anglaise, Paris, 1790, in-8o. Il parut en 1790 et 1791, à Paris, plusieurs éditions de cette traduction. Le manuscrit de la première fut distribué, par parties, dans trois différentes imprimeries, et publié dans moins de huit jours. Payne répondit au livre de Burke par les Droits de l’homme, traduits par Soulès, avec des notes, Paris, 1791, in-8o. Joseph Priestley entreprit aussi de réfuter Burke dans des Lettres, traduites en français sur la seconde édition, Paris, 1791, in-8o. Il y eut en France quelques autres ouvrages a l’occasion de ce même livre que M. de Lally-Tolendal, dans ses Lettres à Burke, appelle un ouvrage immortel, en regrettant seulement que l’auteur se soit laissé entraîner quelquefois au-delà des bornes de la modération ; que l’ignorance des faits l’ait conduit à plusieurs faux exposés, et qu’il ait trop souvent confondu avec des extravagances criminelles les sentimens généreux qui n’avaient cessé de lutter contre elles. III. Discours sur la monnaie de papier, et sur le système des assignats en France, (Paris) 1790, in-8o ; IV. Lettre aux Français. Londres (Paris), 1790, in-8o ; V. Discours sur la situation actuelle de la France, prononcé dans la Chambre des Communes, le 9 février 1790 lors du débat sur les réductions dans l’armée, (Paris) 1790, in-8o. Ce discours fut combattu, en Angleterre, par le comte Stanhope, dans une lettre qui a clé traduite en français, sous ce titre : Apologie de la Révolution française, ou lettre à Edmond Burke, servant de réplique à son discours, etc., traduite de l’anglais sur la troisième édition, Paris, 1791, in-8o ; VI. Lettre d’Edmond Burke au traducteur de son Discours sur la situation actuelle de la France. (Paris, mai 1790) in-8o, deux éditions ; VII. Lettre à M. l’archevêque d’Aix (Boisgelin). et réponse de M. l’archevêque d’Aix à M. Burke ; (Paris, 1791) in-8o ; VIII. Discours improvisés par MM. Burke et Fox dans la Chambre des Communes, le 6 mai 1791, sur la révolution française, Paris, 1791, in-8o ; IX. Lettre sur les affaires de France et des Pays-Bas, adressée à M. le Comte de Rivarol (avec la réponse de ce dernier), Paris, 1791, in-8o ; X. Lettre à un membre de l’Assemblée Nationale de France, (Paris, 1791) in-8o. M. de Lally-Tolendal, dans une Lettre adressée a M. Burke (Paris, 1791), in-8o, semble élever des doutes sur l’authenticité de celle a laquelle il répond ; cependant, Mallet du Pan la cite comme authentique, et M. de Lally lui-même finit par répondre comme si elle l’était. XI. Appel des Whigs modernes aux Whigs anciens, traduit par Madame de Rivarol, Paris, 1790, in-8o. Burke y parle de lui a la troisième personne ; XII. Lettre de M. Burke à un noble lord, sur les attaques dirigées contre lui (Burke), dans la Chambre des Pairs, par le duc de Bedford et le comte de Lauderdale, au sujet de ses opinions sur le Gouvernement anglais et sur la révolution française, traduite sur la sixième édition de Londres, (Paris) in-8o ; XIII. Lettres (deux) à un membre de la Chambre des Communes, sur les négociations de paix ouvertes avec le Directoire, traduites par J. Pelletier, Londres et Paris, 1797, in-8o. On publia, en juin et août 1790, des Lucubrations philosophiques, attribuées à Burke, sur divers objets de politique : la Décadence de la monarchie française ; Jugement de l’Europe sur les suites de la révolution française ; Alliance de la liberté et de la monarchie, in-8o.

(Extrait de la Biographie universelle.)




FIN DE LA NOTICE SUR BURKE.