Revue des Romans/Charlotte Turner Smith

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Revue des Romans.
Recueil d’analyses raisonnées des productions remarquables des plus célèbres romanciers français et étrangers.
Contenant 1100 analyses raisonnées, faisant connaître avec assez d’étendue pour en donner une idée exacte, le sujet, les personnages, l’intrigue et le dénoûment de chaque roman.
1839
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SMITH (mistress Charlotte),
née TURNER, romancière anglaise, morte en 1816.


ÉTHELINDE, ou la Recluse du Lac, trad. par de la Montagne, 6 vol. in-18, 1799. — Ce roman est regardé comme la meilleure production de l’auteur. Il est écrit avec une élégante simplicité, et offre beaucoup d’intérêt, surtout dans la peinture des peines qui suivent les passions.

CORISANDRE DE BEAUVILLIERS, trad. par Mme de Montolieu, 2 vol. in-12, 1806 ; idem, par M. Salaberry, 2 vol. in-12, 1806. — Corisandre de Beauvilliers est la fille d’un seigneur protestant qui échappe au massacre de la Saint-Barthélemy et se réfugie à la Rochelle ; sa femme est enfermée dans un couvent où elle meurt de désespoir. Corisandre s’enfuit du château de son père, pour se soustraire à un mariage odieux ; elle rencontre la nuit, au milieu d’une forêt, Marguerite de Valois, qui l’admet à sa cour, où elle excite la jalousie des femmes et l’amour du beau Guiscar, favori de Marguerite. Cependant son père a été enlevé par un parti de catholiques et jeté dans la prison du Mont-Saint-Michel. Par l’entremise de Guiscar, Corisandre fait connaissance de Florestan de Montgommery, un des chefs du parti calviniste, qui l’introduit dans le cachot de son père. Elle aime Florestan et en est adorée ; le comte les unit lui-même, et Florestan retourne au secours de ses frères, tandis que Corisandre demeure cachée dans une cabane au pied de la tour qui renferme son père. L’amitié de Guiscar finit par obtenir du duc de Guise la liberté du comte de Beauvilliers, et bientôt après, la paix étant rétablie entre les calvinistes et les catholiques, Corisandre est rendue à son époux et au bonheur. Il y a beaucoup d’intérêt dans ce roman, dont la lecture est fort agréable.

On attribue encore à mistress Ch. Smith : Desmond, 4 vol. in-18, 1793. — Célestine, trad. de l’anglais par Mme Rome. — Emmeline, 4 vol. in-12, 1799. — Le jeune Philosophe, 3 vol. in-12, 1799. — Roland, ou l’Héritier vertueux, 5 vol. in-12, 1799. — Le Proscrit, trad. par Marquand, 4 vol. in-12, 1803 (on croit que la plupart des événements de la vie de l’auteur sont retracés dans ce roman). — Les Cavernes des montagnes Bleues, trad. par Marchaix, 4 vol. in-12, 1819. — Barozzi, 2 vol. in-12, 1817 (on doute que ce roman soit bien de Ch. Smith). — L’Abbaye de Palsgrave, ou le Revenant, 3 vol. in-12, 1818. — Geneviève de Castro, trad. par Cohen, 4 vol. in-12, 1821 (il est douteux que ce roman soit de Ch. Smith). — Le Bandit calédonien, trad. par extraits dans la Bibliothèque des romans.