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Revue des Romans/Margaret Holford

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Revue des romans.
Recueil d’analyses raisonnées des productions remarquables des plus célèbres romanciers français et étrangers.
Contenant 1100 analyses raisonnées, faisant connaître avec assez d’étendue pour en donner une idée exacte, le sujet, les personnages, l’intrigue et le dénoûment de chaque roman.
1839
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HOLFORD (miss), romancière anglaise.


WARBECK DE WOLFSTEIN, ou les Dangers du fatalisme, trad. de l’anglais par Mme Collet, 4 vol. in-12, 1821. — Deux hommes se disputent la main de la riche et belle dame de Mansfield ; l’un est un guerrier généreux, noble, beau et brave ; l’autre est un scélérat consommé, qui daigne à peine se contraindre et revêtir de temps à autre un ton et des formes aimables. Par une bizarrerie du cœur humain, c’est ce farouche séducteur qui l’emporte, tandis que l’amant vertueux n’obtient pas même de la pitié. Les efforts des deux rivaux forment le sujet du roman. La scène se passe successivement dans le manoir féodal de Mansfield, à la cour de Vienne, dans le camp impérial et dans le formidable et presque magique château de Woliwintein. Ce château n’est guère qu’un repaire de brigands ; la victime y est amenée par surprise, et c’est là qu’elle est témoin des scènes les plus étranges et qu’elle apprend que son époux est un capitaine de voleurs ; le dénoûment est éclatant, car il est produit par une explosion dont les effets miraculeux débarrassent instantanément les opprimés des oppresseurs. — Ce roman est conçu avec une rare énergie, et peu de femmes seraient capables d’en écrire de semblables. Les passions tendres ou haineuses qui animent ou inspirent les divers personnages sont peintes avec les couleurs les plus frappantes. La fable semble n’avoir été imaginée que pour justifier cette vieille opinion, que les femmes ont une prédilection marquée pour les mauvais sujets.