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Rig Véda ou Livre des hymnes/Section 4/Lecture 8

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Traduction par Alexandre Langlois.
Bibliothèque Internationale Universelle (p. 332-340).

LECTURE HUITIÈME.
HYMNE I.
À Agni et autres dieux, par Samyou.
(Mètres : Vrihatî, Mahâvrihatî, Djagatî, Anouchtoubh, Poura, Ouchnih, Gâyatrî et Achtî.)

1. En votre nom, j’offre des sacrifices, je chante des hymnes en l’honneur d’Agni. Nous célébrons tous, comme un ami chéri, le (dieu) immortel, possesseur de tous les biens.

2. Nous (chantons) le petit-fils de l’Offrande. Il se montre notre ami. Honorons (le dieu) qui se charge de notre holocauste. Qu’il soit notre sauveur dans les combats, l’auteur de notre fortune, le gardien de notre famille.

3. Ô Agni, tu es grand, libéral, immortel, resplendissant. Entouré de rayons éternels, brille de ton éclat merveilleux.

4. Par toi les dieux sont honorés. Que tes œuvres vigoureuses contribuent à leur culte sacré. Ô Agni, viens à nous pour nous secourir. Donne-nous l’abondance, et prends nos offrandes.

5. Enfant du Sacrifice, il est soutenu par les ondes, les mortiers, le bois. Agité avec force par les prêtres, il naît et brille sur le haut du foyer de terre.

6. Celui qui emplit de son éclat l’air et la terre va toucher le ciel avec la fumée. Il repousse les ténèbres ; il apparaît au milieu de l’obscurité des nuits brillant et généreux ; oui, brillant et généreux, il (chasse) la noire obscurité.

7. Ô divin Agni, tes rayons sont larges, ta lumière est pure. Allumé pour Bharadwâdja, brille heureusement pour nous, ô (dieu) toujours jeune et pur ; oui, brille, (dieu) éclatant et pur.

8. Ô Agni, tu es le maître de maison de tous les enfants de Manou. Par tes innombrables secours défends contre le mal, pendant cent hivers, celui qui allume tes feux et les chantres qui te font des offrandes.

9. Admirable dans ta protection, ô Agni notre soutien, envoie-nous tes trésors. Tu es tel que le char qui transporte la richesse. Sois pour nos enfants comme un gué favorable.

10. Ô Agni, prends sous ta protection puissante, invincible, et mon fils et mon petit-fils. Écarte loin de nous les colères célestes et les maux qui viennent de la part des hommes.

11. Amis, venez par vos louanges fêter la vache (du sacrifice). Laissez aller librement l’innocente nourrice.

12. Cette vache a, par sa vertu, produit pour les Marouts une nourriture immortelle ; elle charme par sa douceur ces héros impétueux, et leur donne une force nouvelle dans leur course bienfaisante.

13. À la voix de Bharadwâdja, préparez à la fois le lait de la vache qui donne[1] tous les biens, et les mets sacrés, qui procurent toute espèce de jouissance.

14. En votre nom, j’invoque et je chante la (troupe des Marouts), ainsi que le puissant Indra. Varouna aux magiques apparences, le fortuné Aryaman, le magnifique Vichnou.

15. Avec cette troupe brillante et sonore des Marouts, (j’invoque) l’invincible Poûchan, pour qu’il envoie aux hommes cent et mille présents, et qu’il nous découvre des trésors cachés ; oui, qu’il nous découvre des trésors faciles à acquérir.

16. Ô Poûchan, viens à moi ; (dieu) brillant, que ma louange parvienne à ton oreille. Que nos ennemis soient exterminés.

17. Ne va pas déraciner, comme un arbre, le héros qui t’implore. Tue (nos adversaires) maudits. Que notre ennemi n’ait aucune prise sur nous ! Que nous soyons comme l’oiseau qui relève son col (abattu) !

18. Que ton heureuse amitié soit pour nous comme une cuirasse, ô (dieu) équitable, que nous honorons par des offrandes de caillé ; oui, par de larges offrandes de caillé.

19. Tu es supérieur aux mortels, égal aux dieux pour la richesse, ô Poûchan. Tu es invoqué dans les combats. Conserve-nous, comme par le passé.

20. Ô Marouts, dignes de nos éloges, ô vous qui remuez (le monde), que la prière prononcée dans le sacrifice, soit par un déva[2], soit par un simple enfant de Manou, amène heureusement vos bienfaits.

21. Ainsi que les (Marouts), qui, pour leur œuvre, comme le divin soleil, parcourent le ciel, reçoivent notre culte et prennent une force éclatante, capable de tuer Vritra ; oui, une force merveilleuse, capable de tuer Vritra.

22. Il n’est né qu’un ciel ; il n’est né qu’une terre ; le lait de Prisni[3] est unique (dans le monde). Il n’est aussi qu’une famille des Marouts[4].


HYMNE II.
Aux Viswadévas, par Ridjiswan, fils de Bharadwâdja.
(Mètres : Sakwarî et Trichtoubh.)

1. Je chante dans mes hymnes une race merveilleuse, Mitra et Varouna, amis du bonheur. Que Varouna, Mitra et Agni viennent ici, et nous entendent.

2. Les peuples honorent dans leurs cérémonies le vénérable et brillant Agni, sage dans ses œuvres, maître du (Ciel et de la Terre), toujours jeune, nourrisson de la Lumière, enfant de la Force, hérault du sacrifice.

3. Le brillant (Agni) a deux filles de couleur différente ; l’une a pour ornement les étoiles, l’autre le soleil. Apparaissant tour à tour, ô pures (déesses) que nous invoquons, écoutez notre prière.

4. La grande Prière appelle l’opulent Vâyou, qui remplit les chars de son heureuse abondance. Ô vénérable (déesse), tu es riche en présents ; honore le Sage qui s’approche de tes coursiers.

5. Le char resplendissant des Aswins, attelé de chevaux aussi rapides que la pensée, couvre mon corps (de sa lumière). Équitables héros, rendez-vous, pour combler nos vœux, près de mon fils et de moi.

6. Ô Pardjanya[5] et Vâyou, (dieux) généreux, envoyez du haut de l’air les ondes que nous désirons. Ô sages et justes (Marouts), qui affermissez le monde de votre souffle, donnez au (poëte) qui vous loue le mouvement et la vie.

7. Que la vierge purifiante, l’épouse du Sacrifice[6], Saraswatî, aux allures diverses, ait part à notre prière. Fêtée avec les (autres) femmes (des dieux), qu’elle accorde à son chantre une protection sûre et constante.

8. Que le (prêtre), par ses prières et par ses offrandes, nous amène le dieu de la Clarté, qui règne sur toutes les voies (du ciel). Que Poûchan exauce nos vœux, et nous envoie ses splendeurs dorées.

9. Qu’Agni, brillant sacrificateur, honore le glorieux et adorable Twachtri, ce grand dieu qui mérite nos premiers hommages, qui reçoit l’abondante offrande, qui se distingue par ses belles mains, par ses longs bras, et dont le nom est invoqué dans toutes les maisons.

10. Honore aussi par tes prières, et le matin et le soir, Roudra, père du monde. Excités par le poëte, invoquons à son tour ce (dieu) noble, grand, immortel, bienfaisant.

11. Jeunes, sages et adorables Marouts, venez à la voix de votre chantre. Soyez, ô héros, tels que les Angiras ; croissez, et rajeunissez une terre[7] désolée.

12. (Ô poëte), à cette famille forte, rapide, héroïque, apportez la (Louange), comme le pasteur (amène) le soir son troupeau dans l’étable. (Les Marouts) répandent (sur la terre) la famille de leur illustre et sage panégyriste, comme les étoiles au ciel.

13. Vichnou, qui as divisé le monde en trois régions pour le bonheur de Manou, puissions nous, sous ta protection, jouir de la richesse et voir s’étendre notre famille !

14. Pour prix de nos libations et de nos louanges, qu’Ahirboudhnya, que Parwata, que Savitri nous accordent l’abondance. Que le sage Bhaga, touché de notre soma[8], nous prodigue ses dons et sa richesse.

15. Donnez-nous une opulence qui remplisse nos désirs, qui nous rende riches en chars, qui soit entourée d’une mâle génération, qui nous permette d’observer le sacrifice. (Donnez-nous) une maison solide, d’où nous puissions vaincre les nations superbes et impies ; oui, d’où nous puissions triompher des nations impies.


HYMNE III.
Aux Viswadévas, par Ridjiswan.
(Mètre : Trichtoubh.)

1. Pour votre bonheur, j’adore et j’invoque la divine Aditi, Varouna, Mitra, Agni, Aryaman, vainqueur vénérable, Savitri et Bhaga, dieux protecteurs.

2. Ô brillant Soûrya, visite ces Dévas, qui sont les enfants de Dakcha[9], qui resplendissent innocemment, qui appartiennent à deux mondes[10], et qui justes, fortunés, adorables, viennent toucher l’offrande et ont Agni pour langue.

3. Ainsi, ô Ciel et Terre, ô (dieux) opulents et bons, accordez-nous votre puissante et large protection. Secondez-nous de votre force ; faites notre fortune, et affermissez notre innocence.

4. Invoqués par nous, que les enfants de Roudra viennent aujourd’hui nous prêter leur appui invincible. Que le débat soit petit ou important, nous invoquons les divins Marouts.

5. Poûchan, qui augmente la fortune de ses serviteurs, s’associe aux (Marouts), enfants de la divine Rodasî[11]. Ô Marouts, quand vous venez répondre à notre invocation, les êtres tremblent dans leurs diverses demeures.

6. Ô poëte, célèbre par un hymne nouveau le grand Indra, digne de nos hommages. Qu’il entende nos prières et nos louanges, et, pour prix de nos chants, qu’il nous accorde une large abondance.

7. Ondes versées par les enfants de Manou[12], soyez une source pure de bonheur pour mon fils et mon petit-fils. Vous êtes les médecins, les parents, les mères du monde, soit animé ou inanimé.

8. Que le divin et adorable Savitri, aux mains d’or, vienne à nous pour nous sauver. Riche en présents, ainsi que l’Aurore, il révèle à son serviteur les trésors (du monde).

9. Ô Agni, enfant de la Force, amène aujourd’hui les dieux à notre sacrifice. Que je sois toujours ton favori ; qu’avec ton secours je possède une mâle puissance.

10. Et vous, héros équitables[13] et sages, arrivez tous deux à ma prière ; (écoutez) mon invocation, et gardez-nous du mal dans le combat, comme vous avez délivré Atri des grandes ténèbres.

11. Ô dieux bienfaisants, nés au ciel et sur la terre, dans les eaux, enfants de la Vache (céleste)[14], soyez bons (pour nous), et donnez-nous une opulence illustre, abondante en aliments aussi bien qu’en guerriers.

12. Flattés de nos hommages, que Roudra, Saraswatî, Vichnou, Vâyou versent sur nous leurs bienfaits. Que Ribhoukchas, Vâdja, le divin Vidhâtri, Pardjanya et Vâta[15] nous accordent une nourriture abondante.

13. Que le divin Savitri, Bhaga, que l’enfant des Ondes[16] nous conserve et remplisse nos vœux. Que Twachtri avec les Dévas, que le Ciel avec les (dieux), la Terre avec les Mers, viennent, accompagnés des épouses (divines), partager la joie du sacrifice.

14. Qu’Ahirboudhnya, Adja, Écapât, la Terre, la Mer, que tous les Dieux agrandis par le sacrifice, invoqués, célébrés, chantés dans nos prières, loués par les poëtes, deviennent nos protecteurs.

15. C’est ainsi que les Bharadwâdjas, mes petits-fils, prodiguent les prières et les chants. Épouses (divines), et vous tous, (dieux) protecteurs, invincibles, adorables, recevez nos hommages.


HYMNE IV.
Aux Viswadévas, par Ridjiswan.
(Mètres : Trichtoubh, Ouchnih et Anouchtoubh.)

1. Le grand œil, adoré, invincible, de Mitra et de Varouna vient d’apparaître. La face pure et noble de Rita se lève et brille comme l’ornement du ciel.

2. Le Soleil, maître sage et clairvoyant, connaît l’instant des trois sacrifices, la naissance comme la disparition des Dieux ; il sait quelles sont les voies des mortels, leurs vertus et leurs fautes.

3. En votre nom, je chante les grands gardiens du sacrifice, Aditi, Mitra, Varouna, (dieux) nobles et généreux. J’invoque Aryaman, Bhaga, purs, opulents, invincibles dans leurs œuvres.

4. J’implore, avec toutes les cérémonies du sacrifice, Aditi, et les vaillants jeunes Adityas, indomptables vainqueurs, maîtres des mortels pieux, heureux fondateurs de nos fortunes, rois illustres et puissants, habitants du ciel.

5. Ciel notre père, Terre notre bonne mère, Agni notre frère, (dieux) protecteurs[17], soyez bons pour nous. Qu’Aditi et tous les Adityas, admis aux joies du sacrifice, deviennent pour nous un rempart assuré.

6. (Dieux) adorables, ne nous livrez pas au brigand[18] ni à sa femme : (ne nous abandonnez pas) au méchant. Vous dirigez vous-mêmes nos corps, nos forces, nos paroles.

7. Ne permettez pas que nous souffrions du péché d’autrui : (dieux) protecteurs, nous ne voulons rien faire qui puisse vous déplaire. Ô Viswadévas, vous êtes maîtres de tout. Que notre ennemi se nuise à lui-même.

8. L’adoration a sa force, et j’ai recours à l’adoration. Elle soutient la terre et le ciel. J’adore les Dieux ; l’adoration efface par sa vertu souveraine le péché que l’on commet. J’ai recours à l’adoration.

9. Je vous adore, dieux grands et vénérables, qui portez le sacrifice, qui possédez une force purifiante, qui siégez dans l’enceinte sacrée, (dieux) invincibles dont le regard se porte au loin.

10. (Dieux) aux belles formes, forts et justes, équitables envers les rois de la parole, Varouna, Mitra, Agni éloignent tous les maux.

11. Qu’Indra, Prithivî, Poûchan, Bhaga, Aditi, que (les pères des) cinq espèces d’êtres nous sauvent ici-bas. Que tous ces (dieux), heureux conducteurs, gardiens bienveillants, nous conservent et nous protégent de toute leur puissance.

12. Ô Dieux, le fils de Bharadwâdja est arrivé dans l’enceinte sacrée ; pieux sacrificateur, il suit le cours de la prière, et, au milieu de la vénérable assemblée, il célèbre, entouré d’offrandes, la naissance des dieux.

13. Ô Agni, écarte loin de nous le méchant ennemi, le brigand qui nous poursuit. Ô maître des mortels pieux, fais que sa voie soit bien éloignée de la nôtre.

14. Ô Soma, les mortiers t’attendent par amour pour nous. Donne la mort à Pani, qui dévore (le nuage). C’est un brigand[19].

15. Ô (dieux) qui avez Indra pour chef, vous êtes généreux et brillants. Soyez nos sauveurs, et aplanissez notre voie.

16. Nous sommes entrés dans cette voie de bonheur et d’innocence, d’où sont écartés tous les ennemis, où sont réunis tous les biens.


HYMNE V.
Aux Viswadévas, par Ridjiswan.
(Mètres : Trichtoubh, Gâyatrî et Djagatî.)

1. Si je pouvais m’abstenir d’honorer les Dieux du ciel et de la terre, si je me dispensais du sacrifice et des œuvres pieuses, je mériterais que les nuages (d’Indra) me fissent faute. Le sacrificateur d’Atiyâdja[20] serait répréhensible.

2. Ô Marouts, que vos traits soient funestes pour celui qui nous insulte ou qui blâme notre piété ! Que (l’astre) éclatant de lumière brûle cet ennemi de nos cérémonies !

3. Ô (Indra)[21], n’es-tu pas le gardien de la chose sainte, notre défenseur contre nos ennemis ? Tu vois que nous sommes en butte au blâme. Envoie à l’adversaire de nos sacrifices un trait brûlant.

4. Que les Aurores présentes me conservent ! Que les Rivières, aux flots gonflés, que les Montagnes solides, que les Pitris, me protégent dans le sacrifice !

5. Puissions-nous toujours être heureusement animés ! Puissions-nous voir (longtemps) le lever du soleil ! Puissions-nous avoir la faveur du maître des trésors, (d’Agni), qui porte les Dieux, et qui s’empresse de venir à notre secours !

6. Qu’Indra, prompt à nous secourir, que Saraswatî, humide des ondes (du sacrifice)[22], que Pardjanya avec les Plantes, que l’admirable Agni soit loué et invoqué par nous comme un père.

7. Ô Viswadévas, arrivez, écoutez mon invocation. Asseyez-vous sur ce gazon.

8. Ô Viswadévas, venez vers celui qui vous honore avec l’holocauste et les flots du ghrita.

9. Que ces (dieux), qui boivent[23] le breuvage d’immortalité, soient cléments pour nous.

10. Que les Viswadévas, agrandis par le sacrifice, viennent avec les Ritous écouter notre invocation et goûter le lait de nos libations.

11. Qu’Indra, accompagné des Marouts et de Twachtri, que Mitra et Aryaman aiment nos holocaustes.

12. Ô sage sacrificateur, ô Agni, honore la divine famille par de justes et convenables hommages.

13. Ô Viswadévas, qui habitez l’air et le ciel, (dieux) adorables, qui avez Agni pour langue, écoutez ma prière, et réjouissez-vous, assis sur ce gazon.

14. Que les vénérables Viswadévas, que le Ciel et la Terre, et le petit-fils des Ondes, entendent mes vœux. Que vos noms soient invoqués partout, et que nous puissions nous réjouir de votre présence et de vos secours.

15. Que ces grands dieux de la terre, du ciel et des ondes[24], possesseurs des trésors magiques d’Ahi, exaucent nos vœux, et pourvoient chaque jour à notre existence.

16. Ô Agni et Pardjanya, également adorables, écoutez nos louanges ; comblez les vœux que nous formons dans ce sacrifice. L’un (de vous) fait naître les aliments, l’autre les mûrit. Donnez-nous une abondance qui nourrisse un grand nombre d’enfants.

17. Ô Viswadévas adorables, pour vous j’ai étendu le gazon, j’ai allumé le feu (sacré), et je vous ai honorés par mon hymne et par mes invocations. Réjouissez-vous aujourd’hui de notre sacrifice et de nos holocaustes.


HYMNE VI.
À Poûchan, par Bharadwâdja.
(Mètres : Gâyatrî et Anouchtoubh.)

1. Ô maître de la voie (sainte), ô Poûchan, nous te chargeons, comme un char, de prières et d’offrandes.

2. Fais que nous ayons pour maître de maison un (homme) bienfaisant, riche en trésors et en guerriers, fortuné, et se distinguant par ses présents.

3. Ô brillant Poûchan, force l’avare à devenir généreux ; adoucis l’âme de Pani[25].

4. Ô (dieu) terrible, ouvre les voies à l’abondance que nous attendons ; donne la mort à nos ennemis. Que nos prières se trouvent exaucées.

5. Ô (dieu) sage, perce avec ton glaive le cœur des Panis. Sois vainqueur pour nous.

6. Oui, Poûchan, frappe de ton glaive le cœur de Pani. Sois vainqueur pour nous.

7. Ô (dieu) sage, viens et perce le cœur des Panis. Sois vainqueur pour nous.

8. Ô brillant Poûchan, tu portes un glaive qu’aiguise le sacrifice[26] ; perce le cœur de cette méchante race.

9. Ô brillant (Poûchan), nous demandons les trésors que nous ouvre ton glaive, frappant le sein de la vache (céleste), et nous distribuant son lait.

10. Fais par ta force que notre prière soit pour nous féconde en vaches, en chevaux, en aliments, en guerriers.


HYMNE VII.
À Poûchan, par Bharadwâdja.
(Mètre : Gâyatrî.)

1. Ô Poûchan, donne-nous la direction d’un sage, qui nous conduise dans la droite voie, et qui nous indique le bien que nous avons perdu.

2. Favorisés par Poûchan, puissions-nous trouver (cet homme) qui nous conduise aux maisons (où est renfermé notre bien perdu), et qui nous les désigne !

3. Le tchacra[27] de Poûchan est toujours fort ; le fourreau est loin de s’user ; le tranchant n’en est jamais émoussé.

4. Poûchan ne fait aucun mal à celui qui l’honore par l’holocauste. Cet homme est le premier qu’il favorise de ses dons.

5. Que Poûchan veille sur nos vaches. Que Poûchan conserve nos coursiers. Que Poûchan nous donne l’abondance.

6. Que Poûchan sauve les vaches de celui qui l’honore par le sacrifice et la libation, et de nous-mêmes, qui le glorifions.

7. Que personne n’ose les frapper, ni leur faire aucun mal, ni les pousser dans le puits. Viens à nous avec des (vaches) magnifiques.

8. Nous invoquons Poûchan, ce sauveur qui sait nous entendre, qui possède des biens solides, qui est le maître de la richesse.

9. Ô Poûchan, nous sommes tes serviteurs et tes chantres. Que nous soyons toujours sauvés !

10. Que Poûchan étende dans le ciel sa main droite, et qu’il nous remette dans la possession du (bien) que nous avons perdu.


HYMNE VIII.
À Poûchan, par Bharadwâdja.
(Mètre : Gâyatrî.)

1. Ô brillant enfant des Ondes[28], viens t’unir à ton chantre, et charge-toi de porter notre sacrifice.

2. Nous invoquons le (dieu) orné d’une aigrette, qui est pour nous le plus rapide des chars, le maître de l’opulence, l’ami de la richesse.

3. Ô (dieu) brillant, qui as des chèvres pour coursiers, tu es un torrent de biens, un trésor de richesses. Tu es l’ami de ceux qui encouragent la voix des poëtes.

4. Nous chantons Poûchan, qui a des chèvres pour coursiers, qui est riche en aliments, et qui est amoureux de (l’Aurore), sa sœur.

5. J’ai invoqué l’époux de la mère[29] ; que l’amant de la sœur[30] nous entende. Il est le frère d’Indra et mon ami.

6. Que les chèvres attelées au char de Poûchan amènent ce dieu qui fait la richesse du monde.


HYMNE IX.
À Poûchan, par Bharadwâdja.
(Mètres : Gâyatrî et Anouchtoubh.)

1. Il n’est point de Dieu qui soit loué comme Poûchan par le poëte qui le chante en lui offrant les gâteaux (sacrés).

2. Le premier des conducteurs de chars, le maître de la piété, Indra s’associe avec Poûchan pour la perte de ses ennemis.

3. Que le Soleil, le meilleur des écuyers, lance son tchacra d’or sur cette vache (céleste) dont le corps se compose de nœuds[31].

4. Ô (dieu) prudent et secourable, partout célébré, nous t’invoquons aujourd’hui. Daigne remplir nos vœux.

5. La race (humaine) demande les vaches (célestes) ; fais que son désir soit satisfait. Poûchan, ta gloire est au loin répandue.

6. Nous implorons ta bénédiction, qui éloigne le mal et rapproche le bien. (Nous l’appelons) aujourd’hui, (comme nous l’appellerons) demain, par tout l’ensemble de nos sacrifices.


HYMNE X.
À Indra et Poûchan, par Bharadwâdja.
(Mètre : Gâyatrî.)

1. Invoquons Indra et Poûchan pour obtenir leur amitié, leur bénédiction et l’abondance dont ils disposent.

2. Que l’un des deux vienne s’asseoir pour boire le soma extrait du pressoir ; que l’autre prenne un gâteau[32].

3. Des chèvres transportent l’un ; l’autre est traîné par deux chevaux azurés, et triomphe ainsi de ses ennemis.

4. Quand le généreux Indra amène les grandes Ondes, que Poûchan soit son compagnon.

5. La bienveillance du magnifique Poûchan et d’Indra est pour nous comme la branche (d’un grand arbre qui nous couvre de son ombre).

6. Comme l’écuyer attache (son coursier) avec les rênes, nous attachons Poûchan et Indra à notre cause (par le sacrifice).


HYMNE XI.
À Poûchan, par Bharadwâdja.
(Mètres : Djagatî et Trichtoubh.)

1. Adorable Poûchan, tu as deux formes, l’une blanche, l’autre noire. Tu as en ton pouvoir le Jour et la Nuit, pareil à (l’astre) éclatant de lumière. Ô (dieu) rempli d’une douce opulence, tu règnes sur toutes les apparences magiques (des nuages). Que ta munificence se déclare pour nous.

2. Poûchan, traîné par des chèvres, est le gardien des troupeaux ; il remplit les maisons des trésors de son abondance ; il exauce les vœux (de son serviteur), et domine sur le monde entier. Le Dieu lance son trait aigu, et va embrassant de son regard l’univers.

3. Ô Poûchan, sur tes vaisseaux dorés tu traverses l’océan de l’air, et tu pénètres (la Nue), qui cherche à séduire[33] le Soleil ; tu as le désir de créer (pour nous) l’abondance.

4. Poûchan est le bon parent du Ciel et de la Terre, le maître magnifique de la nourriture (sainte), (dieu) distingué par sa beauté, que les Dévas ont formé, et donné à la fille de Soûrya, plein de force et d’activité.


HYMNE XII.
À Indra et Agni, par Bharadwâdja.
(Mètre : Anouchtoubh et Vrihatî.)

1. Au milieu des libations, je chante vos exploits. Les pères (des Asouras)[34], ennemis des Dieux, ont été tués par vous. Indra et Agni, vous vivez.

2. Ô Indra et Agni, votre grandeur est fameuse. Vous avez le même père, vous formez un couple de frères dont les mères sont différentes.

3. Vous habitez ensemble le séjour de la libation, vers laquelle vous accourez, comme de rapides coursiers arrivent au pâturage. Ô Indra et Agni, dieux armés de la foudre, nous vous appelons à notre secours.

4. Ô Indra et Agni, ô dieux qui grandissez par le sacrifice, et qui aimez la gloire, vous approuvez la louange de celui qui, au milieu des libations, chante en votre honneur un hymne joyeux.

5. Ô Indra et Agni, quel mortel peut apprécier votre œuvre divine ? Unis sur le même char, vous y attelez des chevaux de forme différente[35].

6. Ô Indra et Agni, voici que vient le premier des êtres animés, (la déesse) qui n’a point de pieds[36] (et qui n’a qu’une tête). Elle quitte cette tête, dont la langue résonne harmonieusement, et se trouve marchant sur trente pieds.

7. Ô Indra et Agni, les guerriers tendent l’arc avec leurs bras (nerveux). Ne nous abandonnez pas dans ce conflit, quand il s’agit de conquérir les vaches.

8. Ô Indra et Agni, de cruels ennemis me brûlent de leurs traits impies. Éloignez leurs inimitiés ; retranchez-les (de la vue) du Soleil.

9. Ô Indra et Agni, vous avez des richesses célestes, qui nous procurent tous les plaisirs de la vie.

10. Ô Indra et Agni, vous que célèbre notre hymne et qui écoutez nos louanges et nos invocations, venez au bruit de nos prières boire notre soma.


HYMNE XIII.
À Indra et Agni, par Bharadwâdja.
(Mètres : Trichtoubh, Gâyatrî, Vrihatî et Anouchtoubh.)

1. Qu’il soit vainqueur de Vritra et jouisse de l’abondance, celui qui honore Indra et Agni, fameux par leur vigueur, maîtres de l’opulence, souverains puissants, et, dans leur puissance, dispensateurs de la force et de la fortune.

2. Ô (Indra) et Agni, vous avez combattu pour recouvrer les Vaches (célestes), les Ondes, la Clarté, les Aurores qui nous avaient été enlevées. Ô Indra, ô Agni, portés par de (vigoureux) coursiers, vous avez découvert les Régions (célestes), la Clarté, les belles Aurores, les Ondes, les Vaches (divines).

3. Ô Indra et Agni, vainqueurs de Vritra, venez avec cette force qui donne la victoire, avec les dons (que vous nous destinez). Ô Indra et Agni, comblez-nous des biens les plus beaux, les plus grands.

4. Ô Indra et Agni, j’invoque des (dieux) dont les antiques exploits sont célébrés. Vous ne voulez pas notre perte.

5. Ô Indra et Agni, nous vous invoquons, (dieux) terribles et funestes à vos ennemis. Daignez nous favoriser.

6. Ô (vénérables) Aryas[37], maîtres de la piété, vous donnez la mort à vos ennemis, aux lâches (Dasyous), à tous vos adversaires.

7. Ô Indra et Agni, que ces louanges vous touchent. (Dieux) fortunés, buvez nos libations.

8. Ô vaillants Indra et Agni, venez vers votre serviteur avec vos coursiers que le monde attend avec impatience.

9. Ô vaillants Indra et Agni, arrivez à notre sacrifice pour boire le soma que nous vous versons.

10. (Ô prêtre), fléchis (le dieu) qui de ses rayons enveloppe le bûcher, et qui noircit (son sentier) avec sa langue.

11. Le mortel qui devant le foyer honore la force d’Indra voit heureusement arriver les ondes qui lui apportent l’abondance.

12. Ô Indra et Agni, poussez vers nous les rapides coursiers qui vous portent, et qu’ils nous versent vos trésors d’abondance.

13. Ô Indra et Agni, je vous invoque tous deux ; je veux, par mes libations, obtenir votre opulente faveur. J’implore votre bienfaisance, vous qui distribuez aux hommes et des aliments et des richesses.

14. Ô dieux amis et fortunés, Indra et Agni, venez à nous avec des présents de vaches et de chevaux. Prouvez que nous avons raison de compter sur votre amitié.

15. Ô Indra et Agni, écoutez l’invocation de celui qui vous honore par son sacrifice et ses libations. Venez, arrivez à nos holocaustes, et buvez le miel de notre soma.


HYMNE XIV.
À Saraswatî, par Bharadwâdja.
(Mètres : Djagatî, Trichtoubh et Gâyatrî.)

1. Saraswatî a donné à son serviteur Badhryaswa (un fils), Divodâsa, rapide à la course, et diligent à remplir son devoir. Elle a frappé à mort l’avare Pani, qui ne pensait qu’à son propre intérêt. Telle est, ô Saraswastî, ta puissance bienfaisante.

2. Saraswatî avec sa force puissante, avec les torrents de ses ondes[38], brise le sommet des montagnes comme de simples branches. Honorons par nos hymnes et nos œuvres (pieuses), (appelons) à notre secours (cette déesse) qui va aux extrémités (du ciel) frapper (les Asouras).

3. Ô Saraswatî, terrasse les enfants de l’ennemi des dieux, de Brisaya, le grand magicien. (Ô déesse) entourée d’offrandes, tu as trouvé les moyens de guérir les mortels. À nos ennemis tu as versé du poison.

4. Ô divine Saraswatî, gardienne de la Prière et maîtresse de l’Abondance, sauve-nous en pourvoyant à notre existence.

5. Ô divine Saraswatî, (conserve) celui qui t’invoque, ainsi qu’Indra, en te présentant l’offrande pour obtenir la mort de Vritra.

6. Ô divine Saraswatî, ô (déesse) entourée des aliments (sacrés), garde-nous dans les combats. Ainsi que Poûchan, sois bienfaisante pour nous.

7. Ainsi la terrible Saraswatî, au char doré, triomphe de Vritra et se réjouit de nos louanges.

8. Telle qu’un torrent immense, admirable, brillant, impétueux, elle s’en va en murmurant[39].

9. Que Saraswatî triomphe de tous nos ennemis, et, sainte directrice, qu’elle conduise ses autres sœurs[40], comme le Soleil amène les Jours.

10. Ainsi, que Saraswatî, sœur aimable et honorée parmi les sept sœurs, soit l’objet de nos hommages.

11. Que Saraswatî, qui remplit de ses rayons les espaces du ciel, de la terre et de l’air, nous protége contre l’ennemi.

12. Elle a trois foyers[41], elle est composée de sept membres[42]. Elle protége les cinq espèces d’êtres. On l’invoque au milieu des combats.

13. Elle s’élève par sa grandeur au milieu de ses sœurs. Ses œuvres puissantes la distinguent parmi les autres. Large, remplie comme un vaste char, Saraswatî mérite la louange du sage.

14. Ô Saraswatî, tu nous conduis vers le bien. Ne nous humilie point. Abreuve-nous du lait (céleste). Conserve nos amitiés de famille, et ne nous laisse pas (dans le témoignage de ton estime) une place inférieure.

  1. Le commentateur croit que ce distique renferme une apostrophe aux Marouts. Je pense que c’est une invitation aux ministres du sacrifice à faire les deux espèces d’offrandes, la libation et les mets solides.
  2. Déva, c’est-à-dire homme distingué, soit comme prince, soit comme prêtre.
  3. C’est-à-dire du Nuage. Prisni est la Prithivî céleste, la mère des Marouts.
  4. Un des manuscrits donne un dernier distique, que les autres ne reproduisent pas.
  5. Nom du nuage.
  6. Virapatnî. Le commentaire donne de ce mot diverses explications.
  7. C’est-à-dire Prithivî. Ce mot s’emploie pour l’air et le ciel, comme pour la terre.
  8. J’ai entendu de cette manière le mot ochadî, que le commentateur entend plutôt des plantes qui sont à l’usage de l’homme et que le dieu fait pousser pour lui.
  9. C’est un des noms du Sacrifice.
  10. Dwidjanman (Dwayorlokâyordjâyamânah).
  11. Épouse de Roudra, la même que Prisni. Voy. plus haut, page 293, col. 1, notes 1 et 4.
  12. C’est-à-dire les libations.
  13. Ce distique s’adresse aux Aswins, surnommés Nâsatyas.
  14. Autrement Prisni, ou la Nue.
  15. Nom du Vent.
  16. C’est-à-dire Agni.
  17. Appelés Vasous. J’ai pensé que ce mot n’est qu’une épithète.
  18. Le texte porte le mot vrika, qui signifie loup. Le commentateur explique ce mot par sténa. Je croirais assez qu’il ne s’agit point ici d’un brigand mortel, mais du génie du mal, d’un dasyou malfaisant, dont la femme (Vrikâ) serait Nirriti.
  19. Ici est le mot Vrika, et l’application qu’on doit en faire me paraît certaine.
  20. C’est, dit le commentateur, un Richi, peut-être fils de Ridjiswan.
  21. Le commentaire croit que l’apostrophe s’adresse à Soma.
  22. Le commentateur rappelle, par l’épithète Nadiroûpâ, la légende qui fait de Saraswatî une rivière.
  23. Dans le mot soûnavah le commentateur trouve le sens de fils de Pradjâpati.
  24. C’est-à-dire de l’air, où sont les nuages.
  25. Ce mot, qui signifie avare et marchand, est employé pour désigner les Asouras, qui prennent les nuages et veulent les retenir au préjudice des hommes. Je ne pense pas qu’il puisse être pris d’une manière générale pour un impie, avare de ses présents.
  26. L’épithète brahmatchodanî a été traduite d’une manière qui est moins ordinaire : quem excitat res sacra, et non pas qui excitat rem sacram. Le commentaire entend le mot brahma avec le sens de nourriture (annam), et il dit que le glaive de Poûchan nous envoie la nourriture (annasya prérayitri).
  27. Le tchacra est une espèce d’arme, en forme de disque aiguisé sur les bords.
  28. Je traduis ainsi le mot vimoutch, et je crois que ce mot signifie libations. Le commentateur pense qu’il est question du Nuage qui s’ouvre pour donner naissance au Soleil.
  29. Je suppose que c’est la vache du sacrifice, ou peut-être la Terre : car je ne pense pas devoir admettre l’opinion du commentateur, qui regarde la Nuit comme étant cette mère. La Nuit, précédant le Jour ou le Soleil, est regardée comme une mère pour lui.
  30. C’est-à-dire l’Aurore.
  31. Le Nuage, qui a ici pour épithète Paroucha ; comme il est personnifié sous le nom de Parwata.
  32. Ce gâteau porte le nom de carambha, formé d’orge, de lait caillé ou de beurre, ghritamisrah yavasaktouh.
  33. Il m’a semblé que le mot doûti avait ici le sens de messagère d’amour. La Nue absorbe les rayons du soleil au préjudice de la Terre. C’est un amour furtif et illégitime, dont Poûchan la punit.
  34. Traduction du mot pitarah, que le commentaire traduit par himsacâh en le rapportant aux Asouras.
  35. Ce char est l’année ; les chevaux doivent être les jours, de grandeur différente, ou les diverses révolutions des temps.
  36. Voy. page 139, col. 2, note 2. L’Aurore, en disparaissant au bruit de la Prière du matin, se métamorphose en trente Mouhoûrttas, ou heures, qui composent la Journée, et sont comme les pieds sur lesquels elle s’avance. L’Aurore, qui est sa tête, n’a point de pieds, pada. Elle n’a qu’une existence éphémère à l’Orient, et ne marche pas dans le ciel.
  37. Voy. page 64, col. 2, note 2.
  38. Sarawatî ne me paraît pas avoir été considérée comme une rivière ; seulement elle préside aux torrents des libations versées dans le sacrifice.
  39. Voir la note ci-dessus.
  40. Ce sont les saintes Prières, épouses des Dieux. Le commentateur dit qu’il est ici question des Mesures sur lesquelles se chantent les hymnes, à cause du nombre sept mentionné dans le distique qui suit.
  41. Le commentaire croit qu’il est question des trois mondes.
  42. Ce sont les sept espèces de mètres.