100%.png

Romantiques, Pétrus Borel, Alexandre Dumas/Écrits relatifs à Dumas

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

ÉCRITS RELATIFS À DUMAS




Dumas a été, de tous les écrivains peut-être, le plus attaqué et le plus injurié. Cela l’inquiétait peu et l’empêchait encore moins de produire.

Les écrits relatifs à Dumas, dont nous donnons la liste ci-après, sont, à l’exception de ceux de MM. Ghincholle et J. Janin, des libelles diffamatoires dont le temps a déjà fait justice pour la plupart, et dont deux ou trois seulement survivront grâce à l’esprit de leurs auteurs.

Fabrique de Romans, Maison Alex. Dumas et Cie, par Eugène de Mirecourt. — Paris, 1845. in-8, broché, 6 fr.

La traite des Blancs, Comédie en trois actes, en vers, Zédiée à la maison Alex. Dumas et Compagnie, par Aim. Bourdon. — Paris, 1865. in-12, broché, 6 fr.

Procès Buloz contre Alexandre Dumas ; 1854.

M. Buloz et M. Alex. Dumas. — In-8 de 15 p. ; publié dans le Journal des Artistes, 15 décembre 1844.

Le soleil Alexandre Dumas, par Clémence Badère ; 1855. 1 vol. in-8.

Le Critique J. Janin et le dramaturge Alexandre Dumas, à propos des Demoiselles de Saint-Cyr, comédie en cinq actes, 1843.

Réponse d’un Cochon à M. Alexandre Dumas ; 1848. — 1 feuillet in-folio.

Le Mousquetaire, journal de M. Alexandre Dumas. — 26 janvier 1851.

Diatribe contre Buloz et la rédaction de la Revue des Deux Mondes.

Le Chevalier de Maison Rouge, portraits et costumes des artistes jouant dans le drame. — Théâtre historique 1847. 14 pl. in-8.

La suite des pièces ci-dessus formait le n° 265 du catalogue Liepmannssohn, 1872.

Galerie des contemporains illustres, par un Homme de rien (L. de Loménie). — M. Alexandre Dumas ; 1843. — Alexandre Dumas, par Mirecourt ; 1856. — Notices sur Alexandre Dumas, par Cayla, (Petit Journal du 13 février 1862). — Alexandre Dumas aujourd’hui, par Ch. Chincholle, avec photographies par P. Petit ; 1869 ; g. in-8.

Jules Janin et Alexandre Dumas ; mars 1871. Portrait à l’eau-forte par Flameng. — Paris, librairie des bibliophiles, rue Saint-Honoré, 338 ; 1871. Imprimerie de Jouaust. 1 vol. in-12 de 94 p.. chiff., pap. vergé, 3 fr.

Tiré à 500 exemplaires, plus 15 sur Chine et 15 sur Whatman. Joli volume. Comme ouvrage, c’est de la phraséologie pure ; pas une date, pas un fait, pas un seul renseignement utile.

Alexandre Dumas roi de Naples. — Paris, Dentu, 1860. Brochure anonyme, g. in-8 de 32 p.

M. Alexandre Dumas sur la sellette, par Juvénal. — Paris, rue Saint-Honoré, n° 70, 1845 ; g. in-8 de 13 p., en vers.

Alexandre Dumas embêté, par M. Croton-Duvivier. — Paris, 1855. In-8 de 16 p.

Voltaire turlupiné par Alexandre Dumas. Publication nouvelle de M. Croton-Duvivier. — Paris, Charles Nolet, 1855. In-8 de 20 p.

Alexandre Dumas dévoilé par le Marquis de la Pailleterie, marchand de lignes pour la France et l’exportation, ex-missionnaire français en Espagne et en Afrique, tueur de lions, protecteur d’Abd-el-Kader, sauveur des sauvés, plaqué de l’ordre de Charles III, pendu du Nicham, chevalier d’une Légion d’honneurs et d’une foule d’autres pailleteries. — Paris, à la librairie du passage du Grand-Cerf, 1847. Un vol. in-12 de 36 p. ; rare, 6 fr.

Très amusante et spirituelle diatribe sur les voyages et les procès de Dumas, alors à l’apogée de ses succès. — Mérite d’être recueillie.

Les dépêches échangées entre le maréchal Bugeaud, le ministre de la marine, de la guerre, et le contre-amiral Rigodit, au sujet du Véloce et d’Alex. Dumas, ont été publiées dans la Revue Rétrospective. La lettre du maréchal Bugeaud réduit à sa juste valeur cet incident dont l’importance avait été exagérée par les passions du moment.

Plaidoirie de Me Crémieux, défenseur de MM. Michel Lévy frères. — Paris, 1857, in-4 de 68 p. ; rare. 6 fr.

Importante pour l’histoire des œuvres de Dumas.

Examen phrénologique du caractère d’Alexandre Dumas, par M. A. Castle, M. D. — Londres 1855 ; in-8 de 23 p., écrit en anglais.

Dumas a donné la traduction de cette notice dans ses Causeries.



En terminant notre travail bibliographique sur Alexandre Dumas, nous avons à cœur de reconnaître et de déclarer toute l’insuffisance de ce travail qui doit être considéré comme une ébauche, avancée dans certaines parties, mais à peine indiquée dans d’autres. Le théâtre de Dumas peut encore se trouver en éditions originales, mal conservées le plus souvent, mais suffisantes pour les indications bibliographiques. Il n’en est pas de même des romans tirés à 1200 exemplaires pour les cabinets de lecture. Les meilleurs, lus avidement, maculés, déchirés, sont à peu près perdus ; malgré les recherches actives de nos libraires, et le désir que nous avions de les posséder ou tout au moins de les voir, c’est à peine si nous avons pu nous procurer la moitié des romans de Dumas, en éditions originales et brochées, dans une période de quinze années ; et encore devons-nous nous estimer heureux d’avoir eu cette chance.

Le concours bienveillant de nos confrères nous permettra sans doute de combler les lacunes et de réparer les nombreuses erreurs qu’il était impossible d’éviter en l’absence de documents complets.