Scènes de la nature dans les États-Unis et le Nord de l’Amérique/Le Pélican blanc

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LE PÉLICAN BLANC D’AMÉRIQUE.


J’éprouve un vrai plaisir, cher lecteur, à vous certifier que notre Pélican blanc, considéré jusqu’ici comme le même que celui qui habite l’Europe, en est totalement différent. Après m’être bien assuré de ce fait, j’ai cru pouvoir l’honorer du nom de ma patrie bien-aimée ; et puisse, sur nos vastes fleuves, ce magnifique oiseau errer toujours libre et paisible, jusqu’aux temps les plus reculés, comme il l’a fait depuis les âges ténébreux de la mystérieuse antiquité !

Dans son introduction au second volume de la Faune boréale américaine, le docteur Richardson nous apprend que le Pelecanus onocrotalus (aujourd’hui Pelecanus americanus) se trouve par grandes troupes, durant tout l’hiver, dans les régions du Nord. À la page 472, cet intrépide voyageur nous dit que les Pélicans sont nombreux dans l’intérieur de ces mêmes contrées, en remontant jusqu’au seizième degré, mais qu’ils approchent rarement à moins de deux cents milles de la baie d’Hudson. Ils déposent leurs œufs sur les rochers des îles, à la chute des cascades, là où ils n’ont guère à craindre d’être inquiétés ; et cependant ce ne sont pas des oiseaux farouches. Mon savant ami parle aussi de la longue protubérance osseuse qu’ils portent sur la mandibule supérieure, et quoique ni lui ni M. Swainson ne fassent ressortir les autres différences bien réelles qu’on remarque entre cette espèce et celle d’Europe, il constate néanmoins que l’existence de cette dernière particularité n’a point été signalée chez le Pélican blanc de l’ancien continent.

Il y a déjà plus de trente ans, lorsque je me retirai pour la première fois dans le Kentucky, je voyais très fréquemment de ces Pélicans sur les bancs de sable de l’Ohio et sur les rochers qui brisent le cours de cette majestueuse rivière, à l’endroit qu’on appelle les Rapides, situés entre Louisville et Shippingport ; et même quelques années plus tard, lorsque je m’établis à Henderson, ils étaient si abondants, qu’il m’arriva souvent d’en tuer plusieurs d’un seul coup, sur un banc de sable bien connu derrière lequel s’abrite l’île de la Crique au canot. En ces jours fortunés de ma première jeunesse, que d’heures délicieuses j’ai passées en les guettant ! Il me semble y être encore ; et quand j’y songe, je relis avec moins de fatigue les notes éparses dans mon journal tant de fois feuilleté.

Rangés en lignes brisées sur les bords du banc de sable, se tiennent une centaine de Pélicans aux larges pieds. Les riches teintes de l’automne décorent les arbres aux alentours ; et à les voir réfléchies comme des fragments de l’arc-en-ciel, on dirait qu’elles remplissent de leurs nuances variées les profondeurs mêmes du fleuve qui laisse dormir ses ondes. L’orbe du jour n’a plus que des rayons rougeâtres et voilés : c’est le commencement de l’été indien, cette heureuse saison, plus qu’aucune autre, charmante et sereine, et semblable à l’automne de la vie qui, pour un véritable amant de la nature, est, en effet, l’époque la plus pure et la plus calme de l’existence. Les Pélicans rassasiés se mettent à nettoyer leur plumage, attendant avec patience que la faim les presse de nouveau. Si l’un d’eux, par hasard, vient à bâiller, aussitôt, et comme par sympathie, tous, les uns après les autres, ouvrent leur large bec et s’en donnent longuement et à leur aise ; puis ils recommencent à se parer, à lisser leurs plumes, en les étirant tout du long entre leurs mandibules, jusqu’à ce qu’enfin tout soit bien en ordre, comme s’ils se préparaient à figurer dans quelque grande cérémonie. Cependant le soleil va bientôt disparaître, et sa lumière rougeâtre ne colore plus que les dernières cimes des arbres. L’estomac des Pélicans réclame à grands cris, et pour le satisfaire, il faut maintenant travailler : ils se lèvent avec effort sur leurs jambes semblables à des piliers, et entrent pesamment dans l’eau. Mais quel changement soudain ! Voyez comme ils flottent, agiles et légers ; leurs lignes se déploient, et de leurs pieds larges comme des rames ils se poussent en avant. Là-bas, dans cette anse que forme le fleuve, sautillent les petits poissons, sur l’onde paisible, saluant peut-être à leur manière le départ de l’astre du jour, peut-être cherchant quelque chose pour leur souper. Il y en a des milliers ; et leurs ébats mêmes, faisant étinceler les eaux, trahissent leur présence et appellent les ennemis. Aussitôt les Pélicans, sachant combien la proie aux brillantes écailles est prompte à leur échapper, élèvent au vent leurs vastes ailes, s’élancent en donnant de vigoureux coups de pieds, enferment les pauvres poissons dans les eaux basses, le long du rivage, puis ouvrant leurs énormes poches, comme autant de filets, en prennent et en dévorent des centaines à la fois.

N’est-il pas étonnant qu’on trouve ces oiseaux s’occupant à leurs nids, dans les régions du Nord, précisément vers la même époque où on les rencontre sur les baies intérieures du golfe du Mexique ? Le 2 avril 1832, j’en vis un grand nombre près de l’embouchure sud-ouest du Mississipi ; et quelques années après je les retrouvai, au même moment, sur chaque île, chaque baie ou rivière, en m’avançant vers le Texas ; ensuite, au 1er mai, j’en aperçus quelques-uns sur la baie de Galveston. Il y a plus : lors de mon excursion à l’île Grand-Terre, M. Audry, planteur, qui depuis longtemps y demeurait, m’assura que, presque à chaque mois de l’année, on voyait des Pélicans blancs sur ces rivages. Serait-ce donc que, dans les oiseaux de cette espèce, comme dans beaucoup d’autres, les individus stériles restent dans des localités entièrement abandonnées par ceux qui ont la faculté de se reproduire ? Ces derniers, en effet, nous le savons, gagnent les montagnes Rocheuses, les latitudes les plus froides ; et c’est là qu’ils nichent. Ou bien, parmi ces Pélicans, de même que cela se voit chez diverses espèces de nos canards, en est-il qui, pour élever leur couvée, demeurent dans les contrées méridionales, obéissant ainsi à un instinct secret ou à quelque particularité d’organisation ? Ah ! lecteur, que nous savons peu de chose encore des merveilleuses combinaisons dont la nature dispose pour assurer, en toute circonstance, le bien-être et la félicité de chacune des créatures qui lui doivent l’existence !

Mon ami John Bachman dit, dans une note qu’il m’adressait : Cet oiseau est maintenant beaucoup plus rare, sur nos côtes, qu’il n’était il y a une vingtaine d’années, puisque diverses personnes m’ont affirmé qu’il nichait anciennement sur les bancs de sable de nos îles aux oiseaux. En 1814, le 1er juillet, j’en vis une troupe sur les bancs de Bull’s-Island, et j’en tuai deux vieux dans leur plumage complet. Je crois même qu’ils avaient leurs œufs sur l’un de ces bancs qui malheureusement avait été submergé, la veille, par une marée de printemps que poussait un vent impétueux.

Il y a dix ou douze ans, on tua un couple de ces Pélicans blancs, non loin de Philadelphie, sur la Delaware. Ce sont, autant que je puis croire, les seuls de cette espèce qu’on ait encore vus dans nos États du centre, où même le Pélican brun ne passe jamais. Je ne sache pas qu’aucun individu de l’une ou l’autre espèce se soit montré nulle part sur nos côtes de l’Est. De tous ces faits on peut conclure que les Pélicans blancs gagnent les régions nord de la baie d’Hudson, en voyageant vers l’intérieur des terres, et surtout en longeant au printemps, le cours de nos grandes rivières de l’Ouest ; ce qu’ils font aussi, quoique d’un vol moins rapide, en automne.

À bien réfléchir, ne doit-on pas penser que les migrations d’un grand nombre de nos oiseaux, aujourd’hui du moins, sont en partie artificielles ; et que, pour la plupart, ces myriades d’oies, de canards et autres que nous voyons, chaque printemps, quitter nos districts méridionaux pour remonter vers le Nord, avaient autrefois l’habitude d’établir leur nid et de se fixer partout où, quelle que fût la latitude, ils trouvaient les conditions du climat favorables ? Quant à moi, je crois que, si ces pauvres bêtes s’enfoncent à présent dans des régions du globe sauvages et inhabitées, c’est pour fuir les difficultés et les dangers qu’ils rencontrent dans la multiplication sans cesse croissante de notre espèce ; ils vont chercher de lointaines retraites où ils puissent jouir de la paix et de la sécurité nécessaires pour élever leur innocente famille, et qui, de nos jours, leur sont refusées aux lieux qu’anciennement ils possédaient.

Le Pélican blanc ne fond jamais sur sa proie en volant, comme fait le Pélican brun. Il pêche généralement de la manière que nous venons d’indiquer, en modifiant toutefois son procédé d’après les circonstances, telles que le besoin de veiller à sa sûreté et la rencontre accidentelle de bancs de poissons, dans les bas-fonds qu’une troupe peut entourer. Jamais non plus ils ne plongent pour prendre leur nourriture, mais enfoncent seulement la tête dans l’eau, aussi loin que le cou peut atteindre, pour la retirer aussitôt qu’ils ont attrapé quelque chose, ou qu’ils ont manqué le but, car ils ne la tiennent presque jamais hors de vue plus d’une demi-minute. Sur les rivières, ils cherchent ordinairement au long des bords, mais le plus souvent en nageant profondément ; et alors ils avancent bien plus rapidement que sur le sable. Tandis qu’ils nagent ainsi, vous les voyez allonger le cou et ne montrer que la mandibule supérieure au-dessus de l’eau, l’inférieure restant tendue horizontalement et prête à recevoir tout ce que le hasard amène dans la grande poche qui pend en dessous.

Ces oiseaux pêchent indifféremment, soit le long des eaux douces, soit sur les rivages de la mer ; et, dans ce dernier cas, il est bon que vous sachiez comment ils s’y prennent. Au mois d’avril 1837, sur l’île de Barataria, je remarquai une troupe de Pélicans blancs en compagnie de Pélicans bruns, et qui tous étaient à l’œuvre pour chercher leur nourriture, ceux-ci travaillant comme à l’ordinaire, et les premiers de la manière suivante : ils nageaient à la fois contre le vent et le courant, les ailes en partie ouvertes, le cou tendu, et ne laissant voir que leur mandibule supérieure, tandis que l’inférieure écumait l’eau en dessous, comme une véritable nasse ; puis ils l’élevaient de temps en temps, la rapprochaient de l’autre, et toutes deux se rencontrant dans une position perpendiculaire, l’eau s’en échappait ; enfin, par un second mouvement du bec en haut, le poisson se trouvait englouti. Après avoir ainsi balayé un espace d’environ cent pas, en ligne déployée et nageant parallèlement l’un à l’autre, ils prenaient l’essor, tournoyaient quelque temps dans le voisinage, et bientôt redescendaient à l’endroit où ils avaient commencé la pêche, pour répéter les mêmes manœuvres. Ils se tiennent plus loin du rivage que les Pélicans bruns, et dans de plus hautes eaux ; cependant il s’en détachait parfois quelqu’un de ces derniers qui, en poursuivant un poisson, s’approchait tout près des autres, sans qu’ils se témoignassent entre eux le moindre mauvais vouloir. Je les observai pendant plus d’une heure, caché derrière de grosses souches ; et quand leur repas fut terminé, ils s’envolèrent tous de compagnie vers une autre île, sans doute pour y passer la nuit, puisqu’ils sont les uns et les autres des oiseaux diurnes. Une fois repus, ils gagnent la rive, les petites îles dans les baies et les rivières, ou bien se posent sur des troncs d’arbres flottants à la surface des basses eaux, mais à une bonne distance du bord ; et dans ces différents cas, ils aiment à se tenir ensemble et très rapprochés les uns des autres.

Il m’était absolument indispensable d’en avoir plusieurs spécimens, pour pouvoir en donner une bonne description anatomique ; et j’avais mis en réquisition tous les gens de l’équipage, leur recommandant de m’en tuer le plus qu’ils pourraient. Mais voyant que, malgré toutes ces précautions, je n’avais encore pu m’en procurer un seul, je me décidai à tenter moi-même une expédition avec quelques hommes choisis. J’avais entendu dire à nos matelots que de grandes troupes de ces oiseaux fréquentaient les îlots intérieurs de la baie de Barataria : en conséquence, je fis équiper un bateau, et mon ami Édouard Harris, mon fils et moi, nous partîmes pour les chercher. Effectivement nous ne tardâmes pas à en apercevoir un nombre considérable sur de gros tas de souches ; mais il n’était pas facile d’en approcher, à cause du peu de profondeur que présentait l’eau, à près d’un demi-mille autour de nous. Cependant, avec toute la précaution possible, nous parvînmes à nous avancer suffisamment ; et je l’avoue, j’éprouvai un singulier plaisir en me retrouvant, une fois encore, à portée de fusil d’une troupe de Pélicans blancs. Et vous non plus, cher lecteur, vous n’eussiez pu vous défendre d’un vif intérêt, en voyant le calme et la gravité de ces oiseaux dont plus d’une centaine couvraient confusément de larges piles de bois, ou s’étendaient en longues files sur un étroit banc d’huîtres. Ils reposaient appuyés sur la gorge ; mais en nous voyant approcher, ils se levèrent prudemment de toute leur hauteur ; quelques-uns se laissèrent glisser de dessus les souches et nagèrent vers les troupes voisines, aussi insouciants du danger que s’ils eussent été à un mille de nous. Déjà nous voyions distinctement leurs yeux brillants ; nos fusils, chargés avec du plomb à daim, étaient tout prêts, et mon fils, couché sur l’avant de la barque, n’attendait que le signal. — Feu ! soudain la détonation retentit ; les Pélicans effrayés battent des ailes et se dispersent dans toutes les directions, laissant derrière eux trois de leurs camarades sur l’eau. Un second coup part et en abat un quatrième au vol ; plusieurs en outre étaient blessés. Nous nous mîmes à leur donner la chasse, et quelques instants après nous les avions en notre pouvoir. Poussant alors environ un quart de mille plus loin, nous en tuâmes encore deux et en poursuivîmes d’autres qui étaient blessés à l’aile ; mais nous ne pûmes faire avancer notre bateau assez vite au milieu des passes étroites et des bas-fonds tortueux, de sorte qu’ils finirent par nous échapper. Ces oiseaux nous parurent très peu farouches, pour ne pas dire tout à fait stupides. Dans une seule place où il y en avait près de soixante sur une énorme souche, nous en eussions peut-être tué huit ou dix d’une décharge, si nous avions pu nous approcher de vingt pas de plus ; mais nous en avions une bonne provision, et nous revînmes au vaisseau sur le pont duquel on laissa les blessés se promener en liberté. Les Pélicans sont très difficiles à tuer : plusieurs que le plomb avait percés de part en part, n’expirèrent que huit ou dix minutes après avoir reçu le coup. Ils ont la vie si dure, que l’un de ces oiseaux, qui avait eu le derrière de la tête fracassé par une balle à mousquet, semblait cinq jours après presque convalescent et même était devenu très familier. Quand ils se sentent blessés, ils nagent avec lenteur et pesamment, et ne cherchent pas à plonger, ni même à mordre, ainsi que font les Pélicans bruns, bien qu’ils soient pour le moins deux fois aussi gros et forts en proportion. Après le coup de fusil, ils restent un moment silencieux ; mais quand ils s’enlèvent, on entend un son creux et guttural, assez semblable au bruit que l’on produit en soufflant par la bonde d’une barrique.

Les Pélicans blancs paraissent inactifs pendant la plus grande partie du jour, et ne se mettent à pêcher qu’après le lever du soleil, pour recommencer une heure environ avant qu’il se couche. Parfois cependant toute la troupe monte au haut des airs, où elle fait ses évolutions, en décrivant de larges cercles à la manière des grues, des ibis et des vautours. Ces mouvements ont probablement pour objet de faciliter leur digestion : ils veulent se plonger au sein d’un air plus actif, dans les régions fraîches et élevées de l’atmosphère. Sur le sol, on les voit de temps à autre, mais bien moins fréquemment que le Pélican brun, ouvrir leurs ailes à la brise ou aux rayons du soleil. En marchant, ils semblent excessivement gauches, et, comme nombre d’individus des moins braves dans notre propre espèce, ils sont enclins à japper et cherchent à mordre, mais seulement lorsqu’ils savent que ceux auxquels ils s’adressent leur sont trop supérieurs pour daigner faire la moindre attention à leurs provocations. Leur manière habituelle de voler rappelle exactement celle du Pélican brun. Certains auteurs prétendent que le Pélican blanc peut se poser sur les arbres, mais c’est un fait dont je n’ai jamais été témoin. Je pense que la crête osseuse qu’ils ont sur la mandibule supérieure s’allonge et grossit avec l’âge, et probablement ils s’en servent comme d’une arme, pour la défense ou pour l’attaque, dans les combats qu’ils livrent à leurs rivaux, quand vient la saison des amours.

Le nombre de petits poissons que consomme un seul de ces oiseaux vous semblera, comme à moi, véritablement extraordinaire. Un jour, on en tua un qui passait au-dessus de la maison du général Hernandez, à sa plantation de la Floride-Orientale. Il n’était pas encore adulte, et paraissait avoir au plus dix-huit mois. Nous l’ouvrîmes et lui trouvâmes dans l’estomac plusieurs centaines de poissons de la grosseur du vairon commun. J’en ai ouvert bon nombre d’autres, et en diverses occasions ; mais jamais leur estomac ne contenait de poissons de la taille de ceux dont se nourrit habituellement le Pélican brun. Ce dernier, qui plonge en volant après la proie, doit en effet en prendre de plus gros que l’autre, qui ne sait que les poursuivre en nageant.

Ce bel oiseau — car, lecteur, ce sont réellement de beaux oiseaux, et vous diriez comme moi, si vous pouviez les contempler sur l’eau, dans toute la blancheur et la propreté de leur plumage — ce bel oiseau porte sa crête largement étalée et comme partagée en deux à partir du milieu de la tête. Le brillant de ses yeux me paraissait égaler l’éclat du plus pur diamant ; dans la saison des amours ou bien au printemps, le rouge orangé de ses pattes et de ses pieds, ainsi que celui de son bec et de sa poche, présente des nuances étonnamment riches, mais qui en automne deviennent plus pâles. Sa chair est coriace et nauséabonde, avec un fort goût de poisson, de sorte qu’on ne peut l’employer comme aliment que dans un cas d’extrême nécessité. On a prétendu, bien à tort, que les Pélicans se laissent facilement prendre quand ils sont repus de poisson ; car en pareille circonstance, dès qu’on veut en approcher, ils rendent gorge comme font les vautours.