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Ce faible essai, tout imparfait qu’il est, a été fait en conscience. Depuis mon naufrage, j’ai pu, en attendant à Singapora le résultat des travaux des plongeurs de Bintang, me procurer de nouveau, grâce à mes amis de Chine, plusieurs des documens authentiques les plus estimés qui avaient été engloutis par les flots. Les lecteurs français accueilleront, je l’espère, avec indulgence, l’humble tribut d’un naufragé et d’un compatriote.
 
Ce faible essai, tout imparfait qu’il est, a été fait en conscience. Depuis mon naufrage, j’ai pu, en attendant à Singapora le résultat des travaux des plongeurs de Bintang, me procurer de nouveau, grâce à mes amis de Chine, plusieurs des documens authentiques les plus estimés qui avaient été engloutis par les flots. Les lecteurs français accueilleront, je l’espère, avec indulgence, l’humble tribut d’un naufragé et d’un compatriote.
   
L’empire chinois, y compris tous les états tributaires, tels que le Thoubet propre et le Boutan, le petit Thoubet, la petite Boukharie ou Tourkestan oriental, l’Oïgourie, la Kalmoukie ou Mongolie <ref>Il faut bien se garder de confondre ces quatre nations principales de l’Asie centrale avec les Tatars, peuple originaire du Tourkestan, et qui étaient vraisemblablement les anciens Scythes asiatiques d’Hérodote et de Strabon. Ils sont aujourd’hui disséminés dans la Krimée, la Tatarie dite indépendante, la Perse, les régions caucasiennes et la Sibirie. Malgré l’opinion du savant M. Etienne Quatremère, ils diffèrent autant, par leurs langues et leur conformation, des Mandchoux, des Oïgours, des Kalmouks et des Mongols, que les Hindous diffèrent des Malais. <br/>
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L’empire chinois, y compris tous les états tributaires, tels que le Thoubet propre et le Boutan, le petit Thoubet, la petite Boukharie ou Tourkestan oriental, l’Oïgourie, la Kalmoukie ou Mongolie{{lié}}<ref>Il faut bien se garder de confondre ces quatre nations principales de l’Asie centrale avec les Tâtars, peuple originaire du Tourkestan, et qui étaient vraisemblablement les anciens Scythes asiatiques d’Hérodote et de Strabon. Ils sont aujourd’hui disséminés dans la Krimée, la Tâtarie dite indépendante, la Perse, les régions caucasiennes et la Sibirie. Malgré l’opinion du savant {{M.|Étienne}} Quatremère, ils diffèrent autant, par leurs langues et leur conformation, des Mandchoux, des Oïgours, des Kalmouks et des Mongols, que les Hindous diffèrent des Malais. <p>
Voyez, à ce sujet, les fragmens du premier voyage que fit l’auteur en Orient, accompagné de M. André Ariston. Ce voyage comprend l’Asie mineure, la Palestine, l’Arménie, les régions caspiennes, caucasiennes, etc. Ces fragmens sont imprimés dans le Mercure de France, 1819. <br/>
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Voyez, à ce sujet, les fragmens du premier voyage que fit l’auteur en Orient, accompagné de {{M.|André}} Ariston. Ce voyage comprend l’Asie mineure, la Palestine, l’Arménie, les régions caspiennes, caucasiennes, etc. Ces fragmens sont imprimés dans le ''Mercure de France'', 1819. <p>
Cependant, pour se faire entendre des gens du monde, nous devons avertir que, dans l’absurde dénomination de Tatarie chinoise, on ne doit du moins comprendre que la Mongolie, la Mandchourie, la Kalmoukie et la petite Boukharie. </ref>occidentale, la Dzoungarie (grande tribu kalmouke ), la Daourie, le pays des Mongoux, la Mandchourie, la Mongolie avec son grand ''Chamo'', ou désert de Kobi, et ses oasis, le Tangout ou le pays des Eleuths de Kôkenoor (les Kalmouks orientaux), la presqu’île de Corée et la grande île Segallien ou Tchoka, et celles de Formose (''Taï-Ouan'') et de Hay-nan (qu’on devrait appeler ''Haï-Lam'', contrée occidentale), a pour limites au nord la
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Cependant, pour se faire entendre des gens du monde, nous devons avertir que, dans l’absurde dénomination de Tâtarie chinoise, on ne doit du moins comprendre que la Mongolie, la Mandchourie, la Kalmoukie et la petite Boukharie. </ref>occidentale, la Dzoungarie (grande tribu kalmouke ), la Daourie, le pays des Mongoux, la Mandchourie, la Mongolie avec son grand ''Chamo'', ou désert de Kobi, et ses oasis, le Tangout ou le pays des Eleuths de Kôkenoor (les Kalmouks orientaux), la presqu’île de Corée et la grande île Segallien ou Tchoka, et celles de Formose (''Taï-Ouan'') et de Hay-nan (qu’on devrait appeler ''Haï-Lam'', contrée occidentale), a pour limites au nord la
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