« Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1865, tome 1.djvu/264 » : différence entre les versions

Aller à la navigation Aller à la recherche
m
mAucun résumé des modifications
État de la page (Qualité des pages)État de la page (Qualité des pages)
-
Page non corrigée
+
Page corrigée
Contenu (par transclusion) :Contenu (par transclusion) :
Ligne 5 : Ligne 5 :


{{Personnage|HAMLET|c}}
{{Personnage|HAMLET|c}}
Je t’ai entendu déclamer une tirade qui n’a jamais été dite sur la II,, ou, dans tous les cas, ne l’a été qu’une fois ; car la pièce, je m’en souviens, ne plaisait pas à la foule ; c’était du ''caviar'' {{refl|11|num=(11)}} pour le populaire ; mais, selon mon opinion et celle de personnes dont le jugement, en pareilles matières, a plus de retentissement que le mien, c’était une excellente pièce, bien conduite dans toutes les II, s, écrite avec autant de réserve que de talent. On disait, je m’en souviens, qu’il n’y avait pas assez d’épices dans les vers pour rendre le sujet savoureux, et qu’il n’y avait rien dans le style qui pût faire accuser l’auteur d’affectation ; mais on trouvait la pièce d’un goût honnête, aussi saine que suave, et beaucoup plutôt belle par la simplicité que par la recherche. Il y avait surtout un passage que j’aimais : c’était le récit d’Énée à Didon, et spécialement l’endroit où il parle du meurtre de Priam. Si ce morceau vit dans votre mémoire, commencez à ce vers… voyons… voyons
Je t’ai entendu déclamer une tirade qui n’a jamais été dite sur la scène, ou, dans tous les cas, ne l’a été qu’une fois ; car la pièce, je m’en souviens, ne plaisait pas à la foule ; c’était du ''caviar'' {{refl|11|num=(11)}} pour le populaire ; mais, selon mon opinion et celle de personnes dont le jugement, en pareilles matières, a eu plus de retentissement que le mien, c’était une excellente pièce, bien conduite dans toutes les scènes, écrite avec autant de réserve que de talent. On disait, je m’en souviens, qu’il n’y avait pas assez de sel dans les vers pour rendre le sujet savoureux, et qu’il n’y avait rien dans le style qui pût faire accuser l’auteur d’affectation ; mais on trouvait la pièce d’un goût honnête, aussi saine que suave, et beaucoup plutôt belle par la simplicité que par la recherche. Il y avait surtout un passage que j’aimais : c’était le récit d’Énée à Didon, et spécialement l’endroit où il parle du meurtre de Priam. Si ce morceau vit dans votre mémoire, commencez à ce vers… voyons… voyons




Ligne 15 : Ligne 15 :
Quand il était couché dans le cheval sinistre.
Quand il était couché dans le cheval sinistre.
Mais son physique affreux et noir est barbouillé
Mais son physique affreux et noir est barbouillé
D’un blason plus effrayant des pieds à la tête,
D’un blason plus effrayant ; des pieds à la tête,
Il est maintenant tout gueules ; il est horriblement coloré
Il est maintenant tout gueules ; il est horriblement coloré
Du sang des mères, des pères, des filles, des fils,
Du sang des mères, des pères, des filles, des fils,
Cuit et empâté sur lui par les maisons en flamme
Cuit et empâté sur lui par les maisons en flammes
Qui prêtent une lumière tyrannique et damnée
Qui prêtent une lumière tyrannique et damnée
</poem>
</poem>
7 794

modifications

Menu de navigation