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allemands s’adressèrent à leur coreligionnaire le roi de Suède, Gustave Adolphe ; et la France les appuya de toute son influence.
 
Rien n’était moins idéaliste que la manière dont la Réforme avait pris possession de la Suède. Après le règne du sanguinaire Christian {{rom-maj|ii|2}} (1513-1533), les Suédois qui n’avaient jamais accepté de bon gré l’union scandinave s’étaient groupés derrière un chef de leur sang, Gustave Eriksson (dit Vasa de la gerbe qui figurait sur ses armoiries). La Dalecarlie protégée par ses marais avait vu se former des bandes résolues à émanciper le pays du joug danois. Dès 1523 Gustave proclamé roi s’était trouvé en face de « toute une Suède à refaire ». Il n’y avait plus d’industries ni de mines en exploitation. Le service des douanes ne fonctionnait plus. Stockholm renfermait quatre fois moins d’habitants qu’en 1500. Seul le clergé était demeuré riche. Les deux tiers du sol national se trouvaient entre ses mains. Aussi la Réforme prêchée vers 1518 fut-elle accueillie avec grande sympathie par les nobles et le souverain car elle ouvrait la porte aux sécularisations. Nul ne se souciait du dogme ni de la liturgie hormis le bas peuple qui résista quelque peu. En 1527 la révolution se trouva accomplie. La hiérarchie ecclésiastique disparut ; il ne resta que l’archevêque d’Upsal comme chef de la nouvelle {{corr|Eglise|Église}}. En 1544 Gustave faisait reconnaître par la diète de Vesteräs l’ordre de succession dans sa famille. C’était un roi singulièrement réaliste, traitant la politique par « doit et avoir » comme un relevé financier et préoccupé de signer de bonnes ententes commerciales et de ne faire la guerre qu’en vue d’un profit tangible. Ses successeurs ne manquèrent pas de compromettre une large part des heureux résultats de son règne et la seconde partie du {{rom-maj|xvi|16}}{{e|me}} siècle s’écoula pour la Suède en discordes intérieures et en querelles dynastiques. C’est alors qu’apparut Gustave-Adolphe. Grand homme de guerre et zélé protestant, il se décida contre l’avis de ses conseillers à mettre sa force militaire au service de sa foi. {{corr|A|À}} quoi la France dut son salut et l’Europe son équilibre ; la Suède n’y récolta finalement qu’un beau capital de gloire.
Rien n’était moins idéaliste que la manière dont la Réforme
avait pris possession de la Suède. Après le règne du sanguinaire
Christiar. II (1513-1533), les Suédois qui n’avaient jamais àccepté
.de bon gré l’union scandinave s’étaient groupés derrière un chef
de leur sang, Gustave Eriksson (dit Vasa de la gerbe qui figurait
sur ses armoiries). La Dalecarlie protégée par ses marais avait
vu se former des bandes r ésolues à émanciper le pays du joug
danois. Dès 1523 Gustave proclamé roi s’était trouvé en face
de « toute une Suède à refaire ». Il n’y avait plus d’industries
ni de mines en exploitation. Le service des douanes ne fonctionnait
plus. Stockholm renfermait quatre fois moins d’habitants
qu’en 1500. Seul le clergé était demeuré riche. Les deux tiers
du sol national se trouvaient entre ses mains. Aussi la Réfo ;rme
prêchée vers 1518 fut-elle accueillie avec grande sympathie par
les nobles et l e souverain car elle ouvrait la porte aux sécularisations.
Nul ne se souciait du dogme ni de la liturgie hormis le
bas peuple qui résista quelque peu. En 1527 la révolution se
trouva accomplie. La hiérarchie ecclésiastique disparut ; il ne
resta que l’archevêque d’Upsal comme chef de la nouvelle Eglise.
En 1544 Gustave faisait reconnaître par la diète de Vesteras
l’ordre de succession dans sa famille . C’était un roi singulièrement
réaliste, traitant la politique par « doit et avoir» comme
un relevé financier et préoccupé de signer de bonnes ententes
commerciales et de ne faire la guerre qu’en vue d’un profit
tangible.. Ses successeurs ne manquèrent pas de compromettre
une large part des h eureux r ésultats de son règne et la seconde
partie du XVIme siècle s’écoula pour la Suède en discordes intérieures
et en querelles dynastiques. C’est al,ors qu’apparut !
Gustave-Adolphe. Grand homme de guerre et zélé protestant,
il se décida ·contre l’avis de ses conseillers à mettre sa force
militaire au service de sa foi. A quoi la France dut son salut et
l’Europe son équilibre ; la Suède n’y récolta finalement qu’un
beau capital de gloire.
 
La carrière continentale du héros fut brève puisque, débarqué en Allemagne en 1630, il devait être tué à la bataille de Lützen en 1632. Ses premiers succès furent rapides et « torrentueux ». Rien ne semblait lui devoir résister ; au point que ses alliés s’alarmèrent. L’ivresse de la victoire n’allait-elle pas l’égarer et le jeter hors des justes voies ? Il advint au contraire que sa mort prématurée laissa leur fortune encore indécise. La France
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