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Les œuvres que j'ai éditées sur Wikisource et ce que j'en pense.
Dans la première partie, Owen Wister décrit l'Europe de son point de vue d'américain et il fait une comparaison des modes de vie qui n'est pas particulièrement en faveur de son propre pays dont il regrette l'affairisme fébrile et les irresponsabilités sociales et écologiques. Il est émerveillé que les Allemands fassent l'effort de permettre à des enfants défavorisés d'assister à des concerts. L'éducation et le rapport au passé et à l'art l'impressionnent. Par contraste, la seconde partie critique le « prussianisme » dans lequel l'Allemagne est tombée de manière incompréhensible ; en particulier, on apprend aux enfants à se réjouir de meurtres de masse, ce qui a remplacé les concerts. Cette partie est évidemment un texte de propagande en faveur de l'entrée en guerre des États-Unis (Wilson, réélu avec un programme pacifiste, fera voter la déclaration de guerre en 1917). Il comporte des erreurs factuelles et est quelque peu idéaliste. Mais le texte se termine par une dénonciation du particularisme américain à tendance raciste et réaffirme la fraternité comme un principe essentiel de ce pays.
Malgré le ton de propagande (et de petit bourgeois dans la première partie), c'est un texte particulièrement intéressant pour comprendre que les américains sont loin d'être des individualistes imbus de leur supériorité (même si le « rêve américain » a pu imprimer durablement une image de ce genre en nous) ; au contraire, la littérature témoigne souvent du regard très critique des américains sur leur propre pays et d'un regard très favorable à l'égard de la culture européenne.
C'est un petit texte franchement sans prétention, mais qui nous fait voir un peu la vie dans le cadre de la small town. Il n'est pas très original, mais comporte quelques scènes touchantes, et une excellente illustration d'un humour burlesque qui aura une très grande postérité. Sans la scène désopilante de la couture, je pense que j'aurais oublié assez rapidement ce texte.