Vie de la vénérable mère d’Youville/02/05

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CHAPITRE V


1o HOTEL-DIEU DE SAINT-HYACINTHE. — 2o SŒURS GRISES DE LA CROIX À OTTAWA. — 3o HOSPICE DE LA CHARITÉ DE QUÉBEC.


Pour compléter l’énumération des œuvres nées de l’Institut de la Vénérable Mère d’Youville, il ne nous reste plus à parler que des trois grands établissements fondés à Saint-Hyacinthe, Ottawa et Québec, mais séparés dès l’origine de la maison-mère et, à la demande des autorités ecclésiastiques, créés dès lors comme institutions absolument autonomes.

Bien que tout à fait indépendantes de la communauté-mère de Montréal, les religieuses de ces trois maisons se réclament cependant toujours de la même ancêtre vénérée. Elles sont de la famille et s’en honorent.

1o Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe, (1840).[1]

Le révérend M. Édouard Crevier, archiprêtre et alors curé de la paroisse de Saint-Hyacinthe, fut le fondateur et le premier supérieur de l’Hôtel-Dieu de cette ville.

Quatre Sœurs Grises de Montréal firent le sacrifice de venir se dévouer à l’œuvre naissante. Ces religieuses étaient : sœur M. Michel-Archange Thuot, première supérieure de la nouvelle maison, sœur Marie-Tharsile Guyon, première assistante, sœur Euphémie-Honorine Pinsonneault, et sœur Marie-Émilie Jauron. Elles arrivèrent à Saint-Hyacinthe le 7 mai 1840.

Le 4 du même mois, l’Hôpital ou l’Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe avait été érigé canoniquement en institut religieux par un mandement de Mgr Ignace Bourget, évêque du diocèse de Montréal, dont Saint-Hyacinthe faisait alors partie. Le même mandement déclarait encore que le nouvel institut formerait une communauté entièrement séparée de celle des Sœurs de la Charité de Montréal, et que les quatre fondatrices et celles qui leur succèderaient en seraient les administratrices.

Le but du fondateur était d’avoir un asile pour tous les genres d’infortunes. C’était également celui des fondatrices de se dévouer au soulagement de toute espèce de misères, d’embrasser toutes les œuvres de charité à mesure que les besoins l’exigeraient et que les ressources le permettraient.

Le temps a prouvé que l’on avait raison, puisqu’aujourd’hui la communauté des Sœurs Grises de Saint-Hyacinthe embrasse, à peu de chose près, toutes les œuvres qui se pratiquent chez les Sœurs Grises de la maison-mère de Montréal.

Aux premières religieuses qui ont fondé l’Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe sont venues se joindre d’autres amies des pauvres. Depuis sa fondation, la maison compte 298 religieuses professes. 102 sont déjà allées recevoir la récompense de leur vie d’immolation ; il en reste aujourd’hui 196 au travail, dispersées dans les différentes maisons de l’Institut, et 28 novices.

Les Sœurs Grises de Saint-Hyacinthe sont aidées dans leurs œuvres par des sœurs auxiliaires, au nombre de 60. Elles ont onze maisons et travaillent dans quatre diocèses., Elles soutiennent, dans leurs différentes maisons, 276 vieillards ou infirmes, 662 orphelins, 369 malades, et donnent l’instruction à 660 enfants dans les salles d’asile.

Bien qu’elles forment une communauté distincte, les sœurs de l’Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe n’en restent pas moins très étroitement unies par le cœur à la maison-mère. Outre le culte de filiale et profonde vénération qu’elles rendent à la Vénérable Mère d’Youville, elles conservent un attachement tout particulier pour leurs sœurs de Montréal, qu’elles regardent encore comme leurs mères. De leur côté, ces dernières n’ont pas cessé de se montrer prodigues de dévouement envers leurs filles aînées.

Cet échange d’aimable fraternité a été surtout maintenu parce que les Sœurs Grises de Saint-Hyacinthe ont gardé les mêmes constitutions que la maison-mère jusqu’à l’année 1890. L’approbation apostolique de l’Institut des Sœurs de la Charité de Montréal ayant été accordé en 1890, les sœurs de Saint-Hyacinthe, à cause de leur séparation, se virent exclues de cette faveur. Elles pensèrent alors à donner à leurs règles une rédaction particulière et propre à leur Institut.

Les constitutions présentées au Saint-Siège le 17 septembre 1891, par l’entremise de Mgr de Saint-Hyacinthe, reçurent en 1892 les louanges du Souverain-Pontife Léon XIII, avec une approbation pour trois ans. Enfin, par un rescrit apostolique en date du 10 juillet 1896, elles furent revêtues d’une sanction définitive.

Ces constitutions, quoiqu’un peu différentes par la forme, n’en restent pas moins les mêmes par le fond que celles de Montréal. Le Saint-Siège, en y faisant quelques modifications, n’a rien ajouté ni rien retranché de nature à changer la règle ni pour l’esprit ni pour la pratique ordinaire.

Les Sœurs Grises de Saint-Hyacinthe ont été incorporées en 1874.

2o Sœurs Grises de la Croix, Ottawa (1845).

L’établissement des Sœurs Grises à Ottawa date de 1845. Cette ville n’avait alors que dix-huit années d’existence. Connue sous le nom de Bytown, en l’honneur de son fondateur, le colonel By, elle n’était pas encore le siège d’un évêché et faisait partie du diocèse de Kingston.[2] La nouvelle ville faisait cependant des progrès rapides, et Mgr Phelan, coadjuteur de l’évêque de Kingston, voyant les besoins de cette population croissante, avait, dans l’automne de 1844, demandé à la supérieure des Sœurs Grises de Montréal quelques religieuses de sa communauté pour y fonder une mission. Il prévenait en même temps les sœurs qu’il avait peu de ressources pour aider à cette fondation et qu’elles devraient surtout compter sur elles-mêmes. Malgré les conditions peu encourageantes de cette offre, elle fut acceptée, et, au mois de février 1845, le conseil des administratrices désigna pour la nouvelle mission quatre religieuses : la sœur Élisabeth Bruyère, comme supérieure[3], la sœur Éléonore Thibaudeau, assistante, la sœur Saint-Joseph (Ursule Charlebois), et la sœur Rodriguez (Hélène Howard).

Tout heureux qu’il fût de voir sa demande favorablement accueillie, Mgr Phelan ne se cachait pas cependant les difficultés de la tâche entreprise par les nouvelles missionnaires. Il voulut donc leur donner un aide et les confia au R. P. Telmon, supérieur des Oblats et curé de la ville.

Personne plus que le R. P. Telmon n’avait désiré voir s’établir dans sa paroisse les diverses œuvres des Sœurs Grises ; aussi mit-il dès lors à leur service tant de zèle et de dévouement que les sœurs d’Ottawa le regardent aujourd’hui comme le véritable fondateur de leur maison.

Aussitôt que la nouvelle fondation fut décidée, les missionnaires désignées firent leurs préparatifs de départ. Le 15 février, elles entendaient la messe dans la cathédrale de Montréal et communiaient de la main de Mgr Bourget, qui avait offert pour elles le Saint Sacrifice. Le R. P. Telmon, présent à la cérémonie, fit une courte allocution, recommandant la nouvelle fondation aux prières de l’archiconfrérie ; puis, agenouillé au pied de l’autel du Saint Cœur de Marie, il consacra les quatre missionnaires et leur communauté à la Reine des Vierges.

Le 19 février, les quatre religieuses quittaient leurs sœurs de Montréal et, les larmes aux yeux, franchissaient le seuil de cette maison, berceau de leur Institut, dont deux d’entre elles, la sœur Bruyère et la sœur Thibaudeau, devaient rester à jamais séparées. Le lendemain, à la fin de la journée, elles arrivaient au terme de leur voyage, et dès le 24 elles ouvraient, dans un hangar, leur première école pour les enfants. Ce ne fut que le 11 mars qu’elles purent entrer dans leur première maison, située sur la rue Saint-Patrice. Cette maison est aujourd’hui occupée par les Sœurs du Précieux-Sang.

Pendant longtemps la pauvreté de ces premières missionnaires fut extrême et elles durent souvent compter sur la charité publique pour se procurer le nécessaire ; mais cela ne les empêchait pas de se livrer à toutes leurs œuvres de charité. Dès leur arrivée, elles avaient commencé à visiter à domicile les malades et les pauvres, et au mois d’août, bien que leur maison fût très petite, elles y établirent un commencement d’hôpital qui suffit pendant deux ans aux besoins de la localité.

En 1847, cependant, un nombre considérable d’Irlandais atteints du typhus étant arrivé à Bytown, il fallut construire un hôpital temporaire en bois[4] et même abriter nombre de malades sous des tentes que le gouvernement fournit aux religieuses. La tâche imposée par le fléau devint bientôt si lourde pour le petit nombre de sœurs et de novices qui se trouvaient dans la maison qu’elles durent fermer leurs écoles pour se consacrer exclusivement au soin des pauvres émigrés. La crainte qu’inspirait d’ailleurs la terrible maladie les privait de toute aide de l’extérieur, et bientôt elles furent elles-mêmes atteintes par le fléau. Le 2 juillet, l’une d’elles tomba malade ; les autres suivirent à leur tour, et la Mère Supérieure fut pendant plusieurs jours en danger de mort. Cette pénible situation prit fin heureusement à l’automne, mais la maladie avait fait plus de quatre cents victimes.[5]

Au mois de juin de cette même année (1847), le Saint-Siège avait créé le diocèse d’Ottawa, et Bytown était devenue le siège du nouvel évêché. Le R. P. Guigues, supérieur des Oblats au Canada, fut choisi comme premier évêque et sacré le 30 juillet 1848. C’était, pour ainsi dire, le commencement des destinées merveilleuses de la petite ville qui, humble et modeste alors, ne comptant pour sa prospérité que sur les immenses forêts qui l’environnaient, voit s’élever orgueilleusement aujourd’hui, sur un site presque égal en beauté à celui de Québec, tant de somptueuses résidences, de nombreux édifices consacrés à l’éducation, à la charité, au commerce, à l’industrie, de riches églises et, pour couronner le tout, les splendides palais du gouvernement fédéral, qui lui assurent à jamais son titre de capitale du Canada.

À peine Mgr Guigues eut-il pris possession de son évêché qu’il s’adressa aux Sœurs Grises pour leur demander d’ouvrir un pensionnat de jeunes filles. Pour répondre à ce désir, celles-ci bâtirent l’édifice qui constitue leur maison-mère actuelle, au coin des rues Water et Sussex. Deux ans après, cette construction était terminée, et les sœurs s’y transportèrent le 10 juin 1850. Cette maison semblait alors bien vaste ; vingt ans cependant ne s’étaient pas écoulés qu’à raison du nombre toujours croissant d’enfants qui arrivaient de toutes parts, il fallut songer à se loger ailleurs. Le 11 avril 1869, le pensionnat dut quitter la rue Water pour s’installer dans la vaste maison de la rue Rideau, où il est encore et qui est connu sous le nom de « Pensionnat de Notre-Dame du Sacré-Cœur ». Une aile bâtie en 1872, une superbe chapelle ajoutée en 1887, complètent maintenant l’ancien hôtel acheté par les sœurs pour ce pensionnat qui, grâce à ces additions, répond aux besoins actuels.

Comme nous l’avons dit, les Sœurs Grises s’étaient, dès leur établissement à Bytown, consacrées à l’éducation des jeunes personnes ; elles ont continué depuis à se dévouer à cette belle œuvre et ont même été longtemps les seules éducatrices de cette partie du pays. Et comme, à cette époque, cette tâche était quelquefois ingrate, elles ont connu les luttes et les privations des commencements difficiles ; puis elles ont grandi avec les besoins de la population, sachant toujours se tenir à la hauteur des circonstances.

Cependant les sacrifices qu’elles ont été obligées de s’imposer pour conquérir, dans leur nouvelle mission, leur droit d’enseigner ne leur ont pas fait oublier leur beau titre de « Sœurs de Charité ». L’épidémie du typhus l’a bien prouvé, et elles ont continué depuis, dans l’esprit de leur formation première et de la règle de la Vénérable Mère d’Youville, à soigner les pauvres et les infirmes, à diriger les hôpitaux, à recueillir et à élever les orphelins, les enfants trouvés, etc.

Les administratrices de la maison de Montréal avaient décidé dès 1847 que, tout en conservant avec la nouvelle fondation les rapports d’affection qui unissent une fille à sa mère, la maison d’Ottawa formerait une communauté séparée. De son côté, Mgr Phelan, dans son mandement, en date du 18 avril, au sujet de l’installation des sœurs dans son diocèse, avait aussi affirmé cette existence distincte : « Nous établissons et érigeons, » dit-il, « par la présente ordonnance, une communauté ou congrégation des Sœurs de la Charité dans la ville de Bytown, et nous leur permettons de vivre en commun, selon les règles et constitutions de la maison-mère de Montréal, et nous leur permettons de recevoir des novices et de les admettre à la profession des vœux simples, tels qu’observent les sœurs de l’Hôpital Général de Montréal…

« Nous mettons les dites Sœurs de la Charité sous l’entière dépendance et juridiction perpétuelle de l’évêque diocésain pour le spirituel, voulant cependant les soumettre à la direction spirituelle des RR. PP. Prêtres Oblats qui seront toujours choisis par le supérieur général pour cette charge.

« Nos très chères filles, les sœurs Élisabeth Bruyère, Éléonore Thibaudeau, Marie-Hélène-Antoinette Howard, dite sœur Rodriguez, et Marie-Josephte-Cécile-Ursule Charlebois, nous ayant témoigné leur bonne volonté de se consacrer au nouvel Institut de Bytown… nous leur déclarons qu’elles forment dès maintenant la dite nouvelle communauté des Sœurs de la Charité, que nous avons érigée ci-dessus, et qu’elles sont en outre les administratrices, par elles et par celles qui leur succèderont dans leurs offices, dès maintenant et à toujours, des biens de la dite communauté établie à Bytown. »

La séparation des deux maisons de Montréal et d’Ottawa existait donc ; cependant ce ne fut que le 14 septembre 1854 qu’elle fut définitivement déclarée. Et comme cette séparation nécessitait une modification des règles et constitutions apportées de Montréal par les premières Mères d’Ottawa, particulièrement au sujet de l’administration des biens, le R. P. Aubert, supérieur des Oblats, fut chargé, à la demande de Mgr Guigues, de faire une nouvelle rédaction de ces constitutions. Ce travail fut terminé en 1856.

En 1878, l’accroissement de la communauté et les changements survenus imposèrent une nouvelle révision, qui fut confiée par Mgr Duhamel, successeur de Mgr Guigues, au R. P. Froc, aumônier de la communauté. Mgr Duhamel présenta lui-même cette nouvelle rédaction au Saint-Siège et, au mois de mars 1885, les sœurs reçurent de Rome un bref laudatif, avec une approbation pour cinq ans. Avant l’expiration de ces cinq années, Mgr l’archevêque d’Ottawa obtint de Sa Sainteté Léon XIII, par un décret du 27 janvier 1889, l’approbation définitive des nouvelles constitutions.

Cette séparation, effectuée virtuellement dès le début entre la maison de Montréal et la mission d’Ottawa, n’a cependant pas fait cesser les bons rapports entre elles. Comme ces mères vaillantes, heureuses d’avoir donné le jour à des enfants robustes qui s’en vont fonder ailleurs de nouveaux foyers, la maison-mère de Montréal a toujours applaudi aux succès des essaims détachés d’elle, allant enrichir d’autres diocèses des trésors de leurs vertus et de leurs dévouements. Tout en regrettant les séparations de Saint-Hyacinthe, de Québec et d’Ottawa, les Sœurs Grises de Montréal ont compris que ces sacrifices leur étaient imposés par les circonstances et étaient réglés par une volonté supérieure.

Cette séparation des deux maisons s’explique d’ailleurs et se justifie par les milieux et les circonstances dans lesquels elles se trouvaient placées. Montréal étant déjà doté d’établissements d’éducation, Mme d’Youville avait, par sa fondation, pourvu à d’autres œuvres. Mais le nouveau territoire où se fondait la mission avait un impérieux besoin d’une communauté pouvant se charger non seulement des œuvres de charité, mais en même temps de l’enseignement. La nécessité imposait donc au nouvel établissement cette modification de l’œuvre mère. Et le grand développement de l’Institut des Sœurs Grises d’Ottawa dans le court espace de cinquante ans vient démontrer qu’elles ont vu juste.

À l’époque du cinquantenaire de leur fondation (1895), la maison-mère des Sœurs Grises d’Ottawa comptait 285 sœurs professes, 41 novices, 77 sœurs converses, 12 novices, et 112 étaient décédées depuis 1845.

Depuis son arrivé à Bytown, la communauté à recueilli 4000 pauvres dans la ville et ses différentes missions, 5200 orphelins et 3030 enfants trouvés. 24639 malades ont été soignés dans les hôpitaux, 52980 pauvres ont été secourus.

Le nombre actuel d’élèves instruites dans les différents pensionnats et académies est de plus de 9000.

Les différentes maisons fondées par les premières sœurs d’Ottawa et par celles qu’elles ont formées sont :

Maison-mère, fondée en 1845 ;

Hôpital Général, fondé en 1845 ;

Pensionnat, fondé en 1849 ;

Orphelinat Saint-Joseph, fondé en 1865 ;

Orphelinat Saint-Patrice et asile pour les infirmes, fondé en 1866 ;

Hospice Saint-Charles, fondé en 1871 ;

Hôpital Sainte-Anne (maladies contagieuses), fondé en 1871 ;

Asile Bethléem, fondé en 1879 ;

Couvent de Notre-Dame du Rosaire, fondé en 1890 ;


École Youville
155 élèves
Éc"oleGuignes
684 "
Éc"oleNotre-Dame
154 "
Éc"oleSaint-Joseph
118 "
Éc"oleSainte-Anne
258 "
Éc"oleSaint-Patrice
260 "
Éc"oleRideau
45 "
Éc"oleNotre-Dame du Rosaire
270 "
Éc"oleSaint-Roch
79 "
Éc"oleSainte-Famille
93 "
Éc"oleSainte-Agnès
145 "


Maisons fondées en dehors de la ville :

Buffalo, pensionnat et école paroissiale
1857
Plattsburg, pensionnat et école paroissiale
1860
Témiscamingue, école paroissiale
1866
Aylmer, pensionnat et école paroissiale
1867
Montebello, pensionnat et école paroissiale
1867
Pembroke, pensionnat et école paroissiale
1868
Buckingham, pensionnat et école paroissiale
1869
Hull, école paroissiale
1869
Maniwaki, école paroissiale
1870
Pointe-Gatineau, école paroissiale
1872
Éganville, école paroissiale
1873
Ogdensburg, école paroissiale
1873
Saint-François-du-Lac, pensionnat et asile pour les invalides
1875
Mattawa, hôpital et école paroissiale
1878
Pembroke, hôpital
1878
Pointe-du-Lac, pensionnat
1878
Lowell, école paroissiale
1880
Lowell, école paroissiale
1883
Ogdensburg, école paroissiale
1883
Saint-Joseph-d’Orléans, école paroissiale
1883
Embrun, école paroissiale
1886
Haverhill, école paroissiale
1888
Hawkesbury, école paroissiale
1891
Casselman, école paroissiale
1894
Ogdensburg, hôpital et orphelinat
1895


Les supérieures placées à la tête de la communauté d’Ottawa sont : Mère Bruyère, de 1845 à 1876 ;

Mère Marie du Sacré-Cœur, du 20 juillet 1876 au 15 janvier 1879, date de sa mort ;

Mère Phelan, du 14 avril 1879 au 14 avril 1884 ;

Mère Duguay, du 14 avril 1884 au 30 novembre 1887, date de sa mort ;

Mère Demers, du 13 avril 1888 au mois d’avril 1898 ;

Mère Kirby, supérieure actuelle, depuis 1898.

3o Hospice de la Charité, Québec (1849).[6]

Bien que, depuis plusieurs années, l’émigration irlandaise fût régulièrement venue grossir le nombre des victimes de la pauvreté et de la misère fourni par la population indigène, la ville de Québec ne possédait encore en 1831 aucun asile pour le refuge des enfants pauvres et orphelins. Au printemps de cette année, quelques dames charitables du faubourg Saint-Roch formèrent le projet de venir en aide à ces délaissés et organisèrent une société dans ce but. Elles n’avaient compté, cependant, que pour les besoins qu’elles avaient alors sous les yeux ; mais, dès l’année suivante (1832), le choléra ayant fait un grand nombre de victimes, elles se trouvèrent en face d’une tâche beaucoup plus lourde que celle qu’elles avaient prévue. Elles résolurent donc d’inviter les dames de charité de toute la ville de Québec à leur venir en aide, et celles-ci ayant répondu à leur appel, une nouvelle organisation fut décidée. Aussi, le 26 décembre 1833, leur société prenait-elle un caractère plus général et plus en rapport avec les besoins du temps.

Aux sacrifices des fondatrices de cette œuvre admirable se joignirent bientôt les souscriptions des citoyens, les allocations de la législature, le produit des bazars et ces mille ressources que fournit la charité chrétienne.

Et pour donner plus de solidité à leur œuvre, les dames de Saint-Roch s’unirent encore à une autre société de dames, fondée plusieurs années avant pour l’instruction des enfants pauvres.

En 1834, ces deux sociétés réunies achetèrent une propriété dans le faubourg Saint-Jean, pour servir d’asile et d’école, et placèrent l’établissement sous la direction d’instituteurs laïques, qu’elles se chargeaient de payer. Après huit années de travaux en commun, il fut décidé de fondre ces deux sociétés en une seule, qui, le 30 août 1842, prit le nom de « Société des dames charitables pour promouvoir l’éducation et pour le soulagement des orphelins dans la ville et les faubourgs de Québec ». Le 12 octobre de la même année, cette nouvelle société fut reconnue civilement, par une loi du parlement provincial, sous le nom de » Société charitable des dames catholiques de Québec ».

À peine trois années s’étaient-elles écoulées qu’un terrible incendie venait détruire tout le faubourg Saint-Roch. La population n’était pas revenue de la stupeur que cette catastrophe lui avait causée que, quatre semaines après, le 28 juin 1845, le feu se déclarait de nouveau et, dans le désastre qui fit cette fois disparaître le faubourg Saint-Jean, l’asile des pauvres orphelins était aussi réduit en cendres.

Cependant l’œuvre n’était pas morte ; elle était trop profondément enracinée dans le cœur des dames fondatrices pour ne pas se relever promptement de cette première épreuve. Dieu ne semble-t-il pas avoir donné à la femme une force que rien n’abat lorsqu’il s’agit de guérir, de consoler, de soulager ?

De toutes parts on vint au secours des victimes du terrible fléau. Les dames de charité de Montréal s’empressèrent de tendre la main à celles de Québec, et les orphelins dont celles-ci avaient la charge furent reçus à l’Asile de la Providence pendant un an.

Pendant ce temps on ne restait pas oisif à Québec ; une assemblée fut convoquée pour le 31 juillet 1845, et il y fut décidé de rebâtir immédiatement l’asile des orphelins. Un terrain fut échangé avec les Frères de la Doctrine Chrétienne, et sur ce nouveau site, admirablement choisi « sur l’éminence qui domine l’immense faubourg Saint-Roch et la vaste plaine que bordent en amphithéâtre les hauteurs de la côte Beaupré », on éleva bientôt une grande maison à trois étages.

L’asile des orphelins, relevé de ses ruines, progressait sous la direction des dames catholiques ; cependant on comprit bientôt qu’une communauté religieuse seule pouvait lui donner un développement proportionné aux besoins présents et répondant à ceux de l’avenir. C’était, au reste, le but que s’étaient proposé les dames fondatrices, qui désiraient avoir des Sœurs de Charité à Québec.

Mgr Turgeon, alors coadjuteur de Mgr Signay, archevêque de Québec, s’occupa du projet ; mais à qui fallait-il s’adresser ? On pensa d’abord à plusieurs communautés de France ; mais les conditions proposées par les supérieures furent jugées inacceptables par l’autorité ecclésiastique. Sur la recommandation de prêtres d’une grande expérience, « qui affirmaient qu’on ne trouverait rien à Paris qui fût préférable à ce que possédait le Canada sous ce rapport, que les œuvres admirables des Sœurs de la Charité en France se répétaient en ce pays qui n’avait rien de mieux à désirer que ses bonnes sœurs, enfants de la Mère d’Youville », il fut décidé de s’adresser à l’Hôpital Général de Montréal et de lui demander des religieuses pour cet orphelinat.

Ce projet fut soumis aux dames catholiques, qui l’approuvèrent, et Mgr Turgeon fit alors à la supérieure des Sœurs de la Charité de Montréal la demande formelle d’une fondation de son ordre à Québec. La Mère Coutlée, supérieure générale, répondit à l’évêque « qu’après avoir bien considéré l’importance d’une fondation de leur communauté dans la ville de Québec, le conseil, après les prières accoutumées, avait nommé cinq sœurs qui, après mûre réflexion, avaient accepté de bon cœur cette mission. »

« Nos sœurs fondatrices, » dit-elle encore, « ne reculent devant rien ; il semble que les petites difficultés qui naissent à ce sujet de temps en temps augmentent en elles le courage et les font soupirer davantage après le moment où elles partiront pour aller travailler dans leur chère fondation de Québec. Elles regrettent que leur départ n’ait pas eu lieu plus tôt, afin de procurer leurs soins aux pauvres pestiférés. Espérons que le Seigneur bénira leur dévouement. »

La sœur Mallet, nommée supérieure de la nouvelle fondation, exprime en ces termes ses sentiments, dans une lettre du 2 août, écrite à Mgr le coadjuteur : « J’attends avec soumission et en même temps avec hâte l’heureux jour où Votre Grandeur nous appellera pour nous ranger sous son obéissance. Nous aurions désiré nous rendre plus tôt, afin de soulager les pauvres cholériques, mais le bon Dieu en a disposé autrement… »

Les cinq religieuses quittèrent Montréal le 21 août 1849 et arrivèrent à Québec le lendemain. Elles se rendirent d’abord chez l’évêque, à qui elles remirent une lettre de leur supérieure les recommandant à sa charité. « Je vous remercie humblement, » écrivait-elle, « au nom de la communauté, du choix que vous avez fait de notre maison pour fonder dans votre diocèse un institut de charité, et de la sollicitude paternelle que vous vous êtes donnée pour pourvoir à tous les besoins de nos sœurs. Je vous remets donc entre les mains ces chères sœurs, dans la certitude qu’elles trouveront en vous un protecteur et de plus un père… La ville de Québec sera redevable à Votre Grandeur de tout le bien qu’avec la grâce de Dieu elles feront à la société. »

Le choléra, qui sévissait encore dans la ville à cette époque et plongeait chaque jour de nouvelles familles dans le deuil, venait de faire deux victimes dans la maison même où les Sœurs Grises devaient habiter ; on leur conseilla d’attendre au moins quelques jours avant d’y entrer ; mais, persuadées que leur œuvre ne pouvait commencer sous de meilleurs auspices que le dévouement aux pestiférés, le soir même de leur arrivée elles étaient à leur poste, consolant par leurs soins et leur tendresse les pauvres enfants que le fléau avait épargnés. « Dieu, » dit encore le curé de Québec, « daigna bénir ce grand dévouement, car la cruelle maladie ne trouva plus de victimes à enlever dans l’asile. »

Les noms des religieuses qui furent les pierres fondamentales de la communauté des Sœurs de la Charité de Québec sont : Marie-Anne-Marcelle Mallet, supérieure ; Julie Pilon (sœur Sainte-Croix) ; Eulalie Perrin (sœur Saint-Joseph) ; Perpétue Terriault et Elmire-Thérèse Clément, religieuses professes, et une novice, Alice Dunn, qui plus tard fit profession sous le nom de sœur Sainte-Marie.

L’évêque de Montréal, dans une lettre remplie de charité, dont nous ne citons que quelques phrases, leur avait écrit, avant leur départ de son diocèse : « Que le Seigneur vous remplisse de l’esprit de votre vénérable fondatrice… Pour accomplir cette sublime mission, attachez-vous avec amour à votre sainte règle… N’ayez entre vous qu’un cœur et qu’une âme… Que Dieu vous bénisse sur la terre que vous allez adopter pour votre patrie… Nous vous bénissons de tout notre cœur et nous ne cesserons de prier pour le succès de votre œuvre… »

Pénétrées de ces sages et pieuses recommandations et entrant pleinement dans la pensée de leur évêque, les religieuses missionnaires voulurent laisser un témoignage écrit des sentiments qui les animaient au moment de cette nouvelle fondation et de leur ferme résolution de rester fidèles à l’esprit de leur fondatrice. Voici la déclaration qu’elles signèrent à cette fin : « Nous, soussignées, appelées, quoique indignes, à fonder à Québec, sous la juridiction et l’autorité de Mgr l’archevêque de cette ville, une maison de notre Institut, nous nous engageons de tout notre cœur à suivre fidèlement et ponctuellement, et à faire observer de toutes nos forces par celles qu’il plaira à Dieu de nous donner pour compagnes, toutes les règles et constitutions de cette maison que nous considérons comme notre mère, nous réjouissant d’y avoir trouvé l’esprit religieux, et afin que l’éloignement des lieux ne nous fasse jamais oublier ce que nous devons à cette bonne mère, nous nous engageons en même temps à nous unir à elle et à toutes les sœurs qui l’habitent, dans les Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, tous les jours, aux litanies de la divine Providence. »

Les circonstances et surtout la volonté des supérieurs ecclésiastiques obligèrent les Sœurs Grises de Québec de se séparer de la maison-mère de Montréal ; mais cette séparation ne se fit qu’au prix des plus grands sacrifices de la part des fondatrices, surtout de la supérieure, la vénérée Mère Mallet.

Comme nous l’avons dit il y a un instant, l’intention des dames catholiques, en faisant venir des Sœurs Grises à Québec pour leur confier l’asile des orphelins, était non seulement de leur en donner la direction, mais encore de leur en transmettre la propriété, afin d’en mieux assurer l’existence future. Une difficulté cependant se présentait. Les sœurs qui avaient accepté la mission de fonder cette maison nouvelle n’avaient pas encore obtenu du Parlement l’autorisation de posséder. Pour remédier à cet inconvénient, les dames se réunirent, le 27 avril 1850, et résolurent de céder à Mgr Turgeon, alors coadjuteur, en faveur des Sœurs de la Charité, la jouissance de leur maison et terrain, « avec pouvoir d’y faire telles constructions qu’il jugerait à propos pour les fins de l’établissement et d’y annexer la maison occupée par les sœurs et le terrain adjacent dont il avait antérieurement fait l’acquisition, avec la condition pour les religieuses de recevoir les orphelins, de tenir des écoles pour les filles pauvres, » etc.

Le but de cet arrangement était de permettre aux Sœurs Grises de prendre immédiatement possession des biens de l’asile, en attendant qu’une loi, qu’elles obtinrent en 1853, vînt leur reconnaître le droit d’en devenir régulièrement propriétaires.

La maison qu’occupaient alors les Sœurs de la Charité était loin de suffire à leurs besoins. Aidées et dirigées par Mgr l’archevêque et soutenues par les dames catholiques, elles se mirent immédiatement à l’œuvre, et dès le mois de juin 1850, commencèrent les travaux d’une nouvelle bâtisse. Les ressources cependant étaient fort restreintes, et au bout de trois années, la nouvelle maison, bien que fort avancée, était loin d’être terminée.

Un événement tout à fait inattendu vint bientôt faire croire aux sœurs qu’elles allaient enfin sortir des embarras que leur causait cette construction. Le 31 janvier 1854, l’Hôtel du Parlement était détruit par un incendie, et le gouvernement, désireux de se procurer une bâtisse où il pût loger temporairement ses bureaux et réunir les chambres, proposa aux sœurs de louer pour trois ans leur nouvelle maison, s’engageant à la terminer à ses frais et à payer un loyer de $12,000 par an. La proposition était avantageuse et, après avoir consulté l’archevêque, la communauté l’accepta. Le gouvernement ayant aussitôt donné les contrats pour les ouvrages requis, les travaux commencèrent dès le 14 mars et furent poussés avec une activité extraordinaire. Le parlement avait été convoqué pour le commencement de juin et déjà une grande quantité de meubles et de papiers avait été transportée dans le nouveau bâtiment, lorsque tout à coup, le 3 mai, un incendie s’y déclara et, le soir même, l’édifice était réduit en cendres. Toutes les espérances nées de ce marché, qui semblait si favorable, étaient évanouies.

À l’appel de l’archevêque, la communauté se dirigea vers l’Hôtel-Dieu, et là, suivant l’exemple donné par la Vénérable fondatrice dans une épreuve semblable, on récita le Te Deum pour remercier Dieu de ce qui venait d’arriver.

Le feu, qui avait détruit la nouvelle maison, avait cependant respecté l’ancienne, dont les murs ne furent pas même noircis par les flammes. Les sœurs purent donc y continuer leurs œuvres, mais il fallait recommencer le travail de ces dernières années.

Comptant, comme toujours, sur la Providence, on reprit bientôt les travaux de reconstruction, qui furent poussés avec tant de vigueur que le 20 juillet 1855 on faisait la bénédiction de l’aile sud-ouest.

Treize mois après, le 8 septembre 1856, avait lieu la bénédiction de la chapelle.

Comme pour l’œuvre principale de la Vénérable Mère d’Youville, les épreuves devaient se succéder pour cette fondation, afin d’en bien marquer l’origine et le caractère.

Le 6 juin 1869, un nouvel incendie détruisait la chapelle et le corps central de la maison. Le personnel dut encore une fois déserter l’établissement et fut recueilli par les différentes communautés de la ville. Mais l’œuvre ne pouvait pas périr : le 27 février 1870, à l’occasion des Quarante Heures, la chapelle était de nouveau ouverte au culte. Depuis lors les progrès et les agrandissements ont été constants.

Le 22 mai 1872, les orphelins étaient transférés de la maison-mère dans une maison voisine, sur le terrain des Glacis, appartenant au gouvernement. Cette maison de cent vingt pieds de front par quarante de profondeur n’avait alors que deux étages ; les sœurs en ajoutèrent deux autres. Elle est aujourd’hui habitée par 191 orphelins.

En 1877, la communauté fit construire l’aile sud-est de son établissement actuel, et quatre ans plus tard, en 1881, le premier pensionnat des petits garçons, bâtisse de quatre-vingt-dix pieds par cinquante et à six étages.

En 1882, on ouvrait, dans le deuxième étage de ce pensionnat, une salle d’asile.

En 1893, l’Orphelinat d’Youville était aussi terminé. Cette maison, située sur la rue des Glacis et la rue d’Aiguillon, à l’endroit où se trouvait jadis celle des Frères de la Doctrine Chrétienne, a cent cinquante pieds de façade principale, quatre-vingt-dix pieds d’un côté et quarante de l’autre, et est à quatre étages. On y loge 206 orphelines.

Enfin une nouvelle construction de cent vingt-cinq pieds par soixante, avec une aile de soixante-dix pieds par cinquante-cinq, et à cinq étages, vient d’être terminée. Le pensionnat des garçons y a été installé en septembre 1899. On y a aussi ménagé des chambres pour les prêtres âgés ou malades.

C’est dans cette maison que, pour compléter les œuvres de la Vénérable Mère d’Youville, doivent être ouvertes des salles pour les vieillards.

Québec regarde aujourd’hui avec admiration les magnifiques résultats produits par la grande charité et le dévouement des cinq religieuses qui venaient, il y a cinquante ans, prendre la direction de cet orphelinat. Augmentant constamment leurs œuvres, suivant l’esprit de la fondatrice, à l’éducation gratuite des pauvres filles et au soin des orphelins elles ont ajouté celui des infirmes et des vieillards, la visite des malades à domicile dans la ville et les faubourgs, celle des prisonniers, le soin des malades dans les hôpitaux, la tâche si pénible de la garde des aliénés et des idiots, etc.

Les Sœurs Grises de Québec sont, comme nous l’avons dit, entièrement séparées de celles de Montréal. La maison de Québec est aujourd’hui la maison-mère de plusieurs missions et compte 536 sœurs professes et 117 novices ; 139 sont décédées.

On soigne, à la maison-mère et dans les missions : plus de 500 vieillards ou infirmes, au delà de 1100 orphelins et orphelines, 6612 élèves pensionnaires ou externes, 148 enfants dans la salle d’asile, et 1139 aliénés ou idiots.


La maison-mère comprend 21 missions :


Fondation :
Cacouna, pensionnat et externat
août 1857
Notre-Dame de Lévis, pensionnat et externat
octobre 1858
Deschambault, pensionnat et externat
septembre 1861
Somerset, pensionnat et externat
septembre 1861
Sainte-Anne-de-la-Pocatière, pensionnat, externat et hospice
novembre 1862
Carleton (Baie des Chaleurs), pensionnat et externat
août 1867
Saint-Nicolas (Baie des Chaleurs), pensionnat et externat
octobre 1870
Rimouski, pensionnat, externat et hospice
septembre 1871
Saint-Ferdinand, asile d’aliénés, externat et pensionnat
septembre 1872
Saint-Joseph de la Beauce, externat et pensionnat
août 1875
Malbaie, externat et pensionnat
septembre 1876
Asile Sainte-Brigitte, hospice et orphelinat
février 1877
Saint-Anselme, pensionnat et externat
août 1877
Saint-Charles, pensionnat et externat
septembre 1878
Charlottetown, I.​P.​E., hôpital
septembre 1879
Saint-Joseph de la Délivrance, hospice et orphelinat
septembre 1879
Saint-Alexandre, pensionnat et externat
octobre 1881
Cap Rouge, pensionnat et externat
septembre 1881
Montmagny, hospice et orphelinat
septembre 1885
Labrador, pensionnat et externat
octobre 1885
Fall River, Mass., orphelinat
mai 1890
Asile Saint-Michel (Beauport)
mai 1893
Cap Saint-Ignace, pensionnat et externat
septembre 1894
Saint-Raymond, externat
septembre 1896
En construction : Saint-Jean d’Eschaillons, Saint-Alphonse de Thetford, Saint-Vital de Lambton
1899


Succursales établies dans la ville :


Cap Diamant, externat
septembre 1853
Nazareth, orphelinat de garçons
mai 1872
Notre-Dame de la Garde, externat
septembre 1878
Palais, externat
septembre 1889
Basse-Ville, externat
septembre 1889
Saint-Jean-Baptiste, externat
septembre 1892
Orphelinat d’Youville (filles)
janvier 1893
Notre-Dame de Lourdes, externat
septembre 1893
Notre-Dame des Anges, externat
septembre 1897




  1. Ces notes nous ont été fournies par la révérende Mère Supérieure de Saint-Hyacinthe.
  2. Le diocèse d’Ottawa ne fut créé qu’en juin 1847.
  3. La Sœur Beaubien avait été d’abord nommée, mais une attaque de paralysie la retint à la maison-mère, et la Sœur Bruyère la remplaça.
  4. L’hôpital actuel n’a été commencé qu’en 1861, et inauguré en 1866.
  5. Malgré ce triste état de choses, la supérieure d’Ottawa trouva le courage d’envoyer une de ses religieuses pour secourir la communauté de Montréal, et la Sœur Phelan, nièce de l’évêque de Kingston, vint soigner les Sœurs Grises malades et les aider aux ambulances.
  6. Nous avons puisé nos renseignements, pour la partie de cette notice se rapportant à des faits antérieurs à 1851, dans une brochure intitulée « Hospice des Sœurs de la Charité à Québec », publiée par M. M. L. Proulx, alors curé de Québec, brochure que la révérende Mère Sainte-Christine, supérieure des Sœurs Grises, a bien voulu nous communiquer.

    Ce qui est subséquent à la date de cette brochure a été emprunté aux annales de la communauté.