Vies des grands capitaines/Alcibiade

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Les Vies des grands capitaines :

Alcibiade


34 avant J.-C.



ALCIBIADE

I. Alcibiade, fils de Clinias, était Athénien. La nature, en le formant, semble avoir voulu éprouver ses forces. Tous les historiens qui ont parlé de lui s’accordent à dire que personne ne l’a surpassé, ni en vices ni en vertus. Né dans une ville illustre, issu d’une grande famille, le plus beau des Athéniens de son âge, il était propre à tout, plein de jugement et d’habileté, grand capitaine sur mer et sur terre. II était très disert et l’un des plus habiles orateurs d’Athènes ; tel était le charme de sa figure et de sa voix, que personne ne pouvait résister à ses discours. Laborieux et patient quand il fallait l’être ; libéral, splendide au dehors comme chez lui ; affable, gracieux, se pliant avec adresse aux circonstances, lorsqu’il s’abandonnait au relâchement, et qu’aucun motif n’excitait l’activité de son esprit, on le voyait prodigue, débauché, intempérant ; en sorte que tout le monde s’étonnait de trouver dans un seul et même homme des mœurs si dissemblables et un caractère si plein de contrastes. Alcibiade fut élevé dans la maison de Périclès, dont on dit qu’il était le beau-fils [1], et il fut instruit par Socrate. Il épousa la fille d’Hipponicus, le plus riche de tous les Grecs de ce temps-là ; de manière que, s’il eût donné l’essor à son imagination, il n’aurait pu ni se figurer plus de faveurs, ni en obtenir de plus grandes que celles qu’il avait reçues et de la fortune et de la nature.

II. Dans la guerre du Péloponnèse, ses conseils et son autorité décidèrent les Athéniens à attaquer Syracuse. Il fut lui-même élu général, et chargé de cette guerre. On lui donna en outre deux collègues, Nicias et Lamachus. Pendant qu’on faisait les préparatifs de l’expédition, et avant la sortie de la flotte, il arriva que tous les bustes de Mercure [2] furent renversés dans une seule nuit, à l’exception de celui qui était placé devant la porte d’Andocide, et qu’on appela depuis, pour cette raison, le Mercure d’Andocide. Cet accident étant évidemment l’effet d’un complot, parce qu’il intéressait l’État, et non les particuliers, le peuple, épouvanté, craignit que quelque coup violent et subit n’opprimât la liberté publique. Le soupçon semblait devoir tomber sur Alcibiade, parce qu’il était réputé plus puissant et plus élevé qu’un homme privé ne doit l’être. Il s’était, en effet, attaché beaucoup de gens par ses libéralités, et un plus grand nombre encore en les défendant en justice. Aussi, toutes les fois qu’il paraissait en public, il attirait sur lui tous les yeux, et on ne lui égalait aucun citoyen. Il inspirait donc à la fois et de grandes espérances et de grandes craintes, parce qu’il pouvait ou beaucoup nuire, ou beaucoup servir. Il était d’ailleurs entaché d’infamie, par la raison qu’il célébrait, disait-on, les mystères [3] dans sa maison, ce qui était un sacrilège aux yeux des Athéniens et semblait cacher quelque conjuration sous des dehors religieux.

III. Ses ennemis le chargeaient de ce délit dans les assemblées du peuple, et le temps de partir pour la guerre approchait. Alcibiade considérant cette circonstance et n’ignorant point la conduite ordinaire des Athéniens, demandait que, si on voulait lui intenter quelque affaire, on informât contre lui pendant qu’il était présent, plutôt que de l’exposer, pendant son absence, aux accusations de la haine. Mais ses ennemis, sentant qu’ils ne pouvaient alors lui nuire, résolurent de rester en repos pour le moment et d’attendre qu’il fût parti, pour l’attaquer absent : c’est ce qu’ils firent. Quand ils le crurent arrivé en Sicile, ils lui intentèrent un procès pour sacrilège. Le magistrat lui ayant à ce sujet envoyé un message en Sicile, avec ordre de revenir pour se défendre, il ne voulut point désobéir, quoiqu’il eût un grand espoir de réussir dans l’expédition qui lui était confiée, et il monta sur la trirème qu’on lui avait envoyée pour le porter. Abordé à Thurium [4], en Italie, il se mit à réfléchir sur l’abus que ses concitoyens faisaient de la liberté, sur leur cruauté envers les nobles, et jugea que le meilleur parti était d’esquiver la tempête qui le menaçait. Il se déroba donc à ses gardes et se rendit d’abord à Élis, et ensuite à Thèbes. Mais lorsqu’il eut appris qu’il avait été condamné à mort, que ses biens avaient été confisqués, que le peuple avait forcé les Eumolpides [5] à le maudire, selon la coutume, et que, pour mieux consacrer la mémoire de cet anathème, on en avait gravé la copie sur un pilier de pierre élevé dans un lieu public, il se retira à Lacédémone. Là il fit la guerre, non à sa patrie, mais à ses ennemis personnels, parce qu’ils étaient aussi ceux de sa patrie, comme il le disait lui-même ouvertement, qu’ils l’en avaient chassé, dans l’opinion qu’il pouvait lui rendre de grands services, et qu’ils avaient plus consulté leur haine particulière que le bien commun. Les Lacédémoniens firent d’abord amitié, par son conseil, avec le roi de Perse ; ensuite ils fortifièrent Décélie [6], dans l’Attique, et y établirent une garnison pour tenir Athènes en échec. Ce fut aussi par ses soins qu’ils détachèrent l’Ionie de l’alliance des Athéniens, ce qui leur donna la supériorité dans la guerre.

IV. Cependant ces services inspirèrent aux Lacédémoniens moins d’amitié que de défiance et d’éloignement pour Alcibiade. Connaissant son ardent courage et sa grande habileté dans toutes les affaires, ils craignirent que l’amour de la patrie ne le portât quelque jour à les abandonner et à se réconcilier avec les siens. Ils songèrent en conséquence à chercher le moment de l’assassiner. Ce dessein ne put longtemps être ignoré d'Alcibiade. Il était si pénétrant qu’on ne pouvait le surprendre, surtout lorsqu’il s’étudiait à se tenir sur ses gardes. Il se retira donc auprès de Tissapherne, général de Darius. Quand il fut devenu son intime ami, voyant les forces des Athéniens s’affaiblir par leurs revers en Sicile, et celles des Spartiates s’accroître, il envoya des émissaires au préteur Pisandre, qui avait son armée sous les murs de Samos, afin de concerter son retour. Ce préteur partageait les vues d’Alcibiade ; il était ennemi de la puissance du peuple et partisan de la noblesse. Il échoua cependant dans cette tentative ; mais Thrasybule [7], fils de Lycus, le fit d’abord recevoir par l’armée, et créer général à Samos ; et Théramène ayant ensuite proposé son rappel, il fut rappelé par un décret du peuple, et associé à eux, quoique absent, dans le commandement de l’armée. La conduite de ces généraux changea tellement la face des affaires, que les Lacédémoniens, peu auparavant vainqueurs et puissants, furent épouvantés et demandèrent la paix. Ils avaient été vaincus cinq fois sur terre et trois fois sur mer ; ils avaient perdu deux cents trirèmes, dont l’ennemi s’était emparé. Conjointement avec ses collègues, Alcibiade avait recouvré l’Ionie, l’Hellespont et beaucoup de villes grecques, situées sur les côtes d’Asie. Ils en avaient emporté d’emblée un grand nombre, entre autres Byzance, et n’en avaient pas moins gagné par la clémence politique dont ils avaient usé envers les vaincus. Après de si glorieux exploits, ils revinrent à Athènes chargés de butin, avec une armée enrichie des dépouilles de l’ennemi.

V. Toute la ville étant descendue au-devant d’eux au Pirée, on avait un si grand désir de voir Alcibiade, que le peuple accourait en foule à sa trirème, comme s’il fût arrivé seul. On était en effet persuadé qu’il avait été l’auteur et des revers passés et des succès présents. On attribuait la perte de la Sicile et les victoires des Lacédémoniens à la faute qu’on avait commise en bannissant un homme de ce mérite. Et cette opinion semblait fondée ; car, depuis qu’Alcibiade avait commandé l’armée, les Lacédémoniens n’avaient pu tenir tête aux Athéniens. Quoique Théramène et Thrasybule eussent présidé aux mêmes opérations et débarqué avec lui au Pirée, le peuple n’accompagnait qu’Alcibiade ; et, ce qui jusqu’alors n’avait été usité que pour les vainqueurs d’Olympie, on lui présentait à l’envi des couronnes d’or et d’airain. Alcibiade, se rappelant ses disgrâces passées, recevait en pleurant de joie ces marques de l’affection de ses concitoyens. Lorsqu’il fut arrivé dans la ville, il convoqua le peuple et le harangua d’un ton si touchant, que les cœurs les plus durs versèrent des larmes sur son infortune et firent éclater leur indignation contre les auteurs de son exil. On eût dit que c’était un autre peuple, et non celui qui pleurait alors, qui l’avait condamné comme sacrilège. Ses biens lui furent rendus par un décret public ; les prêtres Eumolpides furent forcés de révoquer leur anathème, et les piliers sur lesquels on l’avait transcrit furent jetés dans la mer.

VI. La joie d’Alcibiade dura peu. On lui avait décerné toutes sortes d’honneurs, on l’avait entièrement chargé de l’administration civile et militaire, et rendu l’arbitre de tout ; il demanda et obtint pour collègues Thrasybule et Adimante, et partit pour l’Asie avec une flotte ; mais il n’eut pas devant Cymé [8] le succès auquel il s’attendait, et retomba dans la disgrâce du peuple. Comme on croyait que rien ne lui était impossible, on lui imputait tous les revers, en l’accusant ou de négligence ou de mauvaise volonté. C’est ce qui arriva dans cette occasion. On prétendait que, corrompu par le roi de Perse, il n’avait pas voulu prendre Cymé. Rien ne lui fut plus funeste, selon nous, que la trop haute opinion que l’on avait de son génie et de sa valeur. On le redoutait autant qu’on l’aimait. On craignait que, fier de son bonheur et de sa grande naissance, il n’ambitionnât la tyrannie. Sur ces motifs, on le destitua dans son absence, et l’on mit un autre à sa place. Alcibiade, en ayant été instruit, ne voulut point retourner à Athènes. Il se retira à Pactyé [9], y fortifia trois châteaux, Bornos, Bisanthé et Néontique, et, ayant ramassé un corps de troupes, pénétra, le premier des Grecs, dans la Thrace, jugeant plus glorieux pour lui de s’enrichir des dépouilles des barbares que de celles de la Grèce. Par cette expédition , il accrut sa renommée et ses richesses, et se lia d’une étroite amitié avec quelques rois de la Thrace.

VII. Il ne put pas cependant détacher son cœur de sa patrie. Philoclès, général des Athéniens, ayant fait stationner sa flotte près d’Ægos-Potamos, non loin de celle de Lysandre, chef des Lacédémoniens, qui s’appliquait à traîner la guerre en longueur, autant qu’il lui était possible, parce que le roi de Perse leur fournissait de l’argent, et qu’au contraire Athènes épuisée n’avait plus que des armes et des vaisseaux, il se rendit à l’armée navale des Athéniens et là, en présence de tout le monde, il exposa que, si on le voulait, il forcerait Lysandre ou à combattre ou à demander la paix ; que les Spartiates évitaient une bataille navale, parce qu’ils étaient plus forts sur terre que sur mer ; mais qu’il lui était facile d’engager Seuthès, un des rois de Thrace, à les chasser de la terre ferme, et que, par cette mesure, ils seraient réduits à la nécessité de se battre sur mer ou de mettre fin à la guerre. Quoique Philoclès sentît qu’il avait raison, il ne voulut pas cependant suivre son avis ; il prévoyait qu’il n’aurait plus d’autorité dans l’armée, s’il y recevait Alcibiade ; que, si l’on avait quelque succès, il n’en partagerait nullement la gloire, et qu’au contraire, s’il arrivait quelque revers, il en serait seul accusé. Alcibiade lui dit en se retirant : « Puisque tu t’opposes au triomphe de la patrie, je t’avertis de tenir ta flotte près des ennemis ; car il est à craindre que la licence des soldats ne fournisse à Lysandre l’occasion de surprendre et d’accabler notre armée. » Alcibiade ne fut point trompé à cet égard. En effet, Lysandre, ayant appris de ses espions que les Athéniens étaient descendus à terre pour piller, et qu’ils avaient presque entièrement évacué leurs vaisseaux, ne laissa point échapper l’occasion d’agir, et d’un seul coup mit fin à la guerre.

VIII. Alcibiade, après la défaite des Athéniens, ne se jugeant plus en sûreté où il était, se retira dans le fond de la Thrace, au-dessus de la Propontide, espérant pouvoir y cacher sa fortune ; mais il se trompait. Quand les Thraces s’aperçurent qu’il y était venu avec de grosses sommes d’argent, ils lui tendirent des embuscades ; ils lui enlevèrent les richesses qu’il avait apportées, mais ils ne purent le prendre lui-même. Alcibiade, ne voyant aucun lieu sûr pour lui dans la Grèce, à cause de la puissance des Lacédémoniens, passa en Asie, chez Pharnabaze, et le charma tellement par la douceur de ses manières, que bientôt il tint le premier rang dans son amitié. Ce satrape lui fit présent du château de Grynium en Phrygie, dont il retirait cinquante talents de revenu. Cette fortune ne contenta pas Alcibiade. Il ne pouvait souffrir qu’Athènes fût vaincue et asservie à Lacédémone. Il pensait uniquement à affranchir sa patrie ; mais il voyait qu’il ne pouvait exécuter ce dessein sans le roi de Perse [10]. Il désirait donc s’en faire un ami, ne doutant point d’en venir facilement à bout, s’il pouvait seulement l’aborder. Il savait que son frère Cyrus se préparait secrètement à lui faire la guerre, avec l’aide des Spartiates ; et il voyait qu’en lui découvrant ce complot il acquerrait une grande faveur auprès de lui.

IX. Pendant qu’il méditait ce projet et qu’il demandait à Pharnabaze de l’envoyer vers le roi, Critias et les autres tyrans d’Athènes dépêchèrent des gens affidés à Lysandre en Asie, pour l’aviser que, s’il ne faisait pas périr Alcibiade, le gouvernement qu’il avait établi lui-même dans Athènes ne pourrait pas subsister ; s’il voulait que son ouvrage durât, il devait poursuivre Alcibiade. Le Spartiate, animé par cet avis, résolut d’agir plus fortement auprès de Pharnabaze. Il lui déclara donc que les relations qui existaient entre le roi et les Lacédémoniens cesseraient, s’il ne livrait Alcibiade mort ou vif. Le satrape ne supporta point cette menace, et il aima mieux violer l’humanité qu’affaiblir la puissance du roi. En conséquence, il chargea Sysamithrès et Bagoas d’aller tuer Alcibiade, dans le temps qu’il était en Phrygie et préparait son voyage à la cour de Perse. Ces envoyés donnent secrètement aux voisins d’Alcibiade la commission de l’assassiner. Ceux-ci, n’osant pas l’attaquer avec le fer, entassèrent du bois, pendant la nuit, autour de la cabane où il reposait, et y mirent le feu, pour faire périr dans l’incendie un homme qu’ils ne se flattaient pas de pouvoir accabler par la force. Alcibiade, éveillé par le bruit de la flamme, voyant qu’on lui avait soustrait son épée, saisit le poignard de son ami : c’était un Arcadien qu’il avait logé, et qui n’avait jamais voulu le quitter. Il lui ordonne de le suivre, rassemble tous les vêtements qu’il trouve sous sa main, les jette au feu et échappe ainsi à la violence des flammes. Les barbares, voyant de loin qu’il s’était dérobé à l’incendie, le tuèrent à coups de traits et portèrent sa tête à Pharnabaze. Une femme qui vivait avec lui couvrit son corps de sa robe, et fit consumer son cadavre par ces mêmes flammes qu’on avait préparées pour le dévorer tout vivant. C’est ainsi qu’Alcibiade finit ses jours, à l’âge d’environ quarante ans.

X. Cet homme diffamé par plusieurs auteurs, trois historiens très graves l’ont comblé des plus grands éloges : Thucydide, son contemporain, Théopompe [11], qui naquit peu de temps après, et Timée ; ces deux derniers, assurément très médisants, se sont accordés, je ne sais comment, à ne louer que lui. Ils en ont écrit ce que j’ai rapporté ci-dessus, et en outre ceci : qu’étant né dans Athènes, la ville la plus brillante de la Grèce, il avait surpassé tous les Athéniens par l’éclat et la dignité de sa vie ; que venu à Thèbes, après avoir été expulsé de sa patrie, il s’était si bien conformé aux goûts de ses habitants, qu’aucun d’entre eux ne pouvait l’égaler pour l’ardeur au travail et la force du corps (car tous les Béotiens [12] s’appliquent plus à fortifier leurs membres qu’à aiguiser leur esprit) ; qu’à Lacédémone, dont les murs plaçaient la suprême vertu dans la patience, il s’était livré à une vie si dure qu’il vainquit tous les Spartiates en parcimonie de table, d’habillement et de train ; que se trouvant chez les Thraces, gens ivrognes et adonnés à la débauche, il les avait surpassés aussi dans ces excès ; qu’arrivé chez les Perses, parmi lesquels la plus grande gloire est de chasser avec intrépidité et de vivre avec luxe et avec mollesse, il copia si bien ces mœurs, qu’il parvint à se faire admirer ; que, par cette conduite, il sut toujours conquérir le premier rang dans l’estime et l’affection des peuples. Mais en voilà assez sur Alcibiade. Parlons des autres capitaines.

Notes[modifier]

  1. Périclès épousa la veuve d'Hipponique, dont Alcibiade avait épousé la fille Hipparète.
  2. C'étaient des bustes de Mercure en pierre et de forme cubique. On pouvait en changer la tête.
  3. Les mystères de Déméter (Cérès) ou Éleusinies, ou tout simplement Mystères d'Éleusis, ville où ils se célébraient.
  4. Thurium était une ville de Lucanie, sur le golfe de Tarente.
  5. Nom porté par les prêtres de Déméter, d'Eumolpos leur chef de file.
  6. Petite ville non loin d'Athènes.
  7. Thrasybule avait fait passer, avec Théramène, noble Athénien, fils d'Agnon, un décret qui rappelait les exilés parmi lesquels se trouvait Alcibiade.
  8. Ville d'Éolide, près de Lesbos. En l'absence d'Alcibiade, le pilote Antiochus avait, contre son ordre, engagé un combat avec Lysandre, et perdu quinze vaisseaux.
  9. Ville de la Chersonèse de Thrace, sur la Propontide.
  10. Artaxerxès II, dit Mnémon, qui, vainqueur de son frère Cyrus, succédait à son frère Darius II.
  11. Théopompe, historien du temps de Philippe et d'Alexandre; Timée était contemporain de Pyrrhus. Leurs ouvrages sont perdus.
  12. Les Béotiens étaient méprisés des autres Grecs qui leur trouvaient peu de vivacité dans l'esprit. Cette réputation passa chez les Latins.