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Voyage à Aix-Savoie, Turin, Milan, retour par la Suisse, en 1859/03

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CHAPITRE III.


Départ de Paris. — Route de Savoie. — Aix-les-Bains ; son salon
Promenade au lac du Bourget.

Nous voici au 15 août. À six heures, le canon me réveille. Le temps est couvert et sombre, j’ai bien envie de laisser la fête et de partir pour Aix, mais le moyen de trouver une voiture pour gagner la gare ?

Je me remets à mes notes. Je m’étonne encore de la froideur avec laquelle on a reçu l’Empereur lorsqu’on a fait si grande fête aux troupes. Cette froideur, les Parisiens ne la cachent pas : ils lui en veulent. Savez-vous de quoi ? — D’avoir fait la paix. — Selon eux, il devait aller prendre Venise, Trieste, et marcher sur Vienne. — Et puis après ? — Après ? je vais vous le dire, bonnes gens : vous aviez sur le dos les Anglais, les Russes, les Prussiens, et peut-être cette Italie que nous venons de délivrer des Autrichiens.

Je ne suis pas grand politique, pourtant je dois dire que cette paix est, selon moi, ce que Napoléon a fait de mieux depuis son arrivée au pouvoir, et je la préfère même à sa victoire. Un étourneau aurait agi comme le voulaient les badauds et quelques journaux batailleurs, mais un échec pouvait tout perdre, et la victoire même nous devenir funeste. L’avenir, je n’en doute pas, rendra justice à une politique qui n’a pas voulu jouer le sort de la France à croix ou pile, et qui a un mérite que je mets au-dessus de tous les autres : c’est d’avoir évité l’effusion du sang.

Il est beau de rompre une lance
Pour sa dame et pour son pays
Au cri : Montjoie et saint Denis,
Ou comme ce bon roi de France,
De la croix prenant la défense,
Livrer bataille aux Osmanlis ;
Mais il est encore, je pense,
Quand la gloire nous tend les bras,
Repoussant sa magnificence,
Plus beau de ne se battre pas.
Un héros, qu’est-ce ? Un météore
Laissant des ruines sur ses pas…
De tes enfants, au minotaure,
Dis, peuple, ce qu’on immola,
Et combien coûte un clou qu’on dore
Pour la couronne d’Attila ?
Assez de sang ! Rois, halte-là !
On vous encense, on vous adore ;
Être aimé vaut bien mieux encore.
Le secret ? Dieu vous le dira :
Fermez la boîte de Pandore,
L’humanité vous bénira.

J’entre chez le major à qui je voulais offrir un déjeûner d’adieu, mais il est sorti. Il pleut : or, Paris n’est pas gai en temps de pluie, surtout aux jours de grandes fêtes et quand la circulation des voitures est interrompue dans la moitié des rues : on n’a pas même la ressource des visites et encore moins celle des affaires.

Dans ce moment, un domestique me dit qu’il m’a trouvé un remise. Bonne nouvelle ! je puis me rendre au chemin de fer. Mon paquet est bientôt fait. Je prends congé du major qui vient de rentrer. À une heure, je suis à la gare, et un quart-d’heure après, sur la route d’Aix en Savoie.

Je trouve dans le wagon un officier de cuirassiers de la garde, qui a servi en Crimée et en Italie : c’est un homme de bonne mine et d’une conversation aimable, qui me fait paraître le chemin court.

J’arrive à Mâcon à deux heures du matin. Là, on m’apprend que je dois attendre jusqu’à six heures le train de Paris. Cela me souriait peu ; à cette heure, tous les hôtels sont fermés : or, je n’avais rien pris depuis dix heures, je mourais de soif et de faim. Personne au buffet de la gare, pas même à la buvette. Que faire ? — Dormir. — Je m’endors sur un des canapés du salon d’attente où mon sac de nuit me sert d’oreiller, et, nonobstant le bruit des sifflets des trains qui partent et arrivent, je dors jusqu’à six heures. On me réveille, et me voilà parti.

J’ai pour compagnons de voyage un couple anglais gigantesque, mari et femme, avec un enfant boiteux qui annonce devoir arriver à cette taille phénoménale. En sortant d’Ambarieux, nous entrons dans une gorge des plus pittoresques, et dont les rochers accidentés imitent parfaitement des ruines. Je remarque des vignes sur une côte abrupte ; des buissons, sans doute plantés à dessein, arrêtent les terrains mouvants. De loin à loin, des assises de pierre calcaire ayant quarante et cinquante mètres ont, par l’affaissement du sol, pris la position oblique et parfois même perpendiculaire, dont l’effet est des plus étranges. Dans cette gorge très-resserrée, la voie de fer côtoie une jolie petite rivière. Non loin de là, des maisonnettes s’élèvent au milieu des pampres ; puis des peupliers, des saules, et quelques arbres fruitiers parmi lesquels je remarque des amandiers.

Nous arrivons à la station de Saint-Rambert, charmante position. Une vierge blanche, élevée sur une petite tourelle placée elle-même à la cime d’un rocher, forme un monument miniature d’un effet agréable.

La rivière continue à couler entre des rochers arides que surmontent des carrés de vignes. On y distingue des parties de roches, plates et polies par les eaux, qu’on prendrait pour des courants de lave.

À gauche, une maison en ruine joue l’effet d’un débris d’aquéduc romain

Mes Anglais gigantesques m’ont quitté ; j’ai maintenant pour compagnie un monsieur avec ses deux filles et un fils. Nous causons. Il a quelque teinte de géologie et sait l’histoire ; il parle de César qui a traversé ce passage, et de trois lacs dont il ne reste que deux.

Nous sommes à la station de Tenay. Le pays est toujours aussi pittoresque. Ce défilé n’a pas plus de cent à deux cents mètres de largeur ; il se nomme défilé du Bourget. À gauche, nous voyons une filature et des maisonnettes dont le ceintre est entouré de liserons fleuris du plus joli effet. À droite, mon compagnon me fait observer une montagne surmontée d’un petit pic en croc qu’on nomme la Dent du Chat

Nous passons la station de Rossillon, puis celle de Saint-Virieux. Je regrette de ne pouvoir m’arrêter pour étudier ces calcaires crevassés. Nous avons à droite un petit lac à l’eau d’azur où je me baignerais volontiers, mais ce ne sont pas ces eaux-là que je vais prendre.

Nous arrivons à la station de Culoz où est un embranchement conduisant à Genève. Nous traversons un pont sur le Rhône qui sépare ici la France de la Savoie. Un peu plus loin, on s’arrête au corps-de-garde de la douane sarde où l’on refuse galamment de nous visiter. Ce pays désire et espère être bientôt français, et nous accueille d’avance en compatriotes.

À la station de Chatelle, on change de train. Ici, j’ai pour compagnons deux Sardes, un Belge et un gros Anglais parlant bien français et qui nous raconte tous les vols, entr’autres un de cent quatre-vingts guinées, dont il a été victime à Paris. Nos Sardes, qui en reviennent, mettent instinctivement leur main à leur gousset pour s’assurer si leur porte-monnaie y est encore. Ce gros Anglais m’a l’air d’un Gascon.

On côtoie ici le lac du Bourget. Les bords n’en sont guère habités : nous n’y apercevons qu’une chapelle. L’aspect de ce lac entouré de montagnes couvertes de verdure qui, du point où nous sommes, paraît noire, est assez triste. Des roches arides descendent jusqu’à l’eau.

Nous sommes à une heure d’Aix ; nous y arrivons vers midi, après une traversée de vingt-quatre heures : c’est huit heures de plus qu’on ne met ordinairement, mais, faute d’informations, j’avais pris un train non direct.

Je descends à l’hôtel Guillant, place Centrale. La maîtresse est jeune et avenante. On me donne une très-belle chambre qui a vue sur la place, au prix de neuf francs par jour, dîner et déjeûner compris, et c’est le premier hôtel de la ville. Je suis étonné de ce bon marché, et je le fus plus encore quand je vis de la manière dont la table était servie.

Je me rends chez l’un des médecins des eaux, le docteur Davat. Il m’interroge beaucoup sur mes douleurs articulaires dont la cause est rhumatismale. Il trouve d’ailleurs mon régime hygiénique très-bon, et n’y voit rien à changer. Il me prescrit de prendre, jour à autre, bain et douche : bain d’une heure à vingt-sept degrés, douche du prince. Plus, je dois boire tous les matins un verre d’eau d’alun en deux fois.

Je vais prendre immédiatement le bain qui me paraît fort chaud ; je finis par m’y habituer, et j’en sors sentant le soufre comme une allumette.

Je visite ensuite le Casino, beau bâtiment placé dans une position très-pittoresque que domine une montagne. Le jardin n’est pas grand, mais il est joli. Au total, l’établissement, sans être grandiose, est fort convenable.

Il paraît qu’on devient titré dès qu’on met les pieds dans Aix : je ne peux faire un pas sans être salué du titre de comte ou de baron. J’ai beau dire que, de titres, je ne prends ni n’accepte aucun, ils n’en veulent pas démordre. Alors c’est marquis qu’ils me nomment, et si je me rebelle encore, c’est duc qu’ils vont me faire. Dieu m’en garde ! et pour cause : on a fait un tel abus de ces qualifications en France, et plus encore à l’étranger, qu’elles n’y sont guère une recommandation ; je dirai même qu’elles y font l’effet contraire quand elles ne sont pas accompagnées, à défaut de diplôme, de bonnes lettres de crédit ou de billets au porteur.

J’ai bien souvent, dans mes voyages,
Rencontré dans le haut pays
De ces seigneurs sans équipages
Et, nonobstant, grands personnages :
Ducs, barons, comtes ou marquis.
Oui ! ce sont gens de vieilles roches ;
Ils descendent de saint Louis,
Chevaliers sans peur ni reproches.
Mais prenez bien garde à vos poches.

Je dîne à cinq heures, à table d’hôte. Il n’est pas d’usage ici de dîner dans sa chambre, sauf le cas de maladie ; aussi la société est parfaitement composée. La table est très-bien servie. J’ai pour voisine une dame anglaise qui, probablement, n’aime pas à manger sans causer, car, contre l’usage britannique, la première et sans présentation préalable elle m’adresse la parole. Elle n’est pas jeune, mais elle est aimable et instruite. Elle sait mon nom, comme probablement tous ceux de la table, car l’usage aussi est de les afficher dans un cadre placé à cet effet dans le vestibule de l’hôtel.

Ici encore on n’avait pas manqué d’y ajouter un titre que je fis enlever le soir même. Ces malheureux titres ont compromis bien des voyageurs qui, n’ayant pas réclamé à temps, ont été ainsi désignés par la gazette officielle locale répétée par les journaux français, et l’innocent baigneur, affublé d’une qualification qu’il n’avait pas prise, se trouvait, à sa rentrée en France, coiffé d’un ridicule.

Après le dîner, je vais au Casino. Les salons sont encore vides. Je descends au jardin ; il est également désert. Le temps, calme et doux, est parfait pour la méditation ; mais un piano discordant, qu’on tapote dans le voisinage, m’écorche les oreilles : or, comment méditer quand on grince des dents ?

À huit heures, un accord d’instruments, justes cette fois, m’annonce qu’on se rassemble au salon. En effet, l’orchestre est à son poste ; il n’est composé que d’une douzaine de musiciens, mais bien choisis. On joue des contredanses et des valses, mais personne ne bouge, et pourtant l’exercice devrait faire ici partie de l’hygiène prescrite. Un établissement où l’on attaquerait certaines maladies par la gymnastique appliquée selon l’âge et le plus ou moins de force des malades, aurait autant de succès que les eaux. Beaucoup de nos indispositions viennent de l’abus du sommeil et du défaut de mouvement. La vie trop sédentaire tue ou use plus vite peut-être que l’excès du mouvement. Le médecin qui traiterait les impotents par l’agitation graduée ferait des prodiges.

Le 17 août, de bonne heure, je vais à l’établissement thermal. J’y retrouve le docteur, mais les malades étant nombreux, il faut attendre mon tour. Enfin, la douche du prince, qui se nomme ainsi je ne sais pourquoi, m’est ouverte. À peine déshabillé, deux baigneurs s’emparent de moi. On m’inonde d’eau chaude ; elle me paraît brûlante. Un doucheur (c’est le nom technique) me frotte. L’eau coule toujours. Bientôt on me lâche une seconde douche en arrosoir sur les cuisses et sur les jambes. Pour le coup, je me crois cuit : je suis rouge comme une écrevisse. On la laisse ainsi jaillir un quart-d’heure : je commence à en avoir assez.

Je croyais m’habiller et en être quitte, mais mes vêtements ont été remis chez moi. On me couvre, pour me sécher, de serviettes brûlantes ; puis on m’enveloppe d’une couverte, on m’étend sur une chaise longue entourée de rideaux, on m’y enferme presque hermétiquement, on me transporte ainsi à l’hôtel et l’on me dépose dans mon lit sous une double couverture. Là, on me laisse suer, puis on me fait boire un verre d’eau d’alun. Je reste au lit une heure, selon l’ordonnance qui est la même pour tous, malades ou non, et que j’ai suivie à la lettre. Enfin je puis m’habiller.

Tout ceci coûte :

Carte d’entrée une fois payée 1 fr. 25 c.
Un bain 1 fr. 00
Une douche du prince, y compris
le transport et les porteurs
2 fr. 50
Gratification au doucheur 0 fr. 75
Id. au garçons de bain 0 fr. 25
Id. aux porteurs 0 fr. 50
Total
6 fr. 25

Le tout s’acquitte à l’instant.

Le médecin et la gratification au garçon de l’hôtel qui vous soigne se paient au départ.

On voit que si la table et le logement sont bon marché à Aix, les bains y reviennent assez cher. On peut compter pour cet article, quand on prend les douches, environ six francs cinquante centimes par jour. Ce n’est pas trop pour tous les frais que fait l’établissement, et la masse de linge et de couvertes qu’on emploie.

À dîner, j’ai pour voisine la même Anglaise. Je fais connaissance avec son mari qui, comme elle, parle bien français. C’est un homme aimable et instruit. Il a, ainsi que sa femme, habité trois ans Constantinople où il était secrétaire d’ambassade.

J’assiste le soir, au Casino, à un joli concert donné par des artistes du théâtre italien.

Le 18, après le bain, j’entre dans le café qui est en face de l’hôtel ; il est vaste, propre et bien tenu. La tasse de café, qui coûte à Paris cinquante ou soixante centimes, ne se paie ici que vingt-cinq.

Je parcours la ville qui ressemble beaucoup à un village. Les femmes indigènes m’ont semblé peu jolies.

À dîner, je veux goûter le vin du pays qu’on nomme vin de Touvière. Il est assez cher, deux francs cinquante centimes la bouteille, mais il m’a paru bon. Je fais, à table, connaissance avec M. Alexandre, inspecteur général de l’Université, qui est, je crois, d’Amiens ou des environs. C’est un homme de bonne société, savant, et sans le pédantisme scolastique.

Je vais au Casino où il y a bal. L’habit est de rigueur. La salle est grande et belle, bien éclairée ; l’orchestre excellent. Mais la foule y manque : il y a une cinquantaine de femmes, et le double d’hommes, lesquels, se souciant assez peu de danser, causent entr’eux : c’est d’une tristesse mortelle. Trois jeunes officiers français s’efforcent seuls d’égayer ce bal à la glace, mais ils n’y réussissent pas.

L’idée de rester vingt jours ici commence à m’effrayer, mais j’ai recours à mon remède ordinaire : je reprends la plume et me mets à travailler.

Les jours suivants se passent à peu près comme les premiers. Le 20, je vais prendre mon bain dans la piscine. Il y a quatre pieds d’eau, et l’on peut y nager. Malheureusement je m’y trouve en compagnie de quatre écoliers de quatorze à quinze ans, dont un, à figure de singe, est bien le plus insupportable gamin qu’on puisse rencontrer. Criard, vantard et nageant à peine, il ne s’en croit pas moins un habile, et à chaque mouvement qu’il fait, il réclame à grands cris l’attention, comme s’il s’agissait d’un prodige. Passe s’il ne faisait que cela, mais il ne cesse de se bousculer avec ses camarades aussi turbulents que lui, et le bassin étant assez étroit, on ne sait où se réfugier pour n’avoir point sa part des coups de pieds et coups de poings qu’ils échangent.

Le dimanche suivant je vais voir, avec M. Alexandre, le lac du Bourget. Nous prenons place sur un des bateaux qui en font le tour, et nous y trouvons nombreuse société. Comme je l’ai dit, les bords de ce lac sont à peu près inhabités. Nous y visitons l’église desservie par des moines en costume noir et blanc ; c’est dans ce lieu qu’on enterrait les rois de Savoie. On a, de là, une de ces vues comme savaient les choisir les moines. Les montagnes qui entourent le lac ressemblent un peu à celles du petit Atlas. Le soleil augmente l’illusion : on se croirait en Afrique.

Sur une pointe de rocher, nous apercevons trois jeunes filles. Sont-ce des naufragées qui demandent notre assistance ? Non, un mouvement de leurs mouchoirs nous annonce qu’elles saluent notre embarcation, salut que nous nous empressons de leur rendre.

Faute de mieux, on parle des poissons du lac, dont plusieurs sont renommés en cuisine : le lavaret, l’ombre chevalier, etc.

Le soir, bal au Casino. Cette fois, il est nombreux. La présence de M. de Cavour, qu’on savait devoir y paraître, avait attiré le ban et l’arrière-ban des baigneurs. C’est un homme de moyenne taille, à figure placide, portant lunettes, et ayant plutôt l’air d’un bon avocat de village que d’un grand ministre. Chacun va le saluer. On lui a dit que j’étais allié aux Clermont-Tonnerre dont il est lui-même parent. Il a entendu citer mes études archéogéologiques ; il m’en parle. Mais chacun se le disputait, et des personnages politiques, venus de bien loin peut-être, attendaient une trouée pour l’approcher ; n’ayant rien à lui dire ni à lui demander, je me hâtai de leur faire place. C’est assurément un ministre hors ligne, et aujourd’hui très-précieux pour le nouveau royaume. Puisse-t-il conserver longtemps cet homme d’État, car il serait assez difficile à remplacer : les bavards ne font pas défaut à Turin, c’est comme chez nous, et malheureusement, comme chez nous, on les prend pour des orateurs.

Parmi les dames, on me fait remarquer la princesse de Solms, née Bonaparte-Wise, et petite-fille de Lucien. Exilée de France par l’Empereur, dit-on, elle habite un châlet dans les faubourgs d’Aix. C’est une fort jolie femme, ayant à peine vingt-huit ans, qui reçoit beaucoup d’hommes de lettres, notamment Ponsard. Elle savait que j’étais à Aix et attendait ma visite ; je fus lui présenter mes excuses de ce retard. Elle les accepta très-gracieusement et m’invita à aller la voir.