Livre:Lanson - Histoire de la littérature française, 1920.djvu
| Titre | Histoire de la littérature française |
|---|---|
| Auteur | Gustave Lanson |
| Maison d’édition | Librairie Hachette |
| Lieu d’édition | Paris |
| Année d’édition | 1920 (4e éd.) |
| Fac-similés | djvu |
| Avancement | À corriger |
Pages
Avant-propos v
Introduction. — Origines de la littérature française.
Le xe siècle. Premiers textes littéraires. — 1. Gaulois, Celtes, Romains, Germains : éléments et formation de la langue et de la race. Caractère de l’ancien français : dialectes. Vue générale du développement de la langue. — 2. Caractère de la race. — 3. Causes générales qui diversifient les œuvres littéraires. Séparation de la société laïque et de la société cléricale au moyen âge. Différences provinciales. Inégalités sociales. Enrichissements successifs de l’esprit français. — 4. La France du xe siècle. Physionomie générale du moyen âge 1
Chap. I. — Les chansons de geste.
1. Origines de l’épopée française. Formation des chants épiques. — 2. Fin de l’inspiration épique. La Chanson de Roland. Raoul de Cambrai. Les Lorrains. — 3. Transformation de l’épopée en roman : trouvailles et erreurs du goût individuel, Remaniements et manipulations diverses des sujets épiques. Les cycles. Le comique. Avilissement progressif de l’épopée 19
Chap. II. — Les romans bretons.
Abondance de littérature narrative. — 1. Cycles de la croisade et de l’antiquité. — 2. Cycle breton. Caractère des traditions celtiques. Leur passage dans la littérature française, par des voies incertaines. Lais et romans. Esprit de ces poèmes. Les lais de Marie de France. Les poèmes de Tristan. — 3. Les poèmes de la Table Ronde. Chrétien de Troyes : esprit net, positif, inintelligent du mystère. L’aventure, et l’amour chevaleresque, Perceval et le Saint-Graal : chevalerie mystique. — 1. Vogue de notre poésie épique et romanesque à l’étranger 46
Chap. III. — L’histoire.
Origines de l’histoire en langue vulgaire. — 1. Villehardouin : chevalier et chrétien, mais positif et politique. Le goût de l’aventure et le pittoresque dans sa chronique. Intentions apologétiques. — 2. Joinville : relation de son œuvre aux vies de saints. — 3. Caractère de Joinville. Comment il a vu saint Louis. L’imagination de Joinville ; le don de sympathie 65
Chap. IV. — Poésie lyrique.
Médiocre aptitude de l’esprit français au lyrisme. — 1. Ancien lyrisme français. Chansons de femmes ; romances ; pastourelles. — 2. Influence du lyrisme provençal au xiie siècle. La théorie de l’amour courtois. La cour de Champagne et ses poètes. Médiocrité de l’inspiration 82
Chap. I. — Roman de Renart et fabliaux.
Ancienneté de la littérature bourgeoise. — 1. Les poèmes de Renart ; leurs origines possibles et leur formation. Délicatesse de certaines branches, plus expressives que satiriques. La satire et la parodie dans les romans de Renart. La ruse ou l’esprit, en face de la force. — 2. Les Fabliaux. Leur origine ; leur date. Esprit des fabliaux : intention comique. Naissance de la littérature psychologique : les fabliaux de Gautier le Long. Décadence et disparition du genre 93
Chap. II. — Le lyrisme bourgeois.
1. Comment la réalité et la nature s’introduisent dans la poésie lyrique. La poésie bourgeoise ; mélange d’éléments, du lyrisme et de la satire. Naissance de la poésie personnelle. — 2. Rutebeuf : son caractère, son inspiration. Originalité pittoresque ; vigueur oratoire ; sentiments lyriques 110
Chap. III. — Littérature didactique et morale.
1. Commencement de la littérature didactique. Science et morale. Influence de la culture cléricale sur la littérature en langue vulgaire. — 2. Le Roman de la Rose : origines de l’allégorie. Guillaume de Lorris fait un Art d’aimer, selon la doctrine de l’amour courtois. — 3. Continuation du poème par Jean de Meung. Caractère encyclopédique et philosophique de cette continuation. Esprit universitaire et bourgeois. Hardiesse de pensée : réhabilitation de la nature. La poésie de Jean de Meung 120
Chap. I. — Le quatorzième siècle (1328-1420).
1. Décadence de la féodalité et de l’Église : desséchement des formes poétiques du moyen âge. Faiblesse et artifice de la poésie. — 2. Froissart. Indifférence morale. Intelligence médiocre. Peintre d’éclatantes mascarades et, d’aventures singulières. — 3. Écrivains bourgeois et clercs : Eustache Deschamps. Renaissance avortée : les traducteurs sous Jean II et Charles V. — 4. L’éloquence : son caractère ecclésiastique. La prédication en langue vulgaire. Gerson 141
Chap. II. — Le quinzième siècle (1420-1515).
1. L’antiquité et l’Italie. Décadence générale de la littérature française ; exceptions individuelles. Charles d’Orléans : esprit et grâce. — 2. Brutalité et grossièreté de l’esprit du temps. Le sentiment national et l’idée de la mort. — 3. Villon : sa vie, sa poésie. Sincérité de l’impression et du sentiment. Inspiration lyrique : personnelle et humaine. — 4. Commynes : sa vie, son caractère, son intelligence ; les idées directrices de Commynes ; sa philosophie. — 5. Fin de la poésie féodale : les grands rhétoriqueurs 166
Chap. I. — Le théâtre avant le quinzième siècle.
1. Origines religieuses du théâtre du moyen âge, drames liturgiques. Introduction de la langue vulgaire ; drame plus populaire et moins clérical. La Représention d’Adam. Les Prophètes du Christ. Le Jeu de Saint-Nicolas, de Jean Bodel (xiie siècle). Le Miracle de Théophile, de Rutebeuf (xiiie siècle). Les Miracles de Notre-Dame (xive siècle). — 2. Origines du théâtre comique. Adam de la Halle : le Jeu de Robin et de Marion, et le Jeu de la Feuillée (xiiie siècle) ; originalité d’Adam de la Halle 189
Chap. II — Le théâtre du quinzième siècle (1450-1550).
1. Les Mystères. Le Vieux Testament ; la Passion ; les Actes des Apôtres. Caractère pieux des représentations. Leur organisation. Art à la fois réaliste et conventionnel. Scènes populaires et triviales. Valeur littéraire des mystères. Les Confrères de la Passion. — 2. Théâtre profane et comique. Basoche. Enfants sans souci. Sotties, moralités, farces. Grossièreté des farces, leur esprit. La Farce de maître Patelin : expression comique de types observés et vivants 203
Chap. I. — Vue générale du seizième siècle.
1. La « découverte de l’Italie ». — 2. Tendances pratiques et positives de la Renaissance française. Les divers moments du xvie siècle : confusion, puis séparation et organisation. Résultats 221
Chap. II. — Clément Marot.
Les premières années du xvie siècle : les poètes d’Anne de Bretagne. — 1. Le roi François Ier. Humanisme, hellénisme ; libres études et raison indépendante. Érudits et traducteurs. — 2. La reine de Navarre ; mélange en elle du moyen âge, de l’Italie et de l’antiquité, de la Renaissance érudite et de la Réforme religieuse. — 3. Clément Marot. Son protestantisme. Ses attaches au moyen âge, à l’Italie, aux Latins. Son caractère et son talent. Sa place dans le mouvement général de la littérature. — 4. Le pétrarquisme : Mellin de Saint-Gelais. La chevalerie : l’Amadis 230
Chap. I. — François Rabelais.
1. Les deux premiers livres de Gargantua et de Pantagruel. Commencements de la persécution religieuse. Despériers et le Cymbalum mundi. Le Tiers et le Quart livres de Rabelais : sa prudence. — 2. La doctrine de Rabelais : naturalisme, ni nouveau, ni profond. L’amour de la vie, caractère dominant de son génie. Ses idées sur l’éducation. Esprit scientifique et puissance Imaginative. — 3. Le réalisme de Rabelais. Indifférence à la beauté : sens de l’énergie. La bouffonnerie. La langue. 219
Chap. II. — Jean Calvin.
1. Caractère de l’homme. L’Institution chrétienne ; rapport de la Reforme et de la Renaissance. Défense de la morale contre les catholiques et contre les libertins. Calvin psychologue et moraliste. — 2. Importance littéraire de l’Institution. Style et éloquence de Calvin. La prédication protestante 262
Chap. III. — Les traducteurs.
1. Travaux sur la langue et traductions. La Boétie. — 2. Amyot. Valeur de son Plutarque : enrichissement de l’esprit français, élargissement de la langue 269
Chap. I. — Les théories de la Pléiade.
Poètes mystiques et subtils : les Lyonnais. — 1. Ronsard et la Pléiade. Poésie aristocratique, érudite, grave, laborieuse. La Défense et Illuftration de la langue française. — 2. Introduction des genres anciens. Restauration de l’alexandrin. — 3. Elargissement de la langue : procédés de Ronsard. — 4. Aspiration à la beauté. Manque d’une idée directrice : la connaissance nette du mérite essentiel par où valent les œuvres antiques 275
Chap. II. — Les tempéraments.
1. Du Bellay : un fin poëte. — 2. Ronsard : sa gloire, son génie lyrique. Les Odes. Le tempérament étouffé par l’érudition. Ce qu’il y a de sincère et d’original dans Ronsard. Ronsard créateur de mètres et de rythmes. — 3. Décadence de la Pléiade : anacréontisme, italianisme. Desportes. — 4. Causes de l’oubli où tomba Ronsard 285
Chap. I. — Les Mémoires.
1. Constitution do spécialités srientiliciucs. La philosophie : Ramns. I/érudition : H. Estienne ; K. Pasquicr. Savants : Part’, Palissy. 2. Les Mémoires : leur abondance. Moulue : l’homme et l’écrivain. Brantôme 298
Chap. II. — La littérature militante.
1. La poésie do ronibat. Discours do Ronsaril. Les proiestanis : D’Aubigné et Du Hartas. — 2. l’ ; ioquence. Dégradation do l’oloquomre de la chaire parla passion politique ou rolipicusc. Naissance de l’éloquence politique. L’Hôpital. Du Vair. Faiblosso de l’éloquence judiciaire. 3. Les l^amjihlets. L’A/jolor/ic /lour Uérodole. Le parti dos Politiques : Jean Hodin. La Satin : Ménipiicc 308
Chap. III. — Montaigne.
Un pacifique : Michel de MoniaiL’ue. — 1. Comment les J-.’sxais ont été composés. Le décousu du livre. Langue ei stjie de Montaigne.-2. Montaigne vu dans son livre. Complexion, humeur, esprit. L’homme et et le monde vus dans Montaigne. — 3. Le scepticisme de Montaigne : son caractère, remède au fanatisme. Ses limites : affirmations positives. Optimisme épicurien et art de vivre : la morale de Montaigne. Ses opinions politiques et religieuses : vivre en paix. Affirmations complémentaires de la morale de Montaigne. Théorie de l’éducation.-4. Montaigne et l’esprit classique. 320
Chap. I. — La littérature sous Henri IV.
Importance do cette époque do transition. — 1. Individus et œuvras : O. de Serres : Montcliroiion cl son traité d’/i’ro(iO/(ue ; Charron : Du Vair et SCS Traités uiorau.x ; François de Sales. La poésie : Bertant : Vauquelin do la Kresnaye : Régnier, son caractère et son génie. — 2. Caractères généraux do cette période : restauration monarchique et catholique ; ordre et tolérance ; rationalisme et éloquence ; détermination des objets littéraires ; stoïcisme chrétien ; sincérité et naturel. Consolidation dos principaux résultait do la Renaissance 337
Chap. II. — La langue française au seizième siècle.
Surcharge et confusion au début du siècle. Elfurt |jour régulariser la langue. Comment la langue.s’éclaircit : exemples tirés de Calvin. Retour au naturel : facilité et diffusion à la fin du siècle. Ce qui manque et ce qu’on souhaite 351
Chap. I. — Malherbe.
1. Le progri’s do Malherbe. iSa porsonnalilo, éiroito et vigoureuse. Tendauco à. l’universel ; goût de l’éloquence. — 2. Desseins ot théories do Mallierbe : la réforme de la langue ; la réforme do la poésie. Il a sauvé l’an. Malherbe et Thi-ophilo. — 3. Raisons du succès de Malherbe. Erreur capitale de sa pratique 357
Chap. II. — Attardés et égarés.
Confusion do la première moitié du sif’le. — 1. Un survivant du xvi« siècle : D’Aubigné. Caractère de l’homme. Les Tr<ii/ii/ites : ]]uissance de l’inspiration satirique et lyrique. — 0. Origine et formation de la littérature précieuse. Naissance de la vie mondaine. jAstri’e : par où le roman diffère des pastorales italiennes et espagnoles.-3. L’Hôtel lie Rambouillet et la société précieuse. L’esprit mondain, soû caractère et son influeiico sur la littérature. — 4. Grossièreté et raftiuement. Influence des littératures espagnole et italienne. La poésie après Malherbe : Maynard et Racan. Poètes précieux : Voiture. Los épopées ; les romans : Mlle de Scudéry. Contre-partie du fin et de l’héroïque : Saint-.Vmant ; les romans comiques et bourgeois ; Scarron et le burles(iuo 366
Chap. III. — Trois ouvriers du classicisme.
1. Balzac : un artiste on phrase française. Les idées de Balzac : éducation intolicctucUo du public par les lieux communs. — ’2. La critique et les règles. Chapelain : ses tendances classiques ; ses timidités et ses complaisances. — 3. Descartes : rapport de sa philosophie à la littérature. L’écrivain. Le Traiti^ ’les l’assionx : Descartes et Corneille. Le Discours de ta méthode. Esprit rationaliste et méthode scientiri(jue : opposition intime et accord passager du cartésianisme et du christianisme. Le cartésianisme, négation de l’art : union du cartésianisme et de l’art dans le classicisme 391
Chap. IV. — La langue française au dix-septième siècle.
1. Les Précieux : leur travail et’leur influence sur la langue. 2. L’Académie française et le Dictionnaire. Vaugelas : le bon usage Appauvrissement et raffinement de la langue : langue intellectuelle, scientifique plutôt qu’artistique 403
Chap. I. — La tragédie de Jodelle à Corneille.
Continuité de l’évolution du genre tragique. — 1. La tragédie du xvi« siècle ; ses caractères. Garnier et Montchrétien. Supériorité des traé((ilios relipricuses. La l’iéiado a fait «les traf ;édics sans fonder un théâtre. — "2. Alexandre IIanly. fondateur du thôàiro nioderno. Médiocrité de style ; irrégularité do sœuriiirc ; instinct dramatique. l’établissement des règles : les trois unités, iiisiruinonts de vraisoniblance, on vue do l’imitation réaliste et de l’illusion. — 3. Influences italienne et espagnole. Le thdàtre en 16.%. Le (Jid et la querelle du Cid. Avec le Cid se déirage la tragédie française : étude morale, humanité. Du Cid à Niconfile 411
Chap. II. — Corneille.
Caractère do Corneille. — I. Le iliéàtro de Corneille : la vérité morale est le but. Les règles. Les intrigues. Le choix des sujets. L’histoire dans Corneille : goût dos réflexions sur la politique. Le type romain. — ■.’. INychologio cornélienne. La conception de l’amour. L’héroïsme lie la volonté : les généreux cl les scélérats. Ce qu’il y a do peu drainatiiiue dans la psychologie cornélienne. — 3. Les personnages de second plan : variété, vérité, finesse dos études de caractère. - 1. La « mécanique " dans la tragédie cornélienne. Dialogue et style. — n. Rotroti : iniat-’i nation originale 428
Chap. III. — Pascal.
Le Jansénisme, réforme catholique et laïque. — 1. L’irréligion au début du xvii" siècle. — 2. Origines du jansénisme. Port-Royal. Les persécutions. Grandeur morale de l’esprit janséniste. Les écoles de Port-Royal. Les écrivains : Arnauld et Nicole. — 3. Pascal : sa vie, son humeur. — 4. Les Prorincùileê : leur fortune, leur valeur. De l’ironie et de la raison dans les questions de théologie..Art et style de Pascal. — 5. Los Pensrcs. Plan de V Apolotjie de la relif/ion chrélieninf. Application des méthodes scientifiques au problème iliéologique. Absence de nouveauté ot puissance d’originalité : le don de profondeur. L’étude de l’homme : intuitions et questions remarquables. Les deux in/iitis : la limite de la science. Unité du développement intellectuel de Pascal. Le stylo des Pmsrcs : abstraction et réalité, raisonnement et poésie 416
Chap. I. — Les mondains : La Rochefoucauld, Retz, Mme de Sévigné.
Division du.wii » siècle. — 1. La Kocliofoucauld ; l’homme. Le livre des Maximes : sens ot vérité. Valeur du genre. — 2. Les Mémoires : le cardinal de Retz, l’homme et l’écrivain. — 3. Les lettres : Bussy, îsaiut-Evremond ; Mme de Sévigné et Mme de Maintenon. — 4. L© roman : Mme de la Fayette. — Ti. Le monde do l’érudition : les bénédictins 473
Chap. II. — Boileau Despréaux.
1. La poésie de lioiloau : impressions d’un bourgeois de Paris. Art réaliste. Technique savante. — 2. La critique do Boileau. Les Sntires : leur portée ot leur sens. Los victimes de Boileau. — 3. X.’Art iioctiqtw : défauts et l.icuncs. Valeur do la doctrine : définition du naturalisme classique. Alliance du rationalisme et de l’art : l’imitation de l’antiquité. Importance du mrtxei-, Dos ornements et du sublime 492
Chap. III — Molière.
1. De Jodelle à Molière. La comédie précieuse de Corneille. Comédies espagnoles et italiennes : le Menteur. Premières esquisses de caractères. Fantaisie et bouffonnerie. Les farces. — -2. Molière : vie et caractère. — : i. Son œuvre : le style ; les plagiats. Objet de la comédie : le vrai plaisant et instructif. Les règles. La plaisanterie. L’intrigue. Les caractères : types du temps et types généraux. Puissance de l’observation et justesse de l’expression. — 4. La morale : complaisance pour la nature ; opposition au christianisme. Nature et raison. Caractère pratique et bourgeois de cette morale : le mariage et l’éducation des filles. Place de Molière dans notre littérature. — a. Molière n’a pas fait école. Comédies bouffonnes. Comédies d’actualité ou de genre. La fantaisie de Regnard ; le réalisme de Dancouri et de Lesatre. 508
Chap. IV. — Racine.
1. Thomas Corneille et Quinault. Le romanesque doucereux. L’opéra et le ballet de cour. — -2. Racine : sa vie et son humeur. — 3. Son œuvre dramatique : la tragédie passionnée. Vérité de la passion ; lutte contre le faux idéalisme. Réalité intime du drame : simplicité de l’action et du style. Les femmes de Racine : variété des caractères. Peinture de l’amour. — 4. La poésie de Racine : la couleur dans ses tragédies. Mithridate, Phèdre, Athalie. — 5. Faiblesse de la tragédie autour de Racine, décadence après lui 534
Chap. V. — La Fontaine et la poésie sous Louis XIV.
1. La Fontaine, son caractère ; sources et formation de son génie poétique. — 2. Les Fables : ce qu’il a fait du genre : drame et lyrisme.-3. La poésie dite légère. Chaulieu 555
Chap. VI. — Bossuet et Bourdaloue. Absence de l’éloquence politique ; médiocrité de l’éloquence judiciaire. — 1. L’éloquence de la chaire avant Bossuet. — 2. Bossuet : sa vie, son caractère, son style, sa langue. — 3. Sermons, panégyriques, oraisons funèbres. — 1. Politique, Histoire universelle, Histoire des variations. Méditations et Élévations. — 5. Bourdaloue. — 6. Fléchier, Massillon ; déclin de l’éloquence religieuse au xviii » siècle. — 7. Prédication protestante 567
Chap. I. — Querelle des anciens et des modernes.
Cause profonde du débat. — l. Vue sommaire des faits. Perrault et ses Parallèles, Fontenelle et sa Digression. Boileau et ses Réflexions sur Longin. — 2. Sens et conséquence de cette querelle 595
Chap. II. — La Bruyère et Fénelon.
1. La Bruyère ; l’homme. — 2. Les Caractères : composition du livre. La peinture de l’homme et la peinture de la société. L’originalité de La Bruyère ; réalisme pittoresque, expression artistique. « Le « philosophe •’ : le chapitre de Quelques usages. — 3. Fénelon : il tient au XVII’siècle par la foi et par l’admiration des anciens. Divers écrits. Les Dialogues sur i Éloquence et la Lettre à l’Académie : la critique d’impressions. Le Télémaque. La correspondance. — 4. Esprit et humeur de Fénelon : amour-propre, ambition, affection. Expansion de la sensibilité. Son œuvre littéraire, expression de son individualité. Séduction du personnage 60
Chap. I. — Vue générale.
1. Caractères générale du xviie siècle littéraire. — -2. Caractères généraux du xviiie siècle littéraire. Contraste et continuité des deux époques. — 3. Deux moments principaux dans le xviiie siècle 621
Chap. II. — Précurseurs et initiateurs.
Irréligion foncière du xviiie siècle. — 1. Les libertins ; les sociétés du Temple et de Ninon. — 2. Les cartésiens : Fontenelle. — : 3. Les théologiens : Bayle 631
Chap. I. — La poésie.
1- Réveil de la quorolls des anciens et des modernes : La Motte-Houdar et ses idées. Éloignement de l’antiquité. Absence de l’idée et du sentiment de l’art. — 2. Faiblesse de la poésie au xviiie siècle ; littérature morte. Rhétorique ou esprit 639
Chap. II. — La tragédie.
1. Décadence de la tragédie ; ni nature ni vérité. Crébillon ; la tragédie romanesque et horrible. — 2. Voltaire : justesse de la conception, faiblesse de l’exécution. Voltaire et Shakespeare : inventions et artifices qui modifient la forme de la tragédie. Le théâtre philosophique. — 3. Rien autour ni à la suite de Voltaire 645
Chap. III. — Comédie et drame.
1. Le théâtre de Marivaux : fantaisie poétique, analyse psychologique. — 2. Destouches : la comédie morale. La sensibilisé dans, le public et au théâtre. La Chaussée et la comédie larmoyante. Diderot et la théorie du drame. — 3. Comédie Italienne et théâtres de la Foire : lo réalisme do l’Opéra-Comique. — 4. Comédie de genre : satire «les mœurs mondaines. Essais de polémique philosophique et de satire aristophanesque 653
Chap. IV. Le roman.
Le développement du genre au xviiie siècle. — 1. Lesage ; son caractère. Le métier littéraire : accroissement de dignité, diminution d’art. Le Diable boiteux. Gil blas : la question de Gil Blas est close. Originalité du livre. Réalisme pittoresque de la description. — 2. Marivaux romancier. Le roman psychologique et sensible. Le réalisme de Marivaux. L’abbé Prévost et Manon Lescaut. — 3. Le roman satirique et philosophique ; le roman érudit. Le roman à thèse : la Nouvelle Héloïse. Le roman à la fin du xviiie siècle 667
Chap. I. — Un retardataire : Saint-Simon.
1. Vie, humeur, idées ; composition des Mémoires. — 2. L’artiste 081
Chap. II. — La jeunesse de Voltaire (1694-1755).
Les « années d’apprentissage » Je Voltaire. — 1..Jeunesse, prison, exi ! ; sueeès mondains et littéraires. Séjour en Angleterre. 2. Voltaire à Cirey, à la cour, en Lorraine. — 3. Voltaire en Prusse : deruiôre expérience. Illusions et déceptions. Voltaire arrive au port : achat des Délices. — 4. Philosophie do Voltaire avant X’th’t : irréligion, mollesse physique, sociabilité. IJbertode penser. Les Lettres anglaises. — r>. Voltaire historien. Le Siècle de L^ouis XIV. l^’Essai sur les mœurs. Recherches et exactitude. Dessoin philosophique : élimination do la Providence : guerre à la relif.’-ion : progrès de la raison, et enthousiasme de la civilisation 688
Chap. III. — Montesquieu.
1. Les Letlri-s /ifrsaiies. Peinture superficielle des mœurs : réflexions graves sur le gouvernement. — -2. Les Considérations : Montesquieu et Bossuet. Défauts du livre : sa portée philosophique. — 3. U Esprit des lois : collection et chaos d’études, de recherches, d’idées. Éléments et accroissements de la pensée de Montesquieu. Contradiction du point de vue physique et de la théorie politique. Témérité dos déterminations et des généralisations. Hardiesse philosophique et [iolitic|Uc du livre. Inflnence de Montesquieu 709
Chap. I. — La lutte philosophique.
1. Les défenseurs’le la tradition et du passé. Rollin, Daguesseau. Faiblesse do la résistance. Ditfusion de l’esprit philosophique. Le marquis de Mirabeau. Vauvonargiies. — 2. La grande bataille do la seconde moitié du siècle. W Enci/clopédie. — ’.i. Efforts individuels. Dalembert, Marmontel, d’Holbach, Condillac, Turgot, Condorcet 727
Chap. II. — Diderot.
1. L’homme. — 2. Les idées de Diderot : son retour à la nature. Athéisme ; instinct : science. — 3. L’art do Diderot. Impressionnisme. Lyrisme. Substitution d’idéal : le caruclcre, au lieu de la beauté.-4. Les S’ihns et leur importance littéraire 740
Chap. III. — Buffon.
Caractère de l’homme et valeur littéraire de l’œuvre 750
Chap. IV. — Le patriarche de Ferney.
Voltaire en si’ireté. — 1. Voltaire et les Encyclopédistes. Hardiesse de la critique religieuse de Voltaire. Guerre à l’intolérance. Doctrine et méthode pratiques. Propagande elVrénéo et limitée. AH’aires Calas, Sirven, La Harre, etc. Réformes dans la justice et l’administration. Voltaire journaliste : l’art de lancer les idées et de remuer l’opinion publique. — 2. I^os hainos ot les onnemis de Voltaire. — 3. Les relations ilo Voltaire ; la Correspondance. Les visiteurs de Ferney. Voiiairo chez lui. Idol&trie et apoilii-ose. — 1..lugomont d’ensemble sur Voltaire ; raractôrc ; esprit ; style ; l’ironie voltairienne ; l’art deronier. Irrespect l’ondainental et universel. Ce (|u’il y a ou do durable dans son œuvre 755
Chap. V. — Jean-Jacques Rousseau.
Rousseau philosoplio et ennemi di^s philosophes. — L Vie de Rousseau. — 2. Unité de son œuvre. ICnchainenient de ses divers écrits. — 3. L’individualisme de Rousseau. Origines personnelles des idées do Rousseau. Le fond genevois et protestant. Ronsseau religieux et moral. Restauration de la vie intériouro et seiitinientalo. — 4. Diverses objections aux doctrines do Rousseau : ce qu’il y a de vrai, d’cflleace, d’actuel encore dans son œuvre. Le problème de l’inégalité. La SourcUc Héloïse. ^’Émili — ’•>. Influence de Joan-.lacques Rousseau. Réveil du sentiment. Caractère littéraire do son œuvre. Éloquence et lyrisme. Les Confessions. Ce qu’il y a de réalisme dans Rousseau. Le sentiment do la nature. La littérature orientée de nouveau vers l’art 773
Chap. VI. — « Le Mariage de Figaro ».
1. Diirusion do l’espri’philosopiiique : salons, gens du monde et femmes. Mélanges de iloctrines ot de tendances. Indices do l’opinion publique : le coup d’Ktat Maupeou ; le Mariage de Figaro. — Boanmari’hais : l’homme ; les AJénioircs contre Goczman. — 3. Le Barbier de Srville ; banalité du sujet, originalité de la pièce. L’esprit de Beaumarchais : verve et réflexion. Impertinence provocante. - 4. Le Mariage : dévelopjiomont des types du Barbier. Valeur et sens politique do la pièce : image de l’état d’esprit de la société française après la prédication philosophique. Iniporiaoco littéraire do la forme de IJcauuiarchais 801
Chap. VII. — La littérature française et les étrangers.
Kin des influences italienne et espagnole. La litti’-raturc franc ; aiso et l’Angleierre à la fin du xvii’siècle. — I. L’imitation française dans les littératures méridionales. La Franco et l’.Vngletorre au xvuf siècle. Action et réaction réciproques. Influence de nos écrivains sur l’Allemagne. « 2. La vie de société eu France et en Europe. Les étrangers à Paris. Les Correspondances littéraires : Melehior Grinim. Les étrangers qui écrivent en framais : Frédéric IL le prince do Ligne, l’at’ln-Galiani 817
Chap. I. — Bernardin de Saint Pierre.
1. Caractère et philosophie : causes Anales et sentimentalité philanthropique. Harmonies pittoresques ot rapports do tons : Bernardin de Saint—Pierre coloriste. — 2. Pau/ et Viri/inie 827
Chap. II. — Signes d’une prochaine transformation.
1. Préparation du romantisme ilans la littérature : sensation, sentiment ; thèmes lyriques. - 2. Préparation du romantisme dans la société. Types d’âme romantique : Mlle do Lespinasse, Mme Roland.-3. Obstacles an ronouvollcnient de la littérature : le monde, le goût, la langue. Exemple do Ducis 834
Chap. III. — Retour à l’art antique.
1. L’Académie dos Insi-riptioiis ; lo comte do Caylus. Barthélomy et VAnacharsis. Réveil du goût do la Ijeauté antique. — 2. André Chénier : par où il est du xvin » siocio. Los Églor/uea ; les ïambes : art classique, inspiration antifiuc 844
Chap. I. — Influence de la Révolution sur la littérature.
I. Destruction de la société polie. Médiocrité de la littérature révolutionnaire. — 2. Expansion et puissance du journalisme. Lo journalisme révolutionnaire : Camille Desmoulins 853
Chap. II. — L’éloquence politique.
L’éloquence au xviiie siècle : écrite, plutôt que parlée. — 1. L’éloquence révolutionnaire, défauts que la littérature lui communique dès sa naissance. — 2. Mirabeau : caractère, idées, éloquence. — 3. Autres orateurs de la Constituante : Barnave. Orateurs de la Législative : Vergniaud. Orateurs de la Convention : Danton. — 4. Napoléon : son goût et son imagination 860
Chap. III. — Mme de Staël.
1. Caractère cl esprit. Intelligence cosmopolite. Médiocrité du sons artistique. — 2. Idées politiques de Mme de Staël : libéralisme bourgeois. Idées religieuses. — 3. La critique do Mme de Staël. La Littérature : idée de la relativité du goût. Le livre de VAUetnagite : principes du romantisme. Insurrection contre les règles. Cosmopolitisme littéraire 874
Chap. IV. — Chateaubriand.
1. Sa vie : enfance et formation du caractère. — 2. Caractère et esprit : orgueil, rêve, ennui ; médiocrité des idées ; puissance d’imaginer et de sentir. - 3. Le Gr^itie du chri.itianixme : son opportunité ; faiblesse de l’idée philosophique et du raisonnement ; comment l’ouvrage fut efti- », cace. — 4. Atala, René, les Martyrs, V Itinéraire. Conception générale des Xntcliez et des Martyrs. Le style et le goût empire dans Chateau ; briand. Manque de psychologie et d’objectivité. — 5. Les paysages de Ciiatoaubriand : précision, couleur, puissance de l’olfet.-6. Influence de Clialoaubriand : le romantisme ; la poésie lyrique ; l’histoire 886
Chap. I. — Polémistes et orateurs.
1. Polémistes et pamphlétaires ; Joseph de Maistre ; Paul-Louis Courier ; Lamennais ; P.-J. Proudhon. — 2. Orateurs parlementaires : B. Constant : Royer-Collard ; Guizot ; Thiers ; Berryer ; Lamartine. — 3. Orateurs universitaires : Guizot ; Cousin : Jouffroy ; Villemain ; Quinet et Michelet. — 4. Orateurs religioux : Lacordaire 907
Chap. II. — Le mouvement romantique.
1. Définition du romantisme : individualisme, lyrisme, sentiment et pittoresque ; destruction du goût, des règles, des genres ; refonte générale de la littérature et de la langue. — 2. Origines françaises et étrangères. Influences artistiques. Circonstances favorables ou déterminantes. — 3. Premières manifestations poétiques : Lamartine, Vigny. Premiers théoriciens et champions : le Cénacle et la Muse Française. V. Hugo : Préface de Cromwell 930
Chap. III. — La poésie romantique.
1. Réforme de la langue et du vers. La langue redevient matérielle, sensible, pittoresque. Réveil de la sonorité et du rythme. L’alexandrin romantique. — 2. Lamartine : sa jeunesse. Les Méditations : naturel, négligence, sentiment. L’abstraction sentimentale dans Lamartine. Philosophie : spiritualisme et symbolisme. Jocelyn : comment il peint la nature. — 3. Alfred de Vigny : un penseur. Pessimisme ; solitude, honneur et pitié, amour. La forme de Vigny. — 4. V. Hugo avant 1850. Caractères particuliers des recueils qu’il donne, des Orientales aux Rayons et Ombres (1829-1840). — 5. Alfred de Musset : romantique, puis indépendant. Son naturel : sensibilité et ironie. Les Nuits : l’élégie lyrique. — 6. Th. Gautier : un tempérament de peintre. L’art pour l’art. — 7. Béranger : le « poète national ». Médiocrité des idées et du style. Structure des chansons 942
Chap. IV. — Le théâtre romantique.
Premiers essais. — 1. La théorie du drame romantique : abolition des unités ; mélange des genres. Histoire et symbole : disparition de la psychologie. Énorme et confuse capacité du drame. — 2. Les auteurs : Dumas : la couleur locale ; l’action ; le pathétique brutal et physique. V. Hugo : le type byronien du héros romantique ; médiocrité psychologique et invraisemblance dramatique des drames de Hugo ; l’érudition historique et les visions poétiques ; le lyrisme du style ; le comique, Alfred de Vigny ; Chatterton, drame symbolique. Alfred de Musset : fantaisie lyrique ; idées générales et philosophie de son théâtre : le moi toujours présent, cause de vérité et de sincérité ; sens du dialogue, de la psychologie et de la caricature. — 3. Les résultats du théâtre romantique : la tragédie est impossible. Delavigne et Ponsard. Racine restauré par Rachel ; avortement du drame romantique. — 4. Comédie et vaudeville. Scribe : insignifiance et dextérité ; médiocrité morale. La farce 971
Chap. V. — Le roman romantique.
Le roman au début du xixe siècle ; Obermann, Adolphe. — 1. Roman historique. V. Hugo. Notre-Dame de Paris. Les Misérables. — 2. Roman lyrique et sentimental : George Sand. Ses quatre manières ; romans de passion ; romans démocratiques ; romans champêtres ; romans romanesques. L’imagination de George Sand. Son idéalisme, ce qu’il y a de vérité et d’observation chez elle. Ses paysages. — 3. Passage du romantisme au réalisme : Balzac. Caractère de l’homme. Lacunes de l’œuvre : sa puissance. Peinture de caractères généraux dans les conditions bourgeoises ou populaires. Détermination iudividuelle des types : comment ils sont caractérisés par leurs actes, leur physique, leur milieu. Description des groupes sociaux. — 4. Roman psychologique : Sainte-Beuve, Stendhal : l’homme ; son idée de l’énergie, sa curiosité psychologique. — 5. La nouvelle artistique : Mérimée. Par où Mérimée diffère de Stendhal. Objectivité réelle de son œuvre, sobriété pathétique et psychologie condensée. — Un disciple du xviiie siècle ; Claude Tillier 990
Chap. VI. — L’histoire.
Le romantisme suscite un grand mouvement d’études historiques. — 1. L’histoire philosophique. Guizot : il soumet son érudition à sa foi politique. Tocqueville : catholique et légitimiste, il étudie avec impartialité la démocratie et la Révolution. — 2. Passage de l’histoire philosophique à l’expression de la vie : Thierry. Ses vues systématiques. Étude des documents ; récolte des petits faits, pittoresques et représentatifs. — 3. La résurrection intégrale du passé. Michelet. Son idée de l’histoire : le moyen âge retrouvé dans les archives. Michelet prophète de la démocratie, ennemi dos rois et des prêtres : influence de ses passions sur son histoire. Œuvres descriptives et morales de Michelet 1013
Chap. I. — Publicistes et orateurs.
1. Le mouvement des idées sous le second Empire. Esprit scientifique. Progrès industriel. Luttes politiques. — 2. Publicistes et journalistes : Veuillot, Paradol, About. — 3. Orateurs politiques : Thiers, Jules Favre, Gambetta. Évolution de l’éloquence politique. — 4. Éloquence universitaire : Caro, M. Brunetière. La conférence : M. Sarcey 1029
Chap. II. — La critique.
Vinet, Schérer. — 1. Sainte-Beuve ; la critique biographique. L’histoire naturelle des esprits. Réalisme psychologique dos Lundis et de l’Histoire de Porl-Royal. — 2. Taine ; la psychologie scientifique. Influence de sa doctrine. Déterminisme littéraire : la race, le milieu, le moment. Principes de l’imitation artistique de la nature ; principes de la classification des œuvres. Caractères généraux de l’œuvre de Taine. — 3. Fromentin : la critique d’art fondée sur le métier ; définition, mais non détermination de l’individualisme 1039
Chap. III. — La poésie ; V. Hugo et le Parnasse.
V. Hugo après 1850. — 1. V. Hugo et son œuvre. Caractère de l’homme. Sa sensibilité morale et physique ; son intelligence. Les idées de V. Hugo : il pense par images. L’imagination créatrice de mythes. Les épopées symboliques de la Légende des siècles. Composition, langue et rythmes. — 2. Fin du romantisme. Évolution du lyrisme vers l’expression impersonnelle. Baudelaire, Bouilhet, Leconte de Lisle : archéologie, pessimisme, objectivité. Les Parnassiens. M. Sully Prudhomme : poésie scientifique ; généralisation de l’émotion personnelle par l’intelligence philosophique. Essais de poésie réaliste 1050
Chap. IV. — La comédie.
1. Vaudeville : Labiche. Opérette : MM. Meilhac et Halévy. — 2. Comédie : Émile Augier. Portée morale de l’œuvre ; relief des caractères ; vérité des peintures de mœurs. — 3. M. Dumas fils. Prédication morale : pièces à thèses ; personnages symboliques. Fragments d’études réalistes 106
Chap. V. — Le roman.
1. Gustave Flaubert : sa place entre le romantisme et le naturalisme. Objectivité, impersonnalité, impassibilité de l’œuvre. — 2. Romanciers naturalistes : M. Zola. Prétentions scientifiques, tempérament romantique ; puissance descriptive. — 3. MM. de Goncourt : naturalisme, nervosité, impressionnisme. M. Alphonse Daudet : sensibilité et sympathie dans l’effort pour atteindre l’expression objective. Le peintre des humbles. Vastes tableaux de mœurs. Guy de Maupassant : un vrai complet, pur réaliste. — 4. Hors du naturalisme : M. P. Bourget roman psychologique et analytique. Pierre Loti : le roman subjectif pittoresque et sentimental 1073
Chap. VI. — Sciences, Histoire, Mémoires.
1. Sciences et philosophie : Claude Bernard. Nos moralistes. — 2. Érudition et histoire : Fustel de Coulanges. — 3. Ernest Renan : morale idéaliste et science positive. L’esprit de l’homme et l’influence de l’œuvre. — 4. Mémoires, lettres, voyages : Mme de Rémusat, Marbot, Pasquier, Doudan, etc 1090
Chap. unique. — La littérature en formation.
1. État général du milieu littéraire et social. Fin du naturalisme. Influences étrangères. Malaise moral et tendances sociales. — 2. Les genres et les œuvres : la critique. M. Brunetière et la doctrine de l’évolution. MM. Faguet et Lemaître. F. Sarcey. La crise de la critique. — 3. Le roman. Renouvellement de MM. Zola et France. MM. Barrès. Rod, Margueritte, Marcel Prévost, Paul Adam. Renaissance du roman historique. Vogue du roman social. — 4. Le Théâtre-Libre. MM. de Curel, de Portoriche, Brieux, Donnay, Hervieu. MM. Lemaître et Rostand. — 5. Poésie. M. de Heredia. Le mouvement symboliste et sa signification. Mallarmé et Verlaine. M. Henri de Régnier. MM. Moréas, Rodenbach, Verhaeren 1105
Tableaux chronologiques des principales œuvres de la littérature française 1134
Index des noms des auteurs et des personnages principaux mentionnés dans ce volume 1171