Page:Œuvres de Blaise Pascal, IV.djvu/29

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


AVERTISSEMENT XI

riches en pièces complémentaires, quelques-unes manuscrites, se trouvent à la Bibliothèque Nationale (Réserve V, 850 ; V, 857 ; V, 809) et à la Bibliothèque municipale de Clermont-Ferrand (B. 5567 R, et B. 5568 R.).

Pour les Provinciales, le problème de l’établissement du texte était déjà résolu par nos prédécesseurs 1 . Il y eut au cours des XVIIe , XVIIIe et XIXe siècles un très grand nombre d’éditions des Provinciales (Cf. l’excellente monographie de Basse, citée infra T. VII, p. 77, n. 1). Toutes reproduisaient avec plus ou moins d’exactitude le texte de 1659. Bossut, dans son édition complète de 1779, eut la malencontreuse idée de rajeunir le style de ces Petites Lettres ; son exemple ne fut heureusement pas suivi, mais personne ne se préoccupa de faire une édition critique, jusqu’aux importants travaux de Basse en 1846 (Note sur le projet d’une édition des Provinciales de Pascal avec les variantes. Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire, avril-mai 1846, p. 728. — Cf. aussi les notes ou articles de janvier 1848, p. 657, et de 1870, p. 58). En 1851, l’abbé Maynard (Les Provinciales..... publiées sur la dernière édition revue par Pascal, avec les variantes des éditions précédentes, et leur réfutation consistant en introductions et nombreuses notes historiques, littéraires, philosophiques et théologiques, par l’abbè Maynard, chanoine honoraire de Poitiers,

____________________________________________________________

1. Sur les éditions contemporaines de Pascal, cf. infra p. 101 sq. Dans notre commentaire critique, nous avons désigné par P, P’, P" les diverses variétés qu’il nous a été possible de distinguer dans les tirages simultanés d’une Provinciale ; et lorsque parmi ces tirages l’un d’eux nous a paru le plus ancien, c’est ce texte primitif que nous nous sommes attachés à reproduire, sauf en cas de faute d’impression manifeste. Les lettres A et B désignent les variantes tirées des recueils où les Provinciales ont été rééditées, après corrections, en 1657 et en 1659. Nous n’avons reproduit que pour la première Provinciale la traduction latine de Nicole-Wendrock, revue et approuvée par Pascal. Dans les suivantes, nous avons seulement inséré en note les passages latins qui, apportant au texte français une nuance nouvelle ou un éclaircissement, méritaient particulièrement d’attirer l’attention ; ils sont précédés de la lettre W.