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la phrase grecque, si l’on a l’esprit plus solide que leste, plus grave que joyeux? Qfun savant helléniste puisse trouver à reprendre dans la traduction d’Eschyle par Leconte de Lisle, je ne suis pas en état de le nier, nonplus que de Fapïrmer, mais, s’il le pouvait, sa critique, j’ose en repondre, ne porterait pas sur l’essentiel selon les poètes. Il aura beau être plus intimement initié au lexique propre du tragique ancien, je le mets au def, sans la moindre hesitation, de s’en faire lui- même un éclzoplusfidèle que notrepoètefrançais. Celui-ci avait scruté la condition humaine, reconnu la souveraineté du mal/teur, l’inqouissance tfeuse ta le vaincre, l’horreur de la vie terrestre; il en couvait une idée atroce, spontanément éclose de ses propres tournzents. cvfussi les clameurs tragiques retentissaient-elles connue d’elles-mêmes dans lesprofondeurs douloureuses de son âme jalousement fermée. ‘D’autre part il avait le rire sarcastique, la plaisanterie hautaine et mordante, s’attaquant moins, toutefois, à l’homme misérable qu’à son odieuse destinée. Il associait toujours la force comique au blâme; c’étaiz la son affinité avec Aristophane. Mais,pour en etre le parfait interprète, peut-être lui aurait-il manqué la gaieté véritable, saine et vraiment virile, la gaieté grecque ou l’on sent toujoursplus ou moins, même à travers la caricature, sinon sous la crudité cynique, respirer la grâce, ne demeurât-elle sensible que dans le mouvement aisé du vers. Cette jovialité d’humeur, cette prestesse d’esprit ont précisément trouvé dans le naturel de M. Talbot des similitudes qui l’ont très bien servi. Pour traduire, il