Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/130

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LYSISTRATA. I2'7 plir ce vase a la fontaine, en raison de la foule, du tu- multe et du fracas des cruches : bousculée par des ser- vantes et par des esclaves marqués au fer chaud, j’ai enlevé prestement mon urne, et j’en apporte l’eau au secours de mes compagnes exposées au feu. Car "entends dire ue de vieux radoteurs s’avancent l vers la ville, porteurs de grosses branches, comme pour chauffer un bain z c’est un poids de trois talents; et ils crient, avec d’horribIes menaces, qu’il faut rôtir ces Femmes abominables. O Déesse, Fais que je ne les voie jamais brûlées, mais qu’elles délivrent de la guerre et de ses fureurs la Hellas et ses citoyens! C`cst pour cela, Déesse à l’aigrette d’or, protectrice de la Ville, qu’elles occupent ton sanctuaire. Je t’invoque pour alliée, ô Tri- togénéia! Si quelque homme essaie de les brûler, porte de l’eau avec nous. s·rnA1·vLLxs, appelant aa secours. Lâchez—moi! holà! LE cnoeun nes rsmivxns. Qu’est—ce donc, ô les plus méchants des hommes?Ja- mais des gens de bien n’eussent agi de la sorte, ni des hommes pieux. LE cnouun ons vinitmaos. C’est qu’il nous arrive une chose tout à fait imprévue. Un essaim de femmes se présente au secours des portes. LE ci-ioeun nus r¤MMEs. Vous avez peur de nous? Est-ce que nous ne vous pa-