Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/144

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LYSISTRATA. I4! les hommes surexcités se ruent vers le plaisir, la tête droite comme un bâton, je crois que les l-lellènes nous donneront désormais le nom de Lysimakès. LE rnonouros. Et qu’aurez-vous fait? _ LYSISTRATA. Vous empêcher tout d’abord de courir en armes à l’Agora, comme des forcenés. À UNE FEMME. Très bien, par Aphrodite de Paphos! Evsisrmra. Et de fait, aujourd’hui, ils se jettent en armes à travers le marché aux marmites et aux légumes, comme des ko- rybantes. ' LE raosouros. De par Zeus! ainsi doivent agir les braves. LYSISTRATA. Certes, n’est-ce pas une chose ridicule, qu’un homme s’arme d’un bouclier et d’une gorgôn pour acheter des coracins? UNE FEMME. De par Zeus! moi j’ai vu un homme chevelu, un phylarkhonte à cheval, jeter dans son casque d’airain des jaunes d’œufs pris à une vieille. Un autre, un Thrakien, agitant sa pelte et son javelot, comme Tèreus, eilrayait une marchande de ligues, et avalait les plus mûres.