Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/145

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I4?. LYSISTRATA. LE Pnonoutos. Comment donc pourrez-vous mettre fin à toutes ces affaires troublées et ramener l’ordre dans le pays? LYSISTRATA. Tout simplement. Lis raosoutos. _ Comment? Indiquez-le-moi. LYSISTRATA. De même que, quand notre fil est embrouille, nous le prenons de cette façon sur nos fuseaux, et nous le tirons de—ci et de-là, ainsi nous mettrons finà cette guerre, si on nous le permet, en envoyant de-ci et de-là des légations. LE rxzonounos. Alors, c’est avec de la laine, du fil et des fuseaux, que vous croyez mettre fin aux tristes affaires, pauvres folles? LYSISTRATA. Oui, si vous aviez le moindre sens, c’est d`après notre laine que vous gouverneriez toute votre politique. LE rnonounos. Comment cela? Voyons, dis-le. Lvsisrmra. Et d’abord, il fallait, comme nous le faisons pour la laine, lavée dans un bassin, ann que le crottin s’en dé- tache, chasser de la ville, à coups de verges, les hommes ai tendances perverses, et trier les mauvaises herbes; puis, _ceux qui s’agglomèrent en peloton pour s’emparer des