Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/152

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LYSISTRATA. I49

PREMIÈRE FEMME. Je veux aller chez moi: j’ai à la maison de la laine de Milètos, qui se mange aux vers. A ' _LYSISTRATA. Quels vers? Ne vas-tu pas rentrer? ' PREMIÈRE FEMME. Je reviendrai toutde suite, j’en jure par les deux Déesses; je n’ai qu’à étendre sur le lit, tout simplement. Lvsisrnara. _ _ N’étends rien, et ne t’en va pas du tou_t. ' 1>REM1EFE FEMME. _ J Faut—il donc laisser gâter ma laine? Lvs1s·rRATA_. Oui, si c’est nécessaire. _ DEUXIÈME FEMME. Malheureuse que je suis! Et mon lin! Je l’ai laissé à la maison sans le teiller! Lvs1s·1·RA'rA. En voilà une autre qui sort pour aller teiller son lin! Vite, rentre ici. · i DEUXIÈME FEMME. Mais, j’en jure par la Déesse de la lumière, des que je l’aurai mis en état, je rentre. LYSISTRATA. Ne mets rien en état; car, si tu commençais, une autre en voudrait faire autant. '