Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/16

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


ton vol circulaire sur la terre et sur la mer. Et c’est la raison pour laquelle tu as l’intelligence de l’homme mêlée à celle de l’oiseau. Aussi sommes-nous venus ici tous deux vers toi te prier de nous dire s’il y a quelque cité de laine épaisse, comme une couverture moelleuse où l’on goûte le repos.


la huppe.

Alors tu cherches une ville plus grande que celle des fils de Kranaos ?


evelpidès.

Pas plus grande, mais qui nous convienne mieux.


125 - 163 


la huppe.

Il est clair que tu cherches un gouvernement aristocratique.


evelpidès.

Moi ? Pas du tout : je déteste même le fils de Skellios.


la huppe.

Quelle ville habiteriez-vous donc le plus volontiers ?


evelpidès.

Celle où la plus grande affaire serait d’entendre à ma porte, dès le matin, quelque ami me dire : « Au nom de Zeus Olympien, présente-toi chez moi de bonne heure, toi et tes enfants, au sortir du bain : je dois donner un repas de noces ; n’y manque pas surtout ; autrement, ne mets jamais les pieds chez moi, quand je serai dans le malheur. »


la huppe.