Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/18

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée




la huppe.

Il y a encore dans la Lokris la ville des Opontiens ; vous pourriez y habiter.


evelpidès.

Mais moi je ne voudrais pas être Opontien, pour un talent d’or. Et quelle est la vie qu’on mène chez les oiseaux ? Tu dois le savoir parfaitement.


la huppe.

Pas désagréable à vivre : premièrement il faut s’y passer de bourse.


evelpidès.

Vous avez ainsi retiré de la vie une grande source de fraudes.


la huppe.

Notre nourriture, cueillie dans les jardins, est le sésame blanc, le myrte, les pavots et la menthe.


evelpidès.

Mais alors vous êtes en quête d’une vie de nouveaux mariés.


pisthétæros.

Hé ! hé ! J’entrevois un grand dessein pour la race des oiseaux : elle deviendrait puissante, si vous m’obéissiez.


164 - 208 


la huppe.

Et comment t’obéirions-nous ?


pisthétæros.

Comment vous m’obéiriez ? Tout d’abord ne voltigez