Page:Aristophane - Théâtre 1889 tome 2.djvu/128

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CALONICE.

Qu’est-ce que des femmes peuvent donc faire de sensé et d’éclatant ? Quoi, nous, toujours assises, bien fardées, bien parées, toujours vêtues de robes d’un beau jaune et chaussées d’élégantes bottines ?


LYSISTRATA.

Et c’est précisément tout cela qui nous sauvera, comme je m’y attends bien : oui, les petites robes jaunes, les parfums, les bottines, le fard et les tuniques d’un tissu très clair.


CALONICE.

Comment donc ?


LYSISTRATA.

On ne verra plus aucun homme s’armer de sa lance contre un autre.....


CALONICE.

Je vais donc, j’en jure par les déesses, me faire teindre une robe en jaune.


LYSISTRATA.

Ni de son bouclier.....


CALONICE.

Ah, je cours chercher une robe traînante.


LYSISTRATA.

Ni de l’épée.


CALONICE.

J’achèterai des bottines.


LYSISTRATA.

N’était-il pas essentiel que les femmes se rendissent à mon invitation ?


CALONICE.

Certes elles auraient dû y voler depuis longtemps.