Page:Aristophane - Théâtre 1889 tome 2.djvu/150

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tu ? tu ne cherches que des cabarets, ne me feras-tu pas sauter ces portes avec ces leviers ? J’y mettrai la main avec toi.


LES MÊMES, LYSISTRATA.



LYSISTRATA.

Ne faites rien sauter : je me présente de bon gré. À quoi bon ces leviers ? Il vous faudrait plutôt du bon sens.


LE MAGISTRAT.

Ah ! c’est toi, coquine. Où est l’archer ? Prends cette femme, et lie-lui les mains derrière le dos.


LYSISTRATA.

Je prends Diane à témoin qu’il lui en cuira, tout archer qu’il est, s’il me touche du bout du doigt.


LE MAGISTRAT.

Eh bien, archer, as-tu peur ? Ne la saisiras-tu pas ? (À un autre) : Et toi aide-le à l’enchaîner.


STRATYLLIS.

Je jure par Pandrosos[1] que si tu touches à cette femme, tu feras tout sous toi à force d’être foulé aux pieds.


LE MAGISTRAT.

Bon, tu feras tout sous toi ! Où y a-t-il un autre archer ? Prends celle-ci la première, pour lui apprendre à parler.


LYSISTRATA.

Par Diane, dispensatrice de la lumière, si tu touches cette femme, seulement du doigt, tu auras besoin de compresses.

  1. Une des deux filles de Cécrops.