Page:Audubon - Scènes de la nature, traduction Bazin, 1868, tome 1.djvu/186

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à cheval, marchait devant ; et, en assez peu de temps, il nous eut conduits dans un chemin que nous n’eûmes qu’à suivre pour regagner enfin la grande route. C’est là que nous nous séparâmes de notre hôte des bois, avec un regret d’autant plus vif, qu’il ne voulut rien accepter d’aucun de nous. Bien loin de là ; il dit avec un sourire, à M. Flint, qu’il espérait que d’autres fois encore il pourrait prendre le chemin le plus long pour le plus court, et, nous souhaitant un bon voyage, s’en retourna au trot de son cheval, vers sa gentille Élisa et son heureuse demeure.




L’OISEAU MOQUEUR.


C’est aux lieux où le grand magnolia élance sa tige majestueuse, couronnée de feuilles toujours vertes, et décorée d’une multitude de magnifiques fleurs dont l’air est embaumé ; où les forêts et les champs s’émaillent de mille couleurs ; où l’orange d’or embellit les jardins et les bosquets ; où des bignonias d’espèces variées enlacent leurs rameaux autour du stuartia aux blanches corolles, et courent s’épanouir au sommet des grands arbres, entremêlés à des vignes sans nombre qui festonnent l’épais feuillage des bois, et livrent aux