Page:Austen - Orgueil et Préjugé (Paschoud) 2.djvu/228

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texte ; mais, débarrasse de toute contrainte, il passoit sa vie dans l’oisiveté et dans la dissipation. J’entendis à peine parler de lui pendant trois ans ; mais, lorsque le bénéfice qui lui avoit été destiné, devint vacant, je reçus une lettre de Mr. Wikara, qui se mettoit sur les rangs. Il m’assuroit, et je n’a vois pas de peine à le croire, qu’il étoit dans une fort mauvaise position ; il avoit reconnu que la carrière du droit étoit peu lucrative, et il étoit décidé à prendre les ordres, si je voulois le présenter pour le bénéfice, ce dont il n’avoit aucun doute, étant bien assuré que je n’aurois pas oublié les intentions de mon respectable père. Vous ne me blâmerez pas, je pense, d’avoir refusé de céder à cette demande, et d’avoir résisté chaque fois qu’il l’a répétée. Son ressentiment fut proportionné à La détresse où il étoit, et il ne fut sûrement pas plus modéré dans les plaintes qu’il fit de moi aux autres,